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26 août 2013 1 26 /08 /août /2013 01:00

L'anthropologue judiciaire Temperance Brennan se rend au Guatemala pour aider à l'identification des corps des victimes de la guerre civile tuées entre les années 60 et 90. Bientôt, on l'appelle à la rescousse pour travailler sur une affaire en cours, la disparition de plusieurs jeunes filles qui ont peut-être un lien entre elle. Mais Tempe se rend compte que les responsables des massacres de la guerre civile ont un rapport avec cette nouvelle affaire : tout est lié, et elle se retrouve en danger...

 

secrets-d-outre-tombe

 

J'ai lu ce thriller au cours du  Challenge des 1000 il y a une quinzaine de jours : ce fut un choix parfait que ce page-turner !

 

Comme tous les amateurs de séries télévisées, je connaissais déjà Temperance Brennan par le biais de Bones. Je dois d'ailleurs avouer que je n'ai jamais été une grande fan de cette série, que j'ai toujours trouvée un peu molle ; l'héroïne elle-même ne m'a jamais convaincue, trop froide, trop "lointaine". J'avais du coup quelques réticences à lire ce titre, qu'on m'avait prêté : quelle ne fut pas ma surprise de constater que la Temperance Brennan version papier n'a que de vagues liens avec son alter ego télévisé ! Elle n'a rien d'une handicapée sociale, du moins pas dans cet opus, et fait preuve d'un véritable caractère bien trempé et sans concession : en bref, c'est une femme de tête ! Les explications scientifiques et observations anatomiques ne sont pas légion, mais sont toujours extrêment précises et détaillées : on rejoint là la série télévisée et ce que je peux apprécier dans celle-ci ; tant mieux, donc !

 

L'intrigue est bien construite, puisqu'elle révèle les ponts entre la guerre civile, censée être terminée, et le pouvoir en place, dont on se rend compte qu'il abrite encore d'anciens criminels. J'ai aimé le récit à la première personne, qui laisse la part belle aux réfléxions de Temperance et qui se raconte en même temps qu'elle vit cette double enquête.

 

Il s'agit là de la cinquième enquête de Brennan : nul doute que je lui donnerai à nouveau sa chance à l'avenir... peut-être pour un nouveau challenge ?

 

L'avis d'Hanaëlle.

 


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17 août 2013 6 17 /08 /août /2013 09:22

L'hiver est long au Groënland : la coutume veut que les trappeurs se rendent visite, se réunissent et se racontent des histoires qu'ils inventent ou qu'ils ont vécues. Contrairement à ce que l'on pourrait croire, il s'en passe des choses au coeur de l'hiver arctique !

 

vierge-froide.jpg

 

Il est des livres que je n'irais jamais, ô grand JAMAIS, piocher sur un étal de librairie. La Vierge froide en fait partie : encore une fois, je ne peux que saluer la sagacité de mes libraires qui ont vu de suite que ce livre pas comme les autres viendrait égayer mes vacances.

 

Lire un livre mettant en scène des trappeurs danois (vous apprendrez comme moi que le Groenland est un territoire appartenant au Danemark) en pleine chasse à l'ours au Groënland alors qu'on est soi-même en train d'opérer un savant dosage entre bronzage sur le ventre et bronzage sur le dos sur une île grecque, ce n'est pas évident-évident à première vue. De la neige, du froid, des chiens de traîneaux, de la neige, de la gnôle, du vent, de la neige, des trous dans la glace et encore un peu de neige, ça a de quoi faire frissonner même avec 38 degrés sous le parasol.

 

Et pourtant ! L'écriture de Jorn Riel est rafraichissante, justement ! Le ton est loufoque à souhait, et les personnages, des types bourrus en apparence, se retrouvent être pleins d'humour et même romantiques parfois ! Leur quotidien a de quoi effrayer, mais nous tire un sourire grâce au ton détaché de l'auteur : "Ils allumèrent la cuisinière et firent bouillir de la viande. Après ils mirent du thé dans l'eau de cuisson et ils la filtrèrent à travers un bonnet tricoté pour séparer les feuilles de thé et les poils de renne." J'adore !

 

Les nouvelles qui m'ont le plus plu, émue, amusée sont "Le dressage d'un lieutenant", où l'on comprend que les habitudes des trappeurs ne sont pas faites pour être bouleversées, et "De joyeuses funérailles", où celui qui vient de mourir revient de manière complètement folle à la tablée des vivants. On s'en donne à coeur joie en lisant ces racontars !

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15 août 2013 4 15 /08 /août /2013 12:13

Ayant arpenté le Chemin dit "du Nord", qui l'a mené jusqu'à Saint-Jacques-de-Compostelle, l'académicien Jean-Christophe Rufin nous raconte son pèlerinage, par instants religieux, par instants spirituel, mais surtout très personnel. Il nous en révèle les secrets, nous faisant pénétrer dans le quotidien (pas toujours reluisant !) des marcheurs.

 

immortelle-randonnee.jpg

 

Habitant à proximité d'un site connu entre autres comme point de départ du chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, le très joli village de Vézelay, j'ai l'habitude de voir fleurir dans les librairies locales des ouvrages spécialisés sur le sujet. Il n'est pas rare d'ailleurs de croiser sur de petites routes des marcheurs courageux harnachés de leur paquetage, et même une promenade dans le bois juste à côté de chez moi permet de tomber, au détour d'un petit chemin, sur le marquage du chemin, avec des balises stylisées de ce genre :

 

St-Jacques.jpg

 

Ce n'est pas pour autant que l'idée de parcourir un jour ne serait-ce qu'un kilomètre du chemin m'ait un jour effleurée, loin de là ! Mais il est amusant de constater, étant donné la distance impressionnante entre Vézelay et Saint-Jacques, que les marcheurs partis d'ici trouvent dans leur point de départ un sujet de vantardise qu'ils évoquent fièrement jusqu'à l'arrivée. Jean-Christophe Rufin nous explique donc que les marcheurs, plus que des mystiques, sont très souvent des gens arrivés là par hasard, à son image, après une réflexion personnelle plus ou moins poussée, avouée, et qui sont donc très humains : ils se vantent, se plaignent, sentent mauvais et obéissent aux instincts et besoins les plus animaux de leurs corps ! Eh oui, un voyage à pied pendant des jours et des jours a tendance à révéler les défauts de chacun : "Le pèlerin de Saint-Jacques, que l'on appelle un Jacquet, n'est pas toujours pauvre, loin s'en faut, mais il se comporte comme s'il l'était. On peut rattacher ce comportement à l'un des trois voeux qui, avec la chasteté et l'obéissance, marquent depuis le Moyen Âge l'entrée dans la vie religieuse ; on peut aussi appeler cela plus simplement de la radinerie."


Jean-Christophe Rufin n'a pas écrit ce livre pour dégoûter les futurs pèlerins, mais davantage pour partager son ressenti sur un chemin qui l'a surpris, charmé, découragé, métamorphosé. On suit ainsi ses pensées, ponctuées de traits d'humour qui rendent le livre accessibles à tous ; attention, il ne s'agit pas là d'un mode d'emploi, mais bien d'un récit de voyage ! J'en recommande chaudement la lecture, avant de prendre la route, mais aussi tranquillement installé(e) chez soi !

 

 


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10 juillet 2011 7 10 /07 /juillet /2011 17:32

Un jour de promenade au parc Petigros, un mardi plus exactement, la jeune Apolline et son meilleur ami à poils longs, Monsieur Munroe, font la connaissance de Cécilie au parc. Cécilie est visiblement pour Apolline la seule amie de son âge, ce qui explique l'admiration que cette dernière lui voue et qui désespère un peu Monsieur Munroe.

Alors que les vacances se terminent, Cécilie reprend le chemin de l'école. Apolline, qui en a fait la demande à ses parents toujours en vadrouille, va suivre son amie jusqu'à l'école Alice B. Dupont, destinée à faire découvrir aux enfants leur "don spécial". Mais très vite, les petits élèves s'inquiètent : l'école est hantée !

 

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Je n'ai pas (encore) vraiment l'habitude de lire des romans jeunesse : c'était sans compter ma copine-collègue Caroline qui, connaissant mon goût pour la lecture, m'a offert ce joli petit ouvrage à la couverture très soignée et qui, de par les personnages figurant autour du médaillon central, m'amusait déjà avant lecture.

 

Apolline et le fantôme de l'école n'est pas qu'un ouvrage pour les enfants : si les dessins et une histoire amusante et intrigante à la fois sauront séduire les mini-lecteurs, les plus grands trouveront leur compte dans l'esthétisme de l'objet livre et de ses illustrations. Celles-ci, très nombreuses, accompagnent le texte à chaque page et abritent toutes un petit détail bleu.

 

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Apolline est une petite fille intelligente et un peu farfelue...

 

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Mais son ami, Monsieur Munroe, est méprisé par Cécilie qui le prend pour un chien...

 

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Grâce à l'amitié qui se noue entre Apolline et Cécilie, le lecteur apprend à mieux connaître cette dernière et découvre pourquoi elle a tant besoin d'attention : en plus d'être joli et drôle, le livre dispense en plus une belle leçon de partage et de solidarité. Que demander de plus ?

 

Merci à Caroline pour cette franche réussite ! Et mon petit doigt me dit que Caro ne tardera pas à venir un peu plus longuement en ces lieux !

 


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17 juin 2011 5 17 /06 /juin /2011 18:22

Clémence, une jeune fille hyper sensible et aux tendances anorexiques, est internée en hôpital psychiatrique « pour son bien », selon la formule consacrée. Alors qu’elle estime être en état de sortir, Clémence voit cette autorisation lui être refusée : enragée, elle se rebiffe ; elle sera droguée et enfermée dans une cellule d’isolement : plus jamais elle ne parlera.

Quelques années plus tard, Clémence, devenue une jeune femme, mais toujours muette, débute des études de médecine : elle fera en cette occasion la connaissance de Philippe, un jeune homme issu de la bourgeoisie bruxelloise, qu’elle intrigue beaucoup.  Une manifestation qui dégénère les rapproche plus que prévu et Philippe tombe sous le charme étrange de Clémence, qui vit toujours à l’hôpital. S’amorce alors un long chemin entrepris par Philippe pour comprendre Clémence, sa vie et ses douleurs.

 

damnee.jpg


Damnée s’ouvre sur la description de l’institut dans lequel on découvrira ensuite Clémence, avenue du Bout du Monde, comme l’appellent les riverains : drôle de nom, pour une avenue de centre ville, mais qui n’est pas sans évoquer la distance mise entre Clémence et le reste du monde. Cette distance, d’abord subie par l’enfermement tangible de Clémence dans le centre hospitalier, se double ensuite d’un enfermement à un degré plus profond : Clémence, en refusant de parler alors qu’elle en est physiquement capable, se protège des horreurs et des erreurs du monde, mais de toute vraie relation avec ceux qu’elle laisse tant bien que mal l’approcher.


C’est bel et bien la relation naissante entre Clémence et Philippe qui fait l’intérêt essentiel de ce roman : Hélène, Catherine (mais pourquoi ce « Nathalie » sur la quatrième de couverture ?) et Diego ne sont que des personnages secondaires, presque des fantômes, tant la relation intime de Philippe et Clémence semble profonde. Les autres ne sont finalement que des hommes et des femmes ordinaires, dont la compréhension et l’empathie ne sont pas amenés à leur paroxysme. C’est d’autant plus amusant et paradoxal quand, à la fin du roman, l’auteur nous apprend ce que sont devenus les personnages, notamment Diego et Hélène ! Clémence a été, et restera, une héroïne presque tragique.


Damnée est un roman profondément humain et soutenu par un style foisonnant, multiple et poétique. L’écriture d’Isabelle Robert, qui signe là son premier roman, m’a portée souvent, émue parfois. Je n’ai qu’un petit, tout petit bémol à relever : les productions écrites par Clémence, poèmes et réflexions, distillées entre les chapitres, m’ont moins plu.

 

Je souhaite toutefois à Damnée et à son auteur une belle diffusion et une reconnaissance méritée, à la hauteur du travail d’écriture et de l’émotion ressentie à la lecture : voilà un livre que j'ai reçu grâce au site des Agents littéraires, qui font en sorte de faire mieux connaître "des livres peu médiatisés", comme le dit si bien leur devise... Vous pouvez retrouver mon article en cliquant ici, sur leur site !

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16 mai 2010 7 16 /05 /mai /2010 19:53

Parmi les bloggeuses se cachent des amies de longue date, que je connais depuis le collège, le lycée ou la prépa. Elles me connaissent bien et connaissent mes réticences en matière de lecture, la plus ancrée de celles-ci étant la série des Harry Potter par l'anglaise J.K. Rowling. Sa sortie en France a coincidé avec le début de mon adolescence, époque à laquelle je considérais que ces livres ne pouvaient intéresser que mon petit frère... Douze ans ont passé, et le peu d'envie de le lire s'est changé en boycott général de tous les tomes et des films correspondants. Dreamfromnowhere a longtemps essayé de me convaincre : quelle patience ! Vint le temps des blogs littéraires, des challenges en tous genres, et le Challenge (Re)Reading HP organisé par Cachou et The Bursar ne m'avait pas tentée, jusqu'à ce que cette dernière me colle dans les bras le premier tome en VO déniché à prix modique chez Boulinier. Je me suis laissée convaincre, d'autant que j'avais envie de me remettre à lire en anglais dans le texte.

Ainsi, j'ai donc lu plus exactement Harry Potter And The Philosopher's Stone !

 

philosophersstone.jpg


"Bon, vas-y, dis-nous plutôt de quoi ça parle !"

Âgé d'une dizaine d'années, Harry Potter vit chez son oncle et sa tante, les Dursley. Son cousin Dudley lui mène la vie dure en l'embêtant sans arrêt ; de toute manière, il dort dans le placard sous l'escalier et les Dursley sont loin d'être aimables avec lui. Mais à l'aube de son onzième anniversaire, Harry apprend que ses parents étaient des sorciers renommés et qu'il est lui-même destiné à le devenir : un géant, Hagrid, vient le chercher et le conduit à l'école de Hogwarts (Poudlard en VF).

Avec ses nouveaux amis apprentis sorciers, dont Ron Weasley et Hermione Granger, Harry apprend à composer des potions, à transformer des objets, à voler en balai... Mais, parmi ses professeurs, Severus Snape (Rogue en VF) semble lui voeur une haine tenace, et Harry le soupçonne vite de vouloir dérober de grandes richesses pourtant bien gardées à Hogwarts. Les trois enfants vont mener leur enquête, à leurs risques et périls...

En écrivant ce résumé, je me rends compte que j'ai oublié des tas d'éléments : le Quidditch, Voldemort, Dumbledore, Malfoy... Mais, étant donné que je dois être une des dernières converties de France et de Navarre, subodorons que vous savez tous de quoi je parle, et ne nous apesantissons pas sur le résumé.

Je dois avouer que mes réticences étaient infondées : jamais je ne me suis ennuyée, jamais je n'ai pensé que ce livre n'était fait que pour les enfants. Peut-être que la lecture en VO a joué dans la balance : aurais-je trouvé que le livre en français était trop "gamin" ?

En attendant, j'ai adhéré à l'atmosphère, à l'ambiance dès le début : la vie rude que mène Harry chez les Dursley m'a fait penser à Cendrillon, au Vilain petit canard et à Poil de Carotte, tout cela dans un style que n'aurait pas renié Roald Dahl. Dudley est une tête à claque insupportable, et l'on ne peut qu'être en empathie avec le petit Harry. On adore détester les parents, caricaturaux au possible.

L'irruption du merveilleux, que l'on avait déjà supposé dès les premières pages avec le mystérieux chat et la moto volante d'Hagrid, se fait réellement grâce aux nombreuses lettres envoyées à Harry et à l'arrivée d'Hagrid, qui embarque Harry avec lui. Ensuite, on en prend plein les yeux, dès les emplettes réalisées pour Hogwarts : baguette magique, chouette, tenue... Le plus éblouissant, c'est le faste de l'accueil à l'école, dans le hall : on s'imagine une salle énormissime, richement décorée, et j'ai hâte de voir ce que ça peut rendre en film !

J.K. Rowling a su créer un univers complet, avec ses rites, son décor, ses habitants et a réussi à nous rendre l'ensemble attachant. On a tant envie de gifler Malfoy, on frémit à l'idée que le professeur Mc Gonagall surprenne les enfants qui mènent leur enquête, notre coeur se serre quand Dumbledore raconte son histoire à Harry, on déteste Snape qui semble en vouloir à Harry... Et pourtant, mes onze ans sont loin ! Je crois que je vais rejoindre d'un bon pas le clan des lecteurs d'Harry Potter... Bientôt, je regarderai le premier film, histoire de me faire une idée sur les personnages que j'idéalise sûrement.

Mon article n'est pas des plus développés : veni, vidi, vici. Maintenant que j'ai mis un pied dans l'univers HP, m'est avis que je prendrai plaisir à lire les suivants ! Malfoy l'affreux jojo grandira-t-il pour devenir encore plus bête et méchant ? Voldemort prépare-t-il sa vengeance ? Le crapaud de Neville se fera-t-il encore la malle ? Que de questions !

 


-Re-Reading-HP-logo.jpg J'ai donc commencé mon challenge Reading HP avec ce billet ! Je fais partie de la team Severus, menée par The Bursar : je suis 

sûre que je vais apprendre à apprécier Snape...

 

 

 

 

 

 


 

FantasypourlesnulsEt j'en profite pour avancer dans le challenge de Craklou : c'est le quatrième ouvrage de fantasy que je lis cette année !

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18 janvier 2010 1 18 /01 /janvier /2010 13:33
Voici aujourd'hui la première lecture en partenariat pour cette année 2010 ! Commençons les festivités avec un roman reçu grâce au site Livraddict et aux éditions du Masque.

J'imagine que les éditions du Masque, pour vous comme pour moi, c'est surtout ça :
http://www.bibliosurf.com/local/cache-vignettes/L397xH203/le_masque-448fa.jpg
Ce petit loup associé à une plume, tout cela sur une couverture jaune, a marqué des générations et des générations d'amateurs de policiers. Ce temps est révolu !

Maintenant, le Masque, c'est aussi cela :

L63337.jpg

Autrement plus graaou, non ? Saluons la modernité retrouvée des éditions du Masque !
Le logo, en bas à gauche, est très sobre : quant au petit masque, il a tout bonnement disparu... Mais ça, ma bonne dame, c'est triste.

"Bon, vas-y, dis-nous plutôt de quoi ça parle !"

Sous le règne de Tibère, les jeux d'argent et les combats de gladiateurs ont été interdits. Toutefois, dans d'infâmes tripôts, les voyous et les ripoux parient encore sur des jeux clandestins. Ce sont plusieurs meurtres, orchestrés de façon identique (chaque cadavre garde dans sa bouche une obole pour payer le nocher Charon lors de son trajet aux Enfers), qui vont mener le prétorien Kaeso à enquêter dans ces sordides tavernes. Toujours suivi de Io, son léopard un peu taquin mais aussi impressionnant, et aidé de Caligula, Kaeso doit faire face à une menace diffuse qui plane sur lui, émanant d'un vieil ennemi...

J'avoue avoir sauté sur l'occasion de découvrir ce livre, étant fan de policiers en tous genres et de formation Lettres Classiques ; ce livre réunissait tous les arguments pour me plaire.

Kaeso est prétorien. C'est un homme beau et musclé. Il a de l'humour, sait être taquin ; il aime sa mère et entretient de nombreuses amitiés avec des gens très différents. Et c'est un amant fougueux... Est-ce donc un homme parfait ? On dirait bien ! Mais il m'est surtout apparu comme un stéréotype ambulant de l'Homme, le vrai, le fort, le tatoué. C'est d'autant plus frappant que Kaeso évolue dans un milieu dans lequel on trouve beaucoup d'hommes homosexuels, qui sont eux aussi caractérisés par des caractéristiques assez cadrées : ils ont des visages quasi féminins, des
cheveux jusqu'à la taille et des corps androgynes. Chez ces dames, ces disctinctions physiques sont moins marquées, en revanche. On les dirait plutôt définies selon des types : la mère intelligente, aimante et compréhensive, la mère indigne, vacharde et bruyante, la cousine allumeuse mais gentille et pas si bête...

Pourtant, malgré ces personnages que l'on dirait peu évolués, l'histoire est intéressante. Nous voilà plongés au coeur de la Rome antique, à l'époque de Tibère : c'est une occasion de réviser les fonctions politiques et militaires chez les citoyens romains ; les différentes nationalités qui se côtoient font de la ville de Rome un carrefour de civilisations extrêmement riche. Quant aux relations maîtres et esclaves, on voit dépeintes toutes les situations possibles et inimaginables.
L'auteur nous présente également un Caligula jeune et encore bien sous tous rapports...

L'intrigue vaut la peine de s'y pencher également : l'histoire des jeux à Rome est pleine de rebondissements et on se trouve ici dans la situation délicate où il faut veiller à ce que, ces jeux ayant été interdits, on n'en n'organise pas sous le manteau. Se pose la délicate question de savoir qui possède le pouvoir dans les quartiers mal famés dans lesquels les gardes et la milice ne peuvent pénétrer. Ajoutez à cela ces meurtres étranges, et les cadavres tous retrouvés avec une obole en bouche : l'histoire est donc touffue, mais jamais confuse.

On termine sur un point qui m'a désarçonnée et que j'aimerais souligner : je n'ai pas le souvenir d'avoir jamais lu de scènes érotiques dans un livre du Masque. Or, ce livre en contient quelques-unes, et pas des moindres : simple fessée de Kaeso sur sa cousine (celle-ci a plus de vingt ans...), rapport musclé entre Kaeso et une gladiatrice, sensualité de la mère de Kaeso et de son amant, multiples rapports des prostitués mâles et de leurs clients... Alors, oui, je veux bien, mais prévenez-nous ! Même sur la quatrième de couverture, ce n'est que peu clair (comment ça, la couverture aurait du m'alerter ?) : moi qui faisais de la pub à mes élèves en leur disant que j'étais en train de lire "un policier en pleine Rome antique dont je vous dirai des nouvelles", je crois que je m'abstiendrai...

Mon avis est donc en demi-teinte ; j'avoue
quand même être curieuse de suivre les aventures de Kaeso, qui m'ont pendant quelques jours permis de m'imaginer à Rome ! D'ailleurs, Cristina Rodriguez a dépeint une ville qui m'a semblée proche de celle que l'on pouvait voir grâce à la série Rome. Les fans de la série liront sans problème le roman !

Merci encore aux éditions du Masque et à l'équipe Livraddict !

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2 janvier 2010 6 02 /01 /janvier /2010 19:44
Quand j'ai vu ce livre dans une liste de partenariats proposés par l'équipe de Livraddict, je n'ai pas hésité longtemps. J'aime les romans ésotériques, et le résumé de celui-ci m'avait alléchée. Je crois que la couverture et le titre, un peu trop dramatique, auraient du me freiner un peu...

http://www.renaud-bray.com/ImagesEditeurs/PG/1034/1034432-gf.jpg
"Bon, vas-y, dis-nous plutôt de quoi ça parle !"

Au Louvre, les spécialistes s'activent : il s'agit de préparer une exposition dédiée au génie Botticelli. Vingt ans plus tôt, une toile du maître avait été dérobée : ce vol avait entraîné le suicide du conservateur, desespéré. Sa fille, Marie-Nadège, qui a pris sa succession au musée, continue, avec ses amis, à chercher la vérité : Samantha cherche de l'aide grâce au spiritisme, l'inspecteur Guy-Thomas enquête, l'infirmière Gloria se tourne vers un jeune autiste savant qui semble perturbé par les toiles de Botticelli... De nombreuses routes se croisent et convergent vers une vérité difficile à imaginer.

L'idée de départ est terriblement séduisante : la période de la Renaissance m'intéresse beaucoup, même si j'avoue humblement mon ignorance à ce sujet. Du coup, les diverses informations disséminées au fil du livre à propos de Botticelli, de la Renaissance, de Florence sont souvent intéressantes. En revanche, j'ai trouvé dommage que l'auteur ait choisi d'inventer des toiles de Botticelli : en faisant tourner son livre autour de toiles existantes, l'intrigue aurait pu être plus riche, à l'image de ce que fait Dan Brown dans ses ouvrages en faisant référence à des oeuvres existantes.

Malgré la richesse du scénario, je n'ai pas été touchée par cette lecture. Pire : j'ai souvent ri ou déploré des passages un peu trop niais. C'est un détail, mais le choix des prénoms m'a fait rire dès la première page, lorsqu'on découvre Kristin, Samantha et... Marie-Nadège. Les Français ont d'ailleurs des prénoms composés : on découvre aussi Pascal-Léon et Guy-Thomas. L'Italien s'appelle Tonio, le Russe Slovad : on ne risque pas de les confondre.
Ce pourrait rester anecdotique si le style dépassait ce choix hasardeux, mais là encore, j'ai du mal à comprendre les vaines tentatives d'humour et les détails qui tuent donnés par l'auteur par-ci par-là. Le sujet est sérieux, et tomber sur des perles de ce genre décridibilisent tout le reste. Voici, en vrac, quelques phrases que j'ai soulignées parce qu'elles ont ôté aux pages que je lisais tout sérieux :

- Et toi, tu as toujours baigné dans le milieu de l'art ? lui demanda-t-il alors qu'ils attaquaient leur couscous-merguez.
- Non. [...] Mes parents ont un haras près de Fribourg [...]. J'adore monter à cehval. Surtout à l'aube, quand la brume noie les sentiers dans la ouate.

Slovad retira la main qu'il remontait le long de la cuisse de Gloria lorsque leur fille arriva en courant.
- Dis, maman, c'est quoi une pute ?

Slovad Tourgueniev entra dans le petit local au moment où un grand Noir - une force de la nature - prenait place devant Rolande Monceau, l'institutrice aussi sympathique qu'un chorizo oublié pendant un siècle dans le garde-manger.

Samantha avait ses habitudes, lorsqu'elle séjournait à Madrid. "Je n'ai rien contre la pauvreté, mais lorsque j'ai le choix, j'ai un petit penchant pour le luxe", aimait-elle à répéter.

Voilà. Ca se passe de commentaires ! Cette lecture restera donc pour moi une grande déception.
Toutefois, je remercie l'équipe de Livraddict et les éditions Michel Lafon pour l'envoie de ce livre, qui aurait pu être une belle découverte...


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24 septembre 2009 4 24 /09 /septembre /2009 19:09
C'est aujourd'hui grâce à Fashion que je vais parler sexe sur mon blog... N'allez rien croire d'inconvenant, je me suis contentée de lire et d'apprécier un livre gagné il y a peu sur son blog, ici.
Mon facteur, dont j'ignore tout et dont je ne sais même pas d'ailleurs si c'est un homme, m'en a déposé un autre en boîte, appelé Marcel...


Eh oui, il y a apparemment des femmes qui dorment seins nus assises contre un coussin avec un pull sur les épaules. Que celle qui ne l'a jamais fait me jette le premier commentaire !

"Bon, vas-y, dis-nous plutôt de quoi ça parle !"

La narratrice, prof de lettres, nous raconte l'histoire de Marcel, son... facteur, comme le titre l'indique si bien. En remontant jusqu'à son enfance, elle fait le portrait d'un homme touchant, au coeur gros comme ça mais pourtant malheureux en amour. Sa timidité le met à la merci de femmes qui profitent de lui ou de clients qui abusent de sa générosité. L'histoire se termine quand la narratrice déménage, tout comme Marcel.

Ca ressemble à une histoire vraie... La dédicace du livre et la fin me laissent penser que ce Marcel existe et que, même si Françoise Rey a romancé sa vie, ce doit être un homme en or. Plus qu'un livre érotique, ce livre est un portrait doux, tendre, vrai de ce Marcel qui s'est confié à elle. J'ai beaucoup apprécié que la narration soit à la 2ème personne du singulier : on a l'impression que Marcel est à nos côtés et qu'il assiste, rougissant, à la représentation de sa vie avec des mots qu'il a lui-même beaucoup de mal à manier.

On saura tout de ce Marcel, en partant de son enfance à la ferme, en pleine campagne, sans véritable ami de son âge mais entouré de grands frères ou camarades, ou de ses bêtes. C'est ainsi qu'il fait lui-même son éducation sexuelle, à grands renforts de revues érotiques piquées en douce aux frangins. Mais les rapports aux femmes sont inexistants : Marcel a déjà dépassé l'âge ingrat lors de son premier baiser, et attend le permis pour s'offrir les services d'une prostituée et enfin devenir un homme... ce qu'il n'arrivera pas à faire ce jour-là.
S'il est maladroit avec les mots, ce Marcel, impuissant à concrétiser avec une femme, il s'accomplit en rêve, et plutôt deux fois qu'une. Il parvient un jour à passer à l'acte avec une femme, mais ce ne sont que des passades, de bonnes filles de la campagne aux cuisses hospitalières, pas regardantes sur la qualité et la quantité de partenaires...
Et quand une fille de la ville lui tape à l'oeil, elle le fait tourner en bourrique. Françoise, la narratrice, assiste à cette relation destructrice, peu épanouissante, et décrit un Marcel toujours dans l'excès : trop amoureux, trop gentil, trop dévoué, il se fait toujours avoir...

Alors oui, on assiste à quelques scènes de jambes en l'air, où l'on apprend que Marcel a été assez gâté par Dame Nature du côté de l'entrejambe, ou à des performances solitaires de Marcel : parfois cru, le vocabulaire choisi n'est jamais choquant. Et même si on sourit (oui, personnellement, ça me fait sourire, rien de plus), ce n'est pas cet aspect-là que je retiendrais ma lecture. Qu'est-ce que cela veut dire ? Ai-je tout raté ? Ai-je tout compris ? Allez savoir...

P.S : Ne comptez pas sur moi pour faire une blague sur le fait que Mme Rey écrit des livres de fesses. Non, c'est vraiment pas mon genre.
Re-PS : Ca y est, je crois que je vais exploser le compteur de visites sur mon blog, avec tant de mots cochons...
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