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11 novembre 2013 1 11 /11 /novembre /2013 16:19

lafemmeparfaite.jpg

 

Avec ce titre volontairement provocateur, les soeurs Girard opèrent une oeuvre de salut public en s'adressant à nous, les femmes "imparfaites".

 

Des "connasses", on en connaît toutes. Telle Bree Van de Kamp, le côté psychopathe en moins (quoique), elles passent leurs journées à cuisiner mais se nourrissent exclusivement de salade verte, savent ne pas faire mourir des plantes vertes en moins de trois jours, ont toujours un intérieur impeccable et, surtout, sont les reines des petites phrases qui, l'air de rien, nous renvoient à notre propre incomplétude. CONNASSES.

 

La femme imparfaite, elle, chante à tue-tête des chansons (débiles, si possible), ne mange pas cinq fruits et légumes par jour, envoie des textos bourrée qu'elle regrette le lendemain ou à la seconde même, et est d'ailleurs vite (et souvent) bourrée. 

 

On pourra résumer le combat éternel entre la connasse et l'imparfaite grâce à ce sketch où  Florence Foresti, parodiant Bref, se mesure à Melissa Theuriau !

 

 

 

 

Mais ce guide, si tant est qu'on puisse l'appeler ainsi, est surtout un recueil enjoué de nos petits et gros défauts, à propos desquels il vaut mieux rire que pleurer ! On aimera du coup remarquer qu'on n'est pas les seules à ne pas connaître toutes les paroles des chansons qu'on baragouine en anglais, à échafauder des stratégies pour tenir un régime... J'ai d'ailleurs beaucoup ri à la théorie du "foutu pour foutu" selon laquelle, dès qu'on fait une entorse à un pseudo-principe de vie, autant y aller à fond !

 

A vous toutes, mes amies imparfaites, que j'aime justement pour toutes ces raisons !

Mais n'oubliez pas, on est toujours la connasse de quelqu'un d'autre !


 

Merci, ma Caro chérie, pour ce cadeau ! Tu n'es pas une connasse !

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5 novembre 2013 2 05 /11 /novembre /2013 17:50

Catherine, étudiante en cinéma, partage sa vie sentimentale entre Jack, son petit ami militant politique, et Marcus, son prof de ciné sur lequel elle fantasme assidûment. Ainsi, quand Jack lui demande de faire une pause, Catherine, mortifiée, mise tout sur Marcus... Elle fait la connaissance d'Anna, qui lui raconte entretenir avec lui une liaison sexuelle fétichiste très particulière. Charmée par Anna, qu'elle juge libre et décomplexée, Catherine va commencer une chaude incursion dans un milieu très fermé, la Juliette society, au risque d'y laisser la vie.

 

juliette.jpg

 

La jolie couverture de Juliette society est bien loin de nous laisser présager ce qui se cache derrière. En revanche, le nom de Sasha Grey devrait faire tilter quelques amateurs éclairés : voilà un roman pornographique écrit par une star du porno qui, si elle a quitté le milieu à 21 ans, traîne derrière elle une image très sulfureuse. Si vous le désirez, des sites spécialisés vous renseigneront à son sujet...

 

Le roman tire son nom de l'héroïne de Sade, que l'on rencontre dans Les Prospérités du vice. D'ailleurs, si je ne suis jamais vraiment venue à bout d'un roman de Sade, perdue par les digressions philosophiques alors que je n'y cherchais que les scènes sexuelles, j'ai bien failli me noyer dans Juliette Society. Loin de moi l'idée de douter de l'intelligence de miss Grey, celle-ci gérant sans doute sa carrière de main de maître(sse), mais elle étale littéralement sa science dans un roman que l'on n'achète clairement pas pour cela : prenant le prétexte d'une étudiante en cinéma, le name-dropping peut commencer : Freud, Kinsey, Godard, Bunuel, Cassavetes, André Bazin, Orson Welles... J'en passe et des meilleures. Le livre entier est construit sur un réseau de références entre les personnages et ceux, mythiques, des chefs-d'oeuvre de la littérature ou du cinéma. C'est amusant au début, et très lassant à la fin.

 

Qu'en est-il du sexe, me demanderez-vous ? Là, l'auteur peut se targuer d'en connaître des kilomètres (sans mauvais jeu de mots). Scènes fétichistes, détours par les bas-fonds et les perversions les plus inavouables... Tout y est. Les passages évoquant des relations charnelles entre Catherine et Jack sont loin d'être soft.

 

Et pourtant ! Si, en effet, certaines scènes peuvent largement renvoyer au placard tous les Fifty Shades et leurs erzasts, il est éminement regrettable que les digressions reprennent sur le sujet ! Je dois avouer qu'un chapitre entier pour défendre le mot foutre plutôt que jute, ça me file la nausée...

 

Quant à l'intrigue, si je vous dis qu'elle est cousue de fil blanc, je n'étonnerai personne...

 

Merci toutefois au Livre de poche grâce auquel j'ai gagné ce livre à l'occasion d'un concours organisé sur Twitter !

Et regarde, public, j'ai même reçu une édition dédicacée !


americains 2653

 

Cet article est publié à l'occasion du Premier Mardi, c'est permis chez Stephie !

 

mardipermis

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20 mai 2011 5 20 /05 /mai /2011 10:30

Chargée d'une enquête sur une sombre histoire de trafic d'argent sur des comptes à l'étranger, Jeanne Korowa n'est pas passionnée par ses dossiers du moment. Il faut dire qu'elle est davantage centrée sur ses histoires de coeur, et sur ce salaud de Raphaël qui ne la rappelle pas. Profitant de ses pouvoirs de juge d'instruction au barreau de Paris, elle met sur écoute le bureau du psy de Raphaël pour l'entendre s'épancher et savoir s'il parle d'elle... mais voilà qu'elle succombe à la douce voix du psychiatre, qu'elle ne connaît ni d'Eve ni d'Adam...

En parallèle, son collègue François Taine, juge d'instruction lui aussi, se voit chargé de l'enquête sur des meurtres particulièrement violents commis sur des femmes retrouvées éventrées et dont l'assassin accomplit des rituels mystérieux en dévorant leurs organes... L'affaire, plutôt que de dégoûter Jeanne, l'intrigue, et elle se lance bientôt aux côtés de Taine pour découvrir l'ignoble vérité.

 

foret_des_manes.jpg

 

Après le succès de  Miserere, lu et particulièrement apprécié il y a quelques mois, j'ai profité d'un week-end ensoleillé pour tirer de ma PAL ce thriller du même auteur, dans le titre duquel le mot mânes m'avait séduite : pour les Romains de l'Antiquité, les Mânes étaient les esprits des morts qui devaient être régulièrement honorées afin qu'ils ne reviennent pas perturber les vivants.

 

Point de Romains dans les parages, mais l'intrigue s'exporte dans la deuxième partie du livre en Amérique du Sud, à la poursuite de ce tueur cannibale qui sème les morts féminines derrière lui.

Si la première partie, concernant les diverses enquêtes sur les scènes de crime parisiennes, m'a plu, réveillant encore chez moi ce goût pour les thrillers assaisonnés à la sauce glauque, la deuxième m'a un peu lassée : l'Amérique du Sud n'est pas un territoire qui me fascine tant que ça, et pister le tueur présumé au fin fond de régions humides et peu civilisées pour certaines, très peu pour moi.

 

D'ailleurs, Jeanne a de quoi énerver : célibataire dépressive, elle ne vit que de thé, de riz blancs et d'anti-dépresseurs qu'elle avale à la chaîne. Son attachement à des hommes dont elle sait qu'ils ne la rendront pas heureuse a de quoi toucher, et sa détresse émeut, mais Jeanne m'a agacée dès le premier pied posé en Amérique du Sud, elle qui parle justement espagnol à la perfection (au point d'être capable de prendre l'accent des diverses contrées qu'elle traverse) et qui a justement encore visité tout le continent en question quelques années auparavant. De plus, la scène dans le cimetière ne cadre absolument pas avec le reste du personnage, à mon sens.

 

Pourtant, je suis restée accrochée jusqu'à la fin, voulant connaître coûte que coûte l'identité du meurtrier, puisque l'auteur m'avait conquise par la mise en scène des crimes. Il se trouve que j'avais trouvé (pour une fois !) l'identité du coupable : elle a de quoi surprendre ! En revanche, la toute fin du livre arrive trop brusquement, sans que l'on soit fixé sur le sort de l'héroïne : là, je n'adhère plus... Ma lecture m'aura donc moins convaincue que celle de Miserere

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20 janvier 2011 4 20 /01 /janvier /2011 10:45

Quand l'organiste de l'église qu'il fréquente régulièrement est retrouvé mort, allongé dans une mare de sang, Lionel Kasdan, flic à la retraite, décide de reprendre du service. L'affaire s'étoffe bientôt lorsque les analyses révèlent que la victime serait morte de douleur et que les empreintes de pas trouvées sur la scène de crime s'avèrent être des empreintes d'enfants... Kasdan se voit rejoint par Cédric Volokine, enquêteur à la Brigade des Mineurs et spécialiste des cas de pédophilie, qui voit dans ces traces de pas la possible marque d'une histoire de vengeance. Mais Kasdan et Volokine se retrouvent entraînés dans les méandres d'une organisation bien plus complexe que ceux qu'ils sont en mesure d'imaginer...

 

couv-grange-miserere.jpg

 

Six ou sept ans s'étaient sûrement écoulés depuis ma dernière lecture d'un Jean-Christophe Grangé, mais il ne m'a pas fallu plus d'une vingtaine de pages pour retrouver l'ambiance si particulière aux romans de l'auteur.

Le tableau commence déjà en la personne de l'enquêteur principal, Lionel Kasdan : présenté comme un Arménien d'une soixantaine d'années, au visage buriné et marqué par les stigmates de ses expériences passées en tant que flic et militaire, il n'est pas sans évoquer au lecteur le choix de Jean Reno, qui incarnait au cinéma le héros des Rivières pourpres, premier succès de Grangé.

Le roman dévoile au fur et mesure de l'avancée de l'enquête des parts sombres de la vie passée de Kasdan : d'abord présenté comme un veuf bien débarrassé de sa femme qu'il n'aimait plus, il apparaît finalement comme traumatisé par les circonstances de la mort de celle qui fut son épouse pendant des années ; si on le voit en parallèle en prise avec les souvenirs de sa carrière militaire, qui consistent en des flashs ou des rêves violents de massacres, on finit par comprendre qu'il n'en fut pas l'instigateur mais une victime indirecte.

De la même manière, Volokine lui aussi révèle un profil particulier : la première scène dans laquelle il apparaît le montre en prise avec ses démons intérieurs puisqu'il lutte contre le manque d'héroïne en cure de désintoxication.

 

Ainsi, Volokine, flic surdoué, beau mec, junkie en rémission, et Kasdan, vieux flic torturé et hanté par des souvenirs traumatisants, s'associent pour mener une enquête tout sauf officielle et usent de méthodes pas toujours recommandables.

Le meurtre de l'organiste, problème inaugural du roman, est vite suivi d'éléments problématiques qui confèrent à l'enquête un tour effrayant : la cohorte d'enfants tueurs qui officieraient en costumes en vogue à l'époque de la Seconde Guerre Mondiale m'a plus d'une fois donné des frissons... Plus l'enquête avance, plus l'ensemble se corse, sans jamais toutefois tourner au ridicule. On avance et on s'enfonce dans la complexité, dont l'acmé se révèle être l'implication possible d'anciens nazis responsables de tortures en Amérique du Sud et qui seraient venus perpétuer leurs horreurs en France.

 

Les 635 pages de l'édition de poche de Miserere m'ont tenue en haleine plusieurs jours ; j'étais heureuse, attachée à Volokine et aux affres d'une enquête terrible, que le livre ne soit pas plus court (même si la fin ne m'a pas autant convaincue que le reste)...

 

Par ici, les avis de Stephie et Miss Alfie.


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21 août 2010 6 21 /08 /août /2010 01:30

Par une glaciale journée d'hiver, on retrouve dans la chapelle d'une abbaye les corps de deux bonnes soeurs, roués de coups, le crâne fracassé. L'une d'entre elle vit encore faiblement. A cette affaire sordide (qui oserait s'attaquer à des religieuses ?) s'ajoute la découverte d'un corps de femme décharné, marqué de terribles lésions et auquel il manque les quatre membres, tous sectionnés. L'inspectrice Jane Rizzoli et Maura Isles, légiste surnommée la Reine des Morts, prennent les deux affaires en charge, essayant de faire le lien entre elles. Mais l'on dépasse vite le cadre d'un "simple" tueur désaxé : les deux femmes de tête suivent une piste bien plus complexe, qui les mène à un complot soigneusement ourdi et consciencieusement tenu secret par les hautes sphères financières mais aussi humanitaires.

 

reine.gif

 

Tess Gerritsen a déjà eu sa place ici avec trois ouvrages : Mauvais Sang,  Le Chirurgien et  Mephisto Club. On retrouve ici l'inspectrice Jane Rizzoli, toujours aussi rude et handicapée des sentiments : à peine lancée dans une relation avec l'agent Dean, à distance qui plus est, elle qui se demande déjà si leur histoire vaut la peine se découvre enceinte.  Dans cette enquête prenante et qui nécessite la mobilisation de toute l'attention de l'inspectrice, celle-ci va devoir également faire face à son histoire, ses désirs d'avenir et affronter ses propres démons, qui lui semblent mille fois plus insurmontables que les embûches de son enquête.

Maura Isles, le médecin légiste, doit elle aussi affronter ses sentiments alors que son ex-mari, perdu de vue depuis trois ans, fait son grand retour, fleur au fusil. Mais là où l'on trouve intéressantes les circonvolutions de Rizzoli, en plein doute, Isles est difficile à suivre et touche parfois au ridicule dans des scènes dignes des plus grands Harlequin, entre "je suis forte et je déteste mon ex", "je dois être forte et ne pas lui montrer qu'il me fait vibrer de désiiiiiiiiir" et "on a forniqué toute la nuit, les draps s'en souviennent comme chantait l'autre, mais je fuis cet amour impossible parce que c'est quand même un sacré fourbe et c'est pas pour rien qu'on a divorcé". Gné.

 

A côté de cela, l'enquête tient la route, sans arriver toutefois au niveau de l'affaire de Mephisto Club. Dès qu'un thriller, prometteur au début pourtant, met au jour une affaire politique aux relents de complot financier, mon intérêt s'éteint. Un Gerritsen de plus dans ma bibliothèque, mais qui n'a décidément rien d'inoubliable.



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23 juillet 2010 5 23 /07 /juillet /2010 15:00

Alors qu'il n'a que deux ans, un petit garçon profite d'une porte ouverte chez lui en pleine nuit pour aller crapahuter dehors : il trouve refuge au cimetière voisin... Si la porte est ouverte chez lui, c'est qu'un tueur, nommé le Jack, est venu assassiner sa famille : constatant la disparition du bébé, il se lance à sa poursuite. Mais le petit est recueilli par des fantômes qui le soustraient à la violence du tueur ; deux d'entre eux, Mr et Mrs Owens, décident de l'adopter et l'appellent Nobody. Nobody Owens grandit donc en tant que libre citoyen du cimetière, en apprenant les pouvoirs des fantômes grâce à divers professeurs. Mais le Jack n'a pas dit son dernier mot et est bien décidé à achever sa tâche...

 

owens.gif

 

La quatrième de couverture présente ce roman comme un roman "enchanteur, noir, magique, tendre et profond". Je vais avoir du mal à faire mieux, et loin de moi la prétention d'essayer. Ce livre m'a enchantée de la première page à la dernière, depuis la rencontre du petit Nobody à deux ans jusqu'à ses quinze ans à la fin.

 

Entouré de ses parents, son tuteur et ses amis défunts, Nobody n'est pas perdu : tous décédés depuis des lustres, ils ont le charme désuet que l'on trouve en regardant de vieilles photos ou en s'imaginant les vivants des siècles qui nous ont précédés. C'est amusant, à chaque défunt fantôme croisé, de lire entre parenthèses ses dates de naissance et de décès et son épitaphe.

Jamais morbide, le ton est toujours poétique, délicat et touchant. Tout le monde est prévenant envers le petit Nobody, et ses relations avec les autres toujours fondées sur un grand respect mutuel. Silas, le tuteur, est à la fois mystérieux et attentif à la croissance et au développement de Nobody, mais l'amitié entre Nobody et la petite Scarlett, qui habite près du cimetière, m'a convaincue. En plus du reste, on fait le plein de tendresse...

 

Et il s'en passe, des choses : entre les goules maléfiques, les Jack qui veulent à tout prix la peau de Nobody, Lizza la sorcière taquine, la Dame sur son cheval, les terreurs de l'école Mo et Nick, Nobody a fort à faire. On ne s'ennuie jamais ; si les épisodes avec les goules et la Vouivre m'ont moins plu, j'ai apprécié le livre dans son ensemble en ayant l'impression de le lire comme je lisais étant petite, en me faisant une joie de lire, chaque soir, un chapitre d'une histoire passionnante.

D'ailleurs, quand je l'ai terminé, j'avais très envie de le relire déjà, alors que je ne l'ai jamais fait auparavant... Pire encore, je n'avais aucune envie de le prêter mais plutôt de le garder pour moi comme un trésor...

 

Pour parachever le tout, des illustrations soignées (pas vraiment mon style, mais quand même) signées Dave McKean.

 

http://media.paperblog.fr/i/244/2449947/letrange-vie-nobody-owens-neil-gaiman-L-5.jpeg

 

Des tas d'autres avis chez les bloggeurs qui l'ont découvert avant, parfois dès sa sortie : El JC, Frankie, Lexounet, Emma, Lulu, Lasardine, Heclea, Resmiranda, Esmeraldae, Edelwe, Tiphanya, Lou, Ori, Leiloona, Clarabel, Lyra Sullivan, Cachou, Fashion... 

 


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20 novembre 2009 5 20 /11 /novembre /2009 10:29
Avec Blog-O-Book, Ulike et Chez les filles, Livraddict est le quatrième site partenaire grâce auquel je reçois parfois des livres à peine sortis en librairie en acceptant simplement en retour de les chroniquer. Je vous invite de bon coeur à vous rendre sur Livraddict, site sur lequel vous retrouvez un forum de plus en plus animé, un blog et un outil qui en réjouira plus d'un, Bibliomania !

Pour aller y faire un tour, c'est par ici :



Venons-en au livre qui nous intéresse aujourd'hui : il s'agit d'un thriller par un auteur colombien...


"Bon, vas-y, dis-nous plutôt de quoi ça parle !"

A Bogota, un cadavre est découvert sur les rives du Sisga : il est crucifié et empalé. Victor Silanpa, journaliste et maître chanteur à la petite semaine, s'empare de l'affaire et décide de retrouver l'identité de ce cadavre qui semble n'intéresser personne. Bientôt aidé dans ses recherches par le frère présumé du mort, Silanpa met le nez dans les magouilles obscures des barons de l'immobilier, prêts à tout pour récupérer des terrains et bâtir à bas prix. Silanpa et son acolyte sont parfois aidés par le capitaine de police Aristophane Moya et l'ancien directeur du journal de Silanpa, Guzman, désormais en maison de repos...

Vous commencez à connaître l'attrait qu'exercent sur moi les thrillers noirs, sombres, glauques, à l'atmosphère tendue : j'aime quand le malaise est palpable... Et là, j'avais également envie de découvrir un univers que je connais peu : la couverture me semblait très prometteuse.
Pourtant, si l'histoire m'a plu, j'ai eu parfois du mal à suivre et à reconnaître qui est qui entre les "méchants" qui s'affrontent ici, sachant que chacun retourne sa veste et s'allie tour à tour avec tout le monde...
Si je n'ai pas eu droit à l'ambiance glauque à laquelle je m'attendais, j'ai été servie avec une histoire retorse qui dévoile les lois tacites dans un monde de bandits de haut vol, apparemment politiciens ou hommes d'affaires qui cachent plus ou moins bien leur jeu.
Par ailleurs, le personnage de Silanpa m'a fortement plu : il a perdu ses illusions en travaillant dans un milieu qui lui déplait chaque jour un peu plus ; il aime Monica mais ne peut la retenir et souffre comme jamais quand elle le quitte et revient pour repartir de plus belle ; il se tourne vers la jolie Quica, une très jeune fille de joie ingénue et touchante, qu'il aimerait protéger... A la fois fatigué, amoureux, tenace et lucide, il fait un personnage à la complexe et torturé, et que j'aurais aimé aider à plusieurs reprises.
Ce fut une lecture agréable et prenante, et Gamboa nous met sous pression par un style effréné et efficace. Je pense continuer dans ma découverte de cet auteur avec un autre titre disponible chez Points, Le Syndrome d'Ulysse.

Un film, complètement passé sous silence, paru en 2004, adapte le roman que je viens de terminer : il a en plus de bonnes critiques presse... Je vais essayer de le voir. Vous voyez en haut de l'affiche qu'il a fait partie de la sélection de la Mostra de Venise et du Festival des films du monde de Montréal. Ne m'imaginant pas du tout Silanpa ainsi, j'ai bien fait de commencer par la lecture !



Merci aux éditions Points et à Livraddict ! Je vous parlerai bientôt de deux autres partenariats Livraddict.
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21 août 2009 5 21 /08 /août /2009 09:54
N'ayant jamais rien lu de ces deux messieurs, c'est un peu au hasard que j'ai pris ce volume très récent parmi les nouveautés de ma bibliothèque (vous ai-je parlé de ma joie d'avoir retrouvé une bibliothèque et pris une carte d'abonnée ? Ca ne fait pas de bien à ma PAL, mais à mon porte-monnaie !). Apocalypse, franc-maçonnerie, meurtres, messie, Templiers... J'ai parcouru la quatrième de couverture et l'ai embarqué, histoire de.


"Bon, vas-y, dis-nous plutôt de quoi ça parle !"

Le commissaire Marcas, que certains d'entre vous connaissent peut-être déjà, fait partie d'un service de lutte contre le commerce illégal et la contrebande d'objets d'art. Après l'arrestation d'un petit malfrat canadien, il met la main sur une esquisse d'un tableau de Poussin, les Bergers d'Arcadie. Mais un couple de tueurs à la solde d'une organisation de défenseurs de Judas veut à tout prix mettre la main dessus et tue sans pitié policiers et quiconque ayant rapport avec le dessin. Marcas, dans le but de comprendre la valeur de ce dessin, voyage de Jérusalem à Rennes-le-Château, haut lieu de l'ésotérisme en tant que prieuré du désormais célèbre abbé Saunière : ce dessin, pour qui saurait le déchiffrer, pourrait révéler un pan de l'histoire passé sous silence et particulièrement dangereux...


Vous l'aurez compris si vous suivez un peu mes aventures livresques : j'aime les thrillers, et aussi les thrillers ésotériques ( je vous ai déjà parlé de L'Evangile selon Satan, notamment). Ici, il y en a pour tous les goûts : des francs-maçons mêlés aux secrets de Judas, et qui les ont protégés depuis deux millénaires en assassinant tous les pseudos messies, en passant d'ailleurs par Jeanne d'Arc pour arriver jusqu'à l'abbé Saunière censé avoir mis la main soit sur le trésor des Templiers, soit sur le tombeau de Marie-Madeleine... On ratisse large !
Et pourtant, ça tient debout... Le livre est construit selon une succession de courts chapitres qui commencent tous par le lieu et la date de l'action : Marcas mène l'enquête durant l'été 2009 (et colle étroitement à l'actualité), mais on assiste à la reconstitution de certains passages historiques comme le procès de Jeanne d'Arc ou la condamnation de Jésus par Ponce Pilate. On voyage dans le temps sans jamais se perdre : Giacometti et Ravenne écrivent efficacement et nous entraînent dans le sillage de Marcas.
Ce Marcas ne m'est pas éminement sympathique, mais on conviendra que les auteurs le font parler de façon courante et pas ampoulée, comme on peut le voir de façon très peu plausible dans bon nombre de romans policiers.

Malgré le lexique ajouté en fin de livre, j'ai encore trouvé les rituels francs-maçons décrits dans le livre un peu obscurs... Moi qui voulais en apprendre un peu plus sur cette confrérie qui compte parmi ses membres des personnalités politiques en vue dans le coin, je vais probablement me tourner vers un ouvrage spécialisé. Quant à relire une enquête d'Antoine Marcas, pourquoi pas ?! Mais j'ai encore une fois commencé par la fn...
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13 juillet 2009 1 13 /07 /juillet /2009 15:17
Monomaniaque, moi ? Ce n'est pas parce que je vous ai parlé récemment d'un autre de ses romans qu'il faut forcément conclure que je suis obnubilée par Mme Gerritsen... J'ai juste craqué sur ce dernier roman traduit en français, ayant appris qu'un autre devait sortir bientôt : je l'attends de pied ferme, désormais !


Si le sort réservé aux victimes dans Le Chirurgien était déjà peu charitable, ici, vous allez être servis...

"Bon, vas-y, dis-nous plutôt de quoi ça parle !"

C'est un soir de Noël que nous retrouvons l'inspectrice Jane Rizzoli, moins revêche que dans Le Chirurgien puisqu'elle est désormais mariée et maman, accompagnée du Dr Maura Isles, médecin légiste : toutes deux préfèreraient être au chaud chez elle plutôt que de devoir enquêter sur la mort de Lori-Ann Tucker, qui a été retrouvée morte à son domicile, démembrée et décapitée. Fait encore plus étrange, sa tête a été retrouvée dans une autre pièce, au centre d'un cercle entouré de bougies, selon un rituel apparemment satanique. Mais la vérité n'est pas si simple, et les deux femmes, aidées (au départ contre leur gré) par les membres du Méphisto Club, une fondation destinée à combattre les démons, vont devoir combattre le véritable Mal...

Quand je parle de "combattre les démons", je ne parle pas d'une chasse au vampire ou au sataniste du dimanche. Il s'agit dans ce livre d'une lutte hors d'âge contre des hommes qui portent le Mal en eux et se délectent de la souffrance et du massacre... Plus dangereux que n'importe quel psychopathe, ils sont sans d'esprit et tout à fait conscients de leurs actes.

Plus mes lectures de Gerritsen avancent, plus j'adhère à son style tant concis qu'efficace (qui a répété "monomaniaque, si si si" ? Non mais !). J'ai dévoré ce pavé en deux jours, happée et terrifiée à la fois par les courses-poursuites entre Rizzoli et le suspect, entre la Bête et sa proie...
J'adore ces livres qui me tiennent en haleine et m'empêchent de dormir, comme les Stephen King de mes quinze ans... Encore une réussite donc avec ce volume des aventures de Jane Rizzoli, qui s'achève en plus sur un dénouement insoupçonné et insoupçonnable. Vivement la suite !
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2 juillet 2009 4 02 /07 /juillet /2009 10:23
Après avoir commenté Mauvais Sang cet hiver, je viens de rempiler en lisant Le Chirurgien : je suis séduite par le style de Tess Gerritsen, qui livre cette fois un livre qui m'a encore plus convaincue cette fois.



Avouez que la couverture fait peur : un tueur chirurgien, ça n'inspire pas confiance. En tout cas, pas à moi.

"Bon, vas-y, dis-nous plutôt de quoi ça parle !"

C'est à Boston, sous une chaleur caniculaire, que sont retrouvés les corps de plusieurs femmes qu'on a torturées puis éventrées avant de les égorger. La revêche inspectrice Jane Rizzoli et l'intègre inspecteur Thomas Moore sont sur les traces de celui qui est bientôt surnommé le Chirurgien : ils s'aperçoivent bientôt qu'il suit le même modus operandi qu'un tueur assassiné par une de ses victimes survivantes quelques années auparavant. Bientôt, le Chirurgien se met à harceler cette survivante, bien décidé à lui faire payer la mort de celui qu'il considère comme son modèle.

Ca ne plaira pas à tout le monde, mais je suis fan de thrillers et de polars anglo-saxons ; je n'ai donc pas hésité lorsque j'ai trouvé ce livre en librairie, sachant en plus que Gerritsen était sans doute un gage de qualité. Grand bien m'en a pris : je me suis prise au jeu de l'enquête avec les deux inspecteurs, dont les caractères, bien que dissemblables, finissent par se rejoindre pour plus d'efficacité.
Cette enquête tient debout, et on observe tout un ensemble de personnalités qui ne se seraient peut-être jamais rencontrées sans l'existence de ce tueur : l'homme fidèle à sa femme défunte qui devient sensible au charme d'une survivante, qui a échappé au tueur et a développé un sens aigü de la combativité, etc... On a également accès aux pensées du tueur, qui ouvrent le livre et qu'on retrouve à plusieurs reprises dans le livre, à des moments clés. L'angoisse monte et l'atmosphère devient aussi étouffante que si l'on se trouvait à Boston en cet été meurtrier... Une vrai bon thriller comme j'aimerais en lire plus souvent mais, rassurez-vous, je reviens à des lectures moins glauques pour mon prochain billet !
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