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5 juin 2009 5 05 /06 /juin /2009 18:31
Profitant de deux jours en pleine semaine sans élèves et sans copies (ou plutôt avec des copies mais en les oubliant prestement), j'ai accueilli The Bursar dans mon gigantesque chez moi pour un mini-séjour touristico-filmo-bronzo-livresque.

Ce n'est pas parce que je ne l'avais pas vue depuis un an que je ne l'ai pas reconnue sur le quai de la gare... Ca ressemblait un peu à la scène entre Odile et Kara, dans La Cité de la peur, quand ils se font coucou en criant alors qu'ils sont à trente centimètres l'un de l'autre ! Et The Bursar était bien accompagnée : un beau chapeau blanc très classe, un mouton (celui que vous pouvez voir sur son blog !) et... Accros du roc de Pratchett qu'elle m'a gentiment offert ! Je vais vite pouvoir me lancer dans la lecture de la suite des Annales, je sens que vous êtes ravis...




Après un pique-nique au bord d'un fameux lac (photo ci-dessus par The Bursar herself), durant lequel nous avons toutes les deux grillé comme des merguez au point de boiter et de gémir de douleur, The Bursar et moi sommes allées faire un tour en librairie : ma résolution de ne rien acheter du mois de juin n'aura donc tenu que 3 jours... Mais je recommence à zéro, je n'ai rien acheté hier... Bref. En attendant que je vous parle de ces nouvelles lectures (pour lesquelles j'ai craqué parce qu'on offrait un beauuuu SLAT avec), voici le film gai qui nous a occupées pour la soirée :


Rec, de Jaume Balaguero (2008)

C'est très gai, oui, z'êtes prévenus : quand je me suis remise aux films d'horreur il y a deux semaines, de grands gaillards m'ont dit que celui-ci était le dernier à leur avoir vraiment fait peur. N'ayant peur de rien, je me suis lancée dans l'aventure, avec The Bursar à côté de moi quand même au cas où...

"Bon, vas-y, dis-nous plutôt de quoi ça parle !"

Faisons bref, l'intrigue n'est pas compliquée : deux journalistes amateurs suivent une brigade de pompiers dans le cadre d'un reportage pour la télé locale. Au cours d'une intervention, ils les accompagnent pour aller aider une vieille dame qui, selon les voisins, est coincée chez elle et crie. Sauf que la petite mémé n'est pas du tout impotente... Elle devient carrément sauvage quand elle saute au cou d'un flic et commence à lui manger la joue. Impossible de ressortir de l'immeuble pour 1) échapper à la folle, 2) faire soigner le blessé : l'immeuble est mis en quarantaine pour une possible infection bactériologique. Mais le pire est à venir quand on s'aperçoit que la rage de la mémé se transmet par morsure : l'immeuble se transforme en terrain de chasse...



Ce n'est pas une totale réussite. Filmée dans le genre docu caméra à l'épaule, l'action n'est pas toujours agréable à suivre. Mais le côté docu est, lui, bien réussi : le son est pris dans des micros portatifs, la journaliste refait ses lancements... 50/50 pour l'instant.
Les acteurs, espagnols, sont inconnus au bataillon, mais je n'ai pas particulièrement apprécié l'actrice principale, que je trouve un peu mièvre. Est-ce inhérent aux films d'horreur ?
Quant à l'intrigue et son efficacité, c'est inégal : quelques sursauts au début, quelques questions qui se posent forcément, puis on se lasse des zombies sanguinaires. En revanche, la fin est bien meilleure. Et pour cause, The Bursar et moi en avons fait des bonds, rien que ça. A voir, peut-être, mais il n'a pas tenu ses promesses en ce qui me concerne.


Depuis, The Bursar a regagné ses pénates et je suis retournée à mes élèves.
Elle vient de donner son point de vue sur le séjour ici ! J'espère que ses coups de soleil et ses frayeurs multiples ne l'empêcheront pas de revenir :)
(Prochain article : le tag des 8 !) 
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28 mai 2009 4 28 /05 /mai /2009 10:30
Je n'avais pas spécialement prévu d'aller le voir, me méfiant un peu du côté blockbuster de la chose, mais j'ai quand même accepté avec plaisir d'accompagner une copine le voir au ciné. Grand bien m'en a pris, figurez-vous que j'ai apprécié ^^


"Bon, vas-y, dis-nous plutôt de quoi ça parle !"

Robert Langdon est universitaire et travaille à Harvard. Un jour, un émissaire du Vatican vient le chercher en lui demandant d'aider la papauté à résoudre dans les heures qui suivent le mystère de la disparition de quatre cardinaux. Ces derniers auraient été envoyés par une communauté secrète, les Illuminati, responsables d'avoir dérobé de l'antimatière dans un laboratoire suisse : ils veulent détruire la cité du Vatican en la faisant exploser après avoir tué les quatre cardinaux. Robert sera aidée dans son enquête par Vittoria Vetra, une chercheuse du laboratoire suisse en question. Mais les Illuminati ont infiltré l'Eglise catholique et vont chercher à ralentir la progression de l'enquête...


Je n'avais pas lu le livre écrit par Dan Brown, pour la simple et bonne raison que j'avais moyennement aimé le Da Vinci Code, et que je n'avais d'ailleurs pas vu ce premier film. Eh bien, j'ai marché à fond dès les premières minutes de celui-là : l'épisode du vol de l'antimatière est rapide, prenant, stressant, et le jeu de l'actrice qui incarne Vittoria n'y est pas pour rien. J'aime particulièrement Tom Hanks aussi : je ne peux rien lui reprocher !

En revanche, c'est vrai que le scénario est condensé sur une journée, quasiment : on a l'impression parfois que l'illuminé, c'est bien Tom Hanks qui trouve les réponses aux énigmes bien trop rapidement... Mais ça fonctionne : c'est un bon film d'action que je suis satisfaite d'avoir vu. Je vous avais déjà avoué mon penchant pour les intrigues ésotériques : celle-ci tient la route !



Toutefois, vous n'échapperez pas à la scène ultra-hollywoodienne du sauvetage du monde/de la ville/de l'héroïne/des gens/du film (rayez les mentions inutiles), particulièrement discutable mais marrante quand même parce qu'on s'y attend depuis le début. Et là, ils n'ont pas fait semblant !

En bonus, Ewan Mc Gregor, dont je ne savais pas qu'il jouait dans le film : bonne surprise ! De plus en plus séduisant avec le temps (abstraction faite de la tenue de prêtre...)


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26 mai 2009 2 26 /05 /mai /2009 22:20
Le week-end dernier, précédé du pont de l'Ascension, m'a permis de visionner en bonne compagnie deux films dits d'horreur : j'aime me faire peur, mais je n'ose pas non plus regarder de films affreux... Qui a crié "Houuuu, la honte !" ? :D

Nous avons commencé par un film prometteur : The Descent, de Neil Marshall, sorti en 2005.


Six jeunes femmes se retrouvent comme tous les ans pour pratiquer ensemble une activité sportive : cette année, ce sera spéléo ! Mais c'est encore plus marrant quand on laisse la carte de la caverne dans la voiture. Ah, de toute façon, on apprend cinq minutes plus tard que la traîtresse du groupe les a de toute façon conduites à une grotte inexplorée : c'est plus marrant, non ? Ah mais non, c'est un film d'horreur... Un premier condit s'éboule : impossible de rebrousser chemin ; il faut aller de l'avant. Mais on ne sait pas ce qu'il y a, en avant : en l'occurence, les jeunes femmes ne sont pas seules...

L'idée de départ était bonne. Il suffit que les nanas commencent à crapahuter dans le premier conduit pour que je vire claustrophobe. En revanche, quand on commence à inventer des créatures bizarres, je n'ai plus peur. Autant la folie des hommes me fait peur, autant les monstres me font rire. Pourtant, certains passages sont très bons, notamment lorsque les règlements de compte au sein du groupe commence... Quand les nerfs lâchent, qu'on panique, les réactions de ceux qui sombrent deviennent incontrôlables. Et ici, c'est une question de survie. Enfin, pour une fois, la fin est très, très bonne.


_____________________________________________________

Le lendemain, c'est 28 jours plus tard, de Danny Boyle, sorti en 2003, qui nous a occupé.


Des militans écolo décident d'aller libérer des chimpanzés utilisés pour des epxériences médicales. Manque de bol, les singes ont servi à l'étude d'un nouveau virus, la Fureur : puisque c'est quand même plus drôle, bien évidemment, il n'y a pas de vaccin. Quand il se réveille dans son lit d'hôpital, Jimmy, qui était dans le coma depuis plus d'un mois, n'a aucune idée de la contamination qui a eu lieu 28 jours plus tôt. Londres et le Royaume-Uni ont été désertés et abandonnés au profit des contaminés, qui mordent et dévorent ceux qu'ils rencontrent : la mutation est instantanée. Jimmy est sauvé d'une première morsure par deux jeunes épargnés, et tous trois n'ont plus qu'un but : survivre.



Je m'attendais à mieux de la part de ce film, dont j'ai beaucoup entendu parler. Ce fut une déception : j'ai trouvé la manière de filmer très vieillote, un peu comme nos parents auraient filmé le road-trip de leurs vacances au début des années 80... Bof. C'est mou : on sursaute quelques fois quand des contaminés bondissent tels des loups enragés sur leurs prochaines victimes, sans plus. Un bon point quand même pour Cillian Murphy, l'acteur principal, et les autres personnages, convaincants (sauf les militaires, à la fin : naaaaazes).

Et quand j'aurai le courage de regarder les suivants, je vous en parlerai ;)
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20 mai 2009 3 20 /05 /mai /2009 23:01
Comme vous tous, lecteurs compulsifs ou raisonnés, l'an dernier, j'ai vécu au rythme de ma lecture des trois tomes de Millenium, le polar venu du froid du défunt Stieg Larsson. Comme vous, j'ai adoré la farouche Lisbeth et admiré Super Blomkvist, et j'ai bavé devant chaque couverture de cette édition noire créée spécialement pour l'occasion :


Et comme vous sûrement, j'attendais avec impatience la sortie ciné de l'adaptation du premier tome, Les Hommes qui n'aimaient pas les femmes. J'ai vu l'affiche dans le métro parisien il y a quelques mois, et j'avais hâte d'y aller ! Admirez l'affiche, qui m'a hantée jusqu'à ce que le film commence :


Pour le plaisir, l'affiche originale du film :


Qu'en dites-vous ? Le portrait d'Harriett est sur la cheminée, Blomkvist est assis et Lisbeth au premier plan. En ce qui me concerne, je préfère l'affiche française.

"Bon, vas-y, dis-nous plutôt de quoi ça parle !"

Je vous le fais rapidement, car vous connaissez sûrement le scénario (sinon, dépêchez-vous de vous y mettre, et plus vite que ça !) : le journaliste Mickaël Blomkvist est engagé par le riche industriel Henrick Vanger pour enquêter sur la disparition de sa nièce Harriett dans les années 60. Avant de l'embaucher, il a demandé à
Lisbeth Salander, une jeune marginale hackeuse à ses heures perdues, de se renseigner sur lui. Lisbeth s'intéresse de plus près à l'enquête que mène Blomkvist et décide de lui prêter main forte : leur enquête les conduira au coeur de la Suède, à leurs risques et périls.

Je ne vais pas ménager le suspense plus que nécessaire : j'ai adoré ce film. C'est une vraie réussite, tout simplement. Le bouquin a été respecté, et le film est assez clair et précis pour qui n'a pas (encore !) lu le livre. Je ne connaissais aucun des acteurs suédois du casting, mais j'ai eu un vrai coup de coeur pour Noomi Rapace, qui interprète le rôle difficile de Lisbeth.


Je l'ai trouvée fascinante et très convaincante du début à la fin. A bien y réfléchir d'ailleurs, tous les acteurs ont été bien choisis, même Blomkvist qui ne me plaisait pas trop au début.
Les paysages suédois sont splendides (mais personne n'est meublé Ikea là-bas, allez savoir !), mais d'autres scènes sont difficiles à voir, notamment celle du viol de Lisbeth par son tuteur.

Un vrai bon film donc, que je ne suis pas près d'oublier ! Emeraude,
Wanderer, Géraldine et Marie ont elles aussi vu le film.
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12 mai 2009 2 12 /05 /mai /2009 16:06


Je riais déjà du nom du réalisateur : ce visionnage était mal barré, je vous le dis...

Après ma lecture de Northanger Abbey, dont j'ai parlé ici ( Northanger Abbey, Jane Austen ), je me suis en toute logique procuré une des adaptations qui en ont été tirées. Il s'agit ici de la version 2007, destinée à la télé, mais il existe également un film, réalisé en 1986.


Jolie jaquette : au premier plan , Catherine tourne la tête pour éviter le regard du Général Tilney, qui l'intimide au plus au point. Au deuxième plan, on voit Isabella Thorpe aux côtés d'Henry Tilney.

"Bon, vas-y, dis-nous plutôt de quoi ça parle !"

Le livre est bien respecté
: Andrew Davies a signé le scénario, et c'est lui qui s'est également occupé de celui de Raison et sentiments version TV.

Je résume rapidement : Catherine Morland est une jeune fille que rien ne prédestine à devenir une héroïne ; c'est un garçon manqué. Elle grandit toutefois pour devenir une belle jeune fille qui se prend à aimer la lecture, et elle devient petit à petit plus raffinée. Des amis du voisinage, Mr & Mrs Allen, lui proposent de les accompagner pour quelques semaines à Bath, ce qu'elle accepte avec plaisir. Elle fait là-bas la connaissance d'Isabella Thorpe et de son frère, un grossier personnage, mais aussi d'Henry Tilney, un jeune homme bien éduqué et de sa charmante soeur Eleanor. Dans la deuxième partie de l'histoire, elle accompagne ces derniers chez eux, Northanger Abbey... 

Pourtant, la mayonnaise ne prend pas. Commençons avec les acteurs :

Catherine :

Elle a l'air niaise, non ? Grave. Et en plus, elle fait des rêves un peu tendancieux pas du tout appropriés. On en reparle après.


Henry Tilney :

Alors là, faut s'habituer. Parce que bon, hein, c'est pas ce qu'on pourrait appeler un Apollon. C'est plutôt le gentil garçon que tu commences à remarquer parce que tu discutes depuis un moment avec lui, et un beau jour tu le regardes de plus près en te disant "Ah mais en fait il est pas trop moche et en plus il est sympaaa". Voilà le topo. Mais à la fin, j'ai fini par l'apprécier.

Isabella Thorpe :

Je ne peux pas trouver mieux que "pffffffff"... Définitivement, non. Pis elle ne joue pas très bien.

Le Capitaine Tilney:


Ouais, bon, là, ce n'est pas tant l'acteur qui me gêne que sa façon de jouer : il ne m'a pas convaincue, et m'aurait même achevée dans la scène du bal où il danse avec Isabella avec son sourire narquois.

On continue dans les déceptions avec James Morland (bouuuuuuuh) :


Mais la palme revient àààààà... Thorpe frère :


Ah ah, avouez que vous avez peuuuur, vous aussi. Rajoutez la nuit et un seul lampadaire dans une ruelle, et vous vous mettez à courir. Entre trouver un acteur qui incarne ce garçon grossier et lourdaud et nous trouver un forçat, y avait de la marge.

En revanche, les parents Morland, les Allen, Eleanor Tilney et son père le Général tirent tout à fait leur épingle du jeu. Henry aussi, dans la deuxième partie du livre.

Mais une question me turlupine : depuis quand se roule-t-on des pelles chez Austen ? Est-ce qu'au moment où le jeune homme fait sa demande, il peut rouler une grosse paluche à sa promise en se jetant dans les fourrés ? C'est mignon, oui, c'est romantique, aussi, mais ça n'a rien à faire là. Jsuis vieux jeu, hein. D'ailleurs, dans la foulée, Miss Thorpe montre un peu trop son décolleté à mon goût ! Et c'est bien dommage, d'autant que ça n'intéresse pas le public de ce film, qui doit se composer uniquement d'adeptes féminins d'Austen.


Le pire du pire nous saute vite aux yeux au début du film : le réalisateur a choisi de nous montrer les films que se fait Catherine lorsqu'elle lit. Par exemple, on la voit qui s'imagine qu'elle se fait attraper par des bandits de grand chemin, ou que Tilney se bat pour elle. C'eût pu être très sympa, d'autant que ça aurait permis d'expliquer pourquoi, une fois arrivée à Northanger, Catherine s'imagine des tas de mystères en ce lieu (ce qui a été mal rendu, d'ailleurs). Mais, voyez-vous, Catherine qui sourit au bandit qui lui caresse le coup en la regardant comme s'il allait en faire son quatre-heures, ça me rebute. Et un autre rêve est un appel à la luxure : je dis non !


Je termine sur une note positive : une fois Catherine arrivée à Northanger, on se débarasse de tous les mauvais acteurs de Bath, et le cadre est splendide. Northanger est encore plus majestueuse que ce que je m'imaginais et se prête tout à fait à un arrière-plan mystérieux. La fin n'est pas si mauvaise !



Il faudra désormais que je me procure la version de 1986 : à quoi dois-je m'attendre en voyant cela ?


Juste pour finir, l'avis d'Ori qui a passé un bon moment, mais s'est aussi moquée des rêves de Catherine !

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8 mai 2009 5 08 /05 /mai /2009 21:41
Après le peu d'entrain déployé pour aller voir X-men, c'est avec beaucoup de plaisir que j'ai vu ce film-là, qui me tentait bien plus. Faut dire qu'avec les arguments "Tommy Lee Jones", "Louisiane", "meurtres-louches-et-sûrement-liés-les-uns-aux-autres", je ne pouvais pas résister.


"Bon, vas-y, dis-moi plutôt de quoi ça parle !"

Dave Robicheaux
est un flic louisianais en fin de course, usé par l'alcoolisme. Une sale affaire vient de lui tomber dessus : une jeune femme vient d'être retrouvée eviscérée, et son corps a été abandonné dans le bayou.
Alors qu'il commence à mener l'enquête, un acteur de ciné qui tourne dans le secteur, et que Dave arrête pour conduite en état d'ivresse, lui apprend qu'il a vu un tas d'ossements dans un coin du marais. Ce cadavre se révèle être celui d'un Noir, assassiné quarante ans plus tôt : Dave se remémore alors une scène à laquelle il a assisté dans sa jeunesse, et comprend alors qu'il a été le témoin d'une véritable exécution en règle. En remontant le cours du temps, il se rend vite compte que les deux meutres sont liés. Une autre jeune fille est bientôt retrouvée morte, et on veut bientôt accuser Dave d'en avoir tué une troisième...


Quel plaisir que de retrouver Tommy Lee Jones au sommet de son art ! J'ai reconnu le flic qui m'avait tant plu déjà dans l'excellent No country for old men. Ce genre de rôle lui colle décidément à la peau...


Mais c'est surtout le très très bon John Goodman que j'ai retrouvé avec joie au générique et que j'aime depuis le première fois que j'ai vu The Big Lebowski. Ici, il joue le parrain véreux, qui baigne dans tous les trafics du coin... Pas trop convaincue par son rôle, mais il est toujours aussi bon ! Et puis il a du mérite, il se prend de grosses patates à coup de barres de fer ; c'est qu'il n'est pas toujours marrant, le Dave.


Porté par des acteurs efficaces et talentueux, ce film a parfaitement tenu ses promesses. J'aurais bien rajouté une ou deux mortes de plus, mais point trop n'en faut ! J'ai retrouvé dans ce film l'ambiance que j'avais tant aimé dans l'un des mes polars préférés, Meurtre au carnaval, de Tami Hoag, qui a lui aussi lieu dans le bayou et met en scène des meurtres de femmes particulièrement horribles. Je ne l'ai pas relu depuis mes années lycée, mais j'avais trouvé l'atmosphère absolument extraordinaire.


Ces marais silencieux, énigmatiques, inquiétants, place forte du vaudou, et le passé si riche de la Louisiane me fascinent littéralement. J'adorerais en savoir plus sur ces lieux et leurs mystères...

Trillian a elle aussi été happée par ce film, tout comme Aifelle.

P.S : Et si vous le pouvez, voyez-le en VO !


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5 mai 2009 2 05 /05 /mai /2009 06:00
Ha ha, je vous surprend, là, non ? Je me surprend moi-même : jamais je n'aurais pensé voir ce film, et encore moins aller le voir au ciné. Mais vendredi soir, séance de ciné à 6, je n'ai pas eu la majorité avec Dans la brume électrique : je me suis inclinée et ai "subi", mais de bon coeur, ces explications cinématgraphiques sur le destin de Wolverine.


"Bon, vas-y, dis-nous plutôt de quoi ça parle !"

James Logan
(Hugh Jackman) est un petit garçon quand le film commence : croyant que son père vient d'être assassiné quasi sous ses yeux, il se précipite sur le meurtrier et l'embroche avec les griffes qui viennent de pousser sur ses mains, pour son plus grand étonnement... Sauf que, pas de bol, c'était en fait celui-là, son vrai père. Du coup, il s'enfuit avec son frangin Victor (Liev Schreiber). Le générique, très bien fait, nous les montre en train de grandir et combattant pour leur patrie au cours de nombreuses guerres, puis on les voit au service de William Stryker (Danny Huston), qui mène toute une troupe de guerriers surarmés et surtout surpuissants. Mais Logan apprécie peu le côté sanguinaire de son frère et décide d'arrêter de jouer les héros.

Il se retire dans les montagnes et mène une vie paisible comme bucheron. Il file de plus le parfait amour avec une jolie brunette ; mais Victor est à ses trousses et, pour l'atteindre, assassine la jeune femme. Logan, fou de colère et assoiffé de vengeance, accepte d'être le cobaye de Stryker qui dit vouloir le rendre surpuissant pour l'aider à détruire Victor. On lui injecte dans le corps de l'adamantium, qui le rend invincible et remplace ses vilaines griffes en lames très affûtées. Logan se lance alors aux trousses de Victor, mais il découvre bientôt que Victor n'est pas seul du côté des ennemis...

Eh bien, je dois reconnaître que je m'attendais à pire. Ce n'est pas un mauvais film. Mais je n'ai pas été subjuguée. D'abord, je n'ai toujours pas compris d'où venait le don de Wolverine : on comprend d'où vient son nom, oui, mais... Le petit garçon tue son véritable père, qui lui révèle qui il est à ce moment-là, mais on ne remonte pas au moment où apparaît ce don dans la famille. Bref, comment les griffes lui poussent, c'est un mystère.
Autre incohérence : pourquoi Stryker donne-t-il l'ordre de tuer Wolverine au moment où celui-ci revient à la vie après qu'on lui a injecté l'adamantium ? Oui, Wolverine a entendu que Stryker voulait lui effacer la mémoire et s'énerve un peu, mais il suffisait de le rattraper et de l'enfermer : pourquoi vouloir tuer sa créature aussi rapidement ? J'ai d'ailleurs trouvé que les différents passages de la course-poursuite avec Logan qui s'enfuit en moto et les dialogues entre Stryker et le général s'imbriquaient mal. Et puis, à mort la VF. Et puis, à mort le coiffeur de Hugh Jackman. Et son coach physique.



Je crois que je ne suis définitivement pas faite pour ce genre de films, qui me ravissaient quand j'étais ado. Là, je n'y trouve pas mon compte, même si je ne regrette pas non plus de l'avoir vu. Quand la chérie de Logan meurt, je me mets à sa place et je m'imagine que mon Logan ferait la même chose : se venger... je suis (trop) fleur bleue !

L'avis de Cachou, qui est satisfaite !
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23 avril 2009 4 23 /04 /avril /2009 07:00
Attention. Que M. Neph se soit endormi devant le film ne préjuge en aucun cas de la qualité du film qui va suivre. C'est juste que c'est pas un film pour les garçons :D



La jaquette illustre très bien le pitch du film : le roi a un faible pour les deux frangines, l'une après l'autre... J'aurais plutôt choisi de mettre la main d'Eric Bana sur Scarlett Johansson et de le faire regarder Natalie Portman, mais c'est un détail.

"Bon, vas-y, dis-nous plutôt de quoi ça parle !"

Natalie Portman
et Scarlett Johansson jouent deux soeurs, respectivement appelées Anne et Mary. Ce ne sont pas n'importe quelles soeurs : elles s'appellent Boleyn, un nom qui doit vous évoquer quelque chose... Non non, contrairement à ce que la photo suivante pourrait vous faire croire, elles ne sont pas tapissières. Je n'en dis pas plus :)



Le roi Henry VIII est malheureux en ménage. Interprété par Eric Bana, qui a toujours de grandes oreilles, il se désespère d'avoir un héritier mâle, que son épouse Catherine d'Aragon ne peut lui donner.  



De passage dans la région, il s'arrête squatter un week-end chez les Boleyn. Il repère d'abord Anne, mais un fâcheux accident de chasse causé par elle blesse son orgueil de mââââle. Il est alors séduit par Mary, qui le soigne. Il n'a cure de l'alliance de Mary, qui vient de se marier.  En partant, il lui demande de venir à la cour le distraire... Oui oui, ça veut bien dire ce que ça veut dire (
Non, elle ne va pas jongler avec des cerceaux enflammés ni raconter des blagues en le poussant du coude...)


(Je vous sens choquées, là... Attendez, c'est pas fini !)

A force de distraire le roi, ce qui devait arriver arriva : Mary tombe enceinte. MAIS sa grossesse se passe mal et elle doit garder le lit. Du coup, le roi s'ennuie, et il ne trouve rien à faire que de fricoter avec la soeur de la parturiente, qui lui donne pourtant l'enfant mâle qu'il attendait tant :


On a beau être roi, c'est pas joli-joli... Anne réussit à se faire épouser après avoir poussé le roi à répudier son épouse, mais c'est bientôt elle qui se retrouve sur la sellette...


Faisons simple : j'ai aimé ! Mais les qualités du film ne sont pas les principales responsables : c'est l'intrigue qui m'a... intriguée (je manque de vocabulaire, c'est les vacances, soyez indulgentes !). En effet, le fond de vérité est bien romancé et j'ai été happé par la relation complexe entre Anne et sa soeur.
En revanche, si les acteurs ont été bien choisis (je signale également Kristin Scott Thomas au casting), je n'ai pas été convaincue par leur jeu. Eric Bana est trop placide, Portman a tendance à surjouer les scènes larmoyantes, et Kristin Scott Thomas brille par son inexpressivité. Seule Scarlett Johansson s'en tire bien.
Les costumes ne m'ont pas énormément plu non plus. En y réfléchissant bien, donc, l'histoire fait tout.

Une seule envie après ce film : lire du Shakespeare et trouver un bon ouvrage d'histoire anglaise sur la période troublée du règne d'Henry VIII.
Quelques anglicistes passeront peut-être dans la foultitude des visiteurs quotidiens (:D) ; si vous avez des références, je suis preneuse ;)


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20 avril 2009 1 20 /04 /avril /2009 07:00
Avec Frenzy, j'entame un challenge personnel qui va s'étirer en longueur : visionner le plus d'Hitchcock possible... J'avoue, à mon (grand) âge, je n'ai encore vu aucun autre Hitchcock que Psychose (que je n'ai pas apprécié),  Les Oiseaux (bien bien bien) et maintenant Frenzy, et j'ai pour ambition toute personnelle de venir à bout de cette inculture. Je vaincrai.


"Bon, vas-y, dis-nous plutôt de quoi ça parle !"

Londres est hanté par le Tueur à la cravate qui, comme son nom l'indique si bien, tue des femmes en les étranglant à l'aide d'une cravate après les avoir violées.

Richard Blaney, ancien pilote devenu barman, va bientôt être accusé d'être ce fameux tueur après que la secrétaire de son ex-femme, qui gérait une agence matrimoniale, l'a aperçu qui sortait de l'agence au moment où elle découvrait le cadavre de sa patronne.

Heureusement, Richard est aidé par sa nouvelle petite amie, Barbara, qui est prête à le suivre en cavale. Un autre ami, Rusk Robinson, propose de lui prêter de l'argent et l'aide à se cacher.

Mais les meurtres ne s'arrêtent pas là, et Barbara va bientôt y passer...


Ce film m'a énormément plu. J'ai trouvé l'intrigue efficace et les scènes se succèdent parfaitement : on n'a aucun mal à suivre la suite logique des meurtres ou de l'enquête.
Par ailleurs, on sait dès le meurtre de l'ex Mrs Blaney qui est l'assassin, et j'ai pris un malin plaisir à tenter de prévoir ce qui allait se passer, en me trompant parfois... mais pas
toujours !
En plus, je ne m'attendais pas à tant d'ironie dans les répliques des personnages, ni à tant d'humour : je crois que j'avais de gros a priori sur les films d'Hitchcock, que j'imaginais tous aussi datés que Psychose. Eh bien non. Ici on rit, on se moque, on frissonne, et on voit aussi des femmes nues, alors que je ne l'imaginais pas au moment de lancer le film.
Ce premier pas en avant dans la découverte des Hitchcock est une réussite, donc.

(Et pour dire que Jane Austen ne me quitte pas, sachez que l'ex Mrs Blaney est interprétée par la même actrice qui joue Lady Catherine dans la version Pride and Prejudice de la BBC !)

Le prochain sur la liste : Rebecca, adapté du roman de Daphné du Maurier. 
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17 avril 2009 5 17 /04 /avril /2009 07:00
N'écoutant que son bon coeur, M. Neph m'a invitée au ciné hier pour voir ce nouvel opus des aventures d'OSS 117, bien qu'il n'ait aucun atome crochu avec cet anti-héros un peu naze sur les bords. Merci ! Voici ce que j'en ai pensé...



L'affiche est un peu brouillon, mais c'est juste pour illustrer mon propos : je ne l'avais même pas remarquée avant de la chercher à l'instant...

"Bon, vas-y, dis-nous plutôt de quoi ça parle !"

Nous sommes cette fois à la fin des années 60. OSS 117, de son petit nom Hubert Bonnisseur de la Bathe et incarné par le séduisant Jean Dujardin, est envoyé en mission par son patron (Pierre Bellemare) au Brésil pour retrouver un ancien nazi qui a en sa possession une liste de Français qui ont collaboré avec l'ennemi pendant la Seconde Guerre mondiale. Il est chargé de récupérer cette liste en échange de 50000 francs.



Une fois sur place, il est aidé dans sa mission par la jolie Dolorès (Louise Monot), lieutenant du Mossad, qui veut arrêter le nazi pour qu'il soit jugé de ses crimes en Israël.


Pour retrouver le criminel de guerre, ils sont guidés par son propre fils, Heinrich (ci-dessu, la tête dans le sable), qui vit dans une communauté hippie.

Je ne suis pas très objective : j'adore Dujardin. L'humour des Nous c'est nous me plaisait déjà, Brice de Nice m'a fait bien rire, et OSS me charme. Encore une fois, je n'ai pu m'empêcher de remarquer son allure et son charme ravageurs qui me font dire que ce rôle lui colle à la peau.

En revanche, du côté de l'intrigue, c'est... plat. Moins de rebondissements que dans le premier épisode, et elle m'a donné l'impression de n'être qu'un prétexte au show d'OSS. C'est dommage.
Justement, je regrette également que le personnage d'OSS soit aussi caricatural. Là où, dans le premier film, on riait de bon coeur aux blagues d'Hubert qui parsemaient le film, on a l'impression que le deuxième film est conçu autour de ces mêmes blagues. Deux tiers des répliques d'OSS sont des blagues envers les Juifs, les femmes, les jeunes... C'est trop. Et c'est lourdingue, au point qu'OSS est devenu un vrai gros blaireau.

Pourtant, si je dresse un tableau plutôt négatif, je n'ai pas passé un mauvais moment. J'ai beaucoup ri, et de bon coeur. Le bilan est mitigé, donc : l'intrigue ne me convainc pas, mais le film est rattrapé par Dujardin malgré la beauf attitude de son personnage.

Et vous, avez-vous prévu d'y aller, ou est-ce fait ?
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