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1 avril 2013 1 01 /04 /avril /2013 15:58

La distraction d'un mécano de l'aéroport pendant le contrôle d'un avion va mettre tous les passagers du vol en péril lorsque les pilotes s'aperçoivent qu'ils ne pourront pas gagner leur destination mexicaine à cause d'un train d'atterrissage défectueux. Obligés de tourner en rond avant de se poser en urgence, les passagers paniquent et commencent à régler leurs comptes, pensant leur dernière heure venue...

 

Les-amants-passagers.jpg

 

Rien de tel qu'une soirée entre copines pour aller voir le dernier Almodovar ! Celui-ci s'annonçait haut en couleurs, et ce fut le cas, pour notre plus grand plaisir !

 

Parler du scénario ne me prendra pas longtemps, puisqu'il tient sur un mouchoir de poche, comme vous avez pu le voir ci-dessus. La perspective de mourir enflamme les esprits et chacun des personnages de la classe affaires va se révéler dans ses pires travers : alcoolisme, adultère, luxure, manipulation sont les ficelles de cette comédie réjouissante même si bien peu originale.

 

L'image est absolument brillante, éclatatante et lumineuse (trois adjectifs quasi redondants devraient suffire à montrer à quel point la photographie du film m'a séduite !), notamment au début du film et au moment de la rencontre avec la jolie Ruthie sur son vélo.

 

Les fans d'Almodovar apprécieront, comme nous, retrouver l'ambiance folle de Femmes au bord de la crise de nerfs, avec, en clin d'oeil, la présence d'un Banderas vieillissant et de la jolie Penelope Cruz au début du film.

 

banderas.jpg

 

Mes personnages préférés resteront définitivement les stewards, tous plus... folles les uns que les autres ! L'autel portatif de Fajardo, la chorégraphie endiablée sur I'm So Excited des Pointer Sisters, leurs relations personnelles complexes et touchantes sont décidément les passages qui m'ont le plus divertie !

 

stewards.jpg

 

Pour faire court, plutôt que de vous embarquer d'emblée dans un avion de la compagnie Peninsula, courez plutôt au cinéma passer un bon moment de rigolade avec les Amants passagers, à condition de ne pas être trop prude !

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11 février 2012 6 11 /02 /février /2012 20:09

These are the stories of the cops that capture the monsters

and the camera crew that captures the cops*

 

*Jeu de moooots ! Dans cette phrase, to capture : capturer/filmer

(Voici les histoires des flics qui capturent les monstres, et de l'équipe de télé qui filme les flics.)

 

Death-Valley-sur-MTV.jpg "Let's go out and kill something !"

 

En Californie, des hordes de zombies débarquent en ville et sèment la zizanie : les morts-vivants attaquent la population, des jeunes s'amusent à les tabasser... Les loups-garous sont soumis à un couvre-feu les soirs de pleine lune qu'il faut faire respecter, car ils ont la fâcheuse tendance de vouloir s'échapper pour s'attaquer à des jeunes femmes. Enfin, les vampires, en organisant des fêtes qui ont tout pour séduire les étudiants, séduisent pour convertir de futurs suceurs de sang.

 

La brigade de l'UTF (Undead Task Force) menée par le très pragmatique capitaine Franck Dashell a donc du pain sur la planche... d'autant qu'il faut faire bonne mesure devant les caméras de l'équipe de télé qui suit en permanence les policiers, pour réaliser un documentaire sur leur quotidien !

 

Death-Valley-journalistes.jpg

Hi guys !

 

Deux binômes sont suivis au fil de leurs interventions : il y a d'un côté Billy et Joe, le dragueur impénitent et pas très fin associé au père de famille bien sous tous rapports et parfois un peu coincé. On remarquera d'ailleurs à la fin des douze épisodes de cette première saison que l'un et l'autre ont évolué, prenant certaines qualités de leur coéquipier... et parfois un peu ses défauts aussi !

 

Death-Valley-Billy-et-Joe.jpgJoe (à gauche) et Billy (et le perchiste, derrière) faisant face à une zombie qui va passer un sale quart d'heure...

 

De l'autre côté, on rencontre Carla et John-John : l'une est la meilleure tireuse de la brigade, l'autre lui voue une admiration sans bornes... et espère bien la tirer, justement séduire un jour. A ceci près que Carla ne se laisse pas faire !

 

Death-Valley-Carla-et-John-John.jpgLà, ils envisagent de se débarrasser d'une victime mordue par un zombie... Pas de pitié !

 

Pour compléter le tableau, il y a évidemment le commandant Dashell... Rude, sans aucune qualité relationnelle, il n'est pas très diplomate et se montre souvent sexiste. C'est le prototype du mââââle qui se veut dominant et qui sait surtout se montrer ridicule.

 

Death-Valley-Dashell.jpgEn pleine phase de repérage de sa future victime féminine... quel talent !

 

Dashell est d'ailleurs bien loin de s'imaginer que sa nouvelle recrue, Kirsten, est une fliquette hardie au combat et qui va vite prendre de l'assurance. Dans le premier épisode, la scène dans laquelle Kirsten se débarrasse d'un zombie alors que Dashell et Joe discutent risque de devenir culte !

 

Death-Valley-Kirsten-contre-un-zombie.jpg

Mouahahah.

 

Les épisodes, d'une vingtaine de minutes chacun, s'enchaînent avec rythme. Et si la série marche si bien, c'est qu'ils allient humour et action sans faiblir. Les déconvenues successives de John-John, les jeux de mots bien graveleux de Billy et la rudesse de Dashell sont autant d'occasions de rire de bon coeur, même si ce n'est pas très fin (mais ça se saurait, hein, si j'étais la prêtresse d'un humour raffiné. D'ailleurs, je crois bien que je suis amoureuse de Billy).


'Videmment, c'est gore aussi. Et quand je dis gore, c'est qu'il n'y a pas d'autre moyen de se débarrasser d'un zombie que de lui éclater le cerveau. Généralement, avec une balle. Sinon, avec ce qui vous passe sous la main ! Bref...

 

Death-Valley-John-John-zombie.jpgSacrée poigne, ce John-John !

 

Vous l'aurez compris, je suis fan ! Merci, Acr0, pour cette découverte haute en couleurs et en boyaux zombiesques !

 

(Captures (encore ?!) d'écran tout droit tirées (par mes soins) du premier épisode.)

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4 décembre 2011 7 04 /12 /décembre /2011 14:37

 

 

 

Les Lachaunaye n'ont jamais travaillé. Ah ça non, jamais ! Et maintenant que la famille bourgeoise se retrouve ruinée, il est hors de question de travailler pour subsister... Rien que l'idée même du travail leur arrache les hauts cris ! Georges Lachaunaye, très pieux, se rend à l'église, en espérant que le Bon Dieu saura trouver une solution. Rapidement, Georges a une illumination : pourquoi ne pas utiliser l'argent déposé par les fidèles dans les troncs d'église ? Commence alors une tournée bien organisée par toute la famille dans les églises de Paris... Mais l'inspecteur Cucherat, dévoué à la surveillance des églises, veille au grain ; il est bien décidé à mettre le grapin sur les voyous qui pillent l'argent destiné à la réfection des églises.

 

un_drole_de_paroissien11.jpg

 

Il est des acteurs et des réalisateurs dont on connaît peu de choses : mettre l'ignorance de leurs carrières sur le compte de mon jeune âge, voilà qui commence à être difficile... Un dimanche pluvieux m'a donc semblé être l'occasion rêvée pour pallier (un peu) mon inculture en cinéma patrimonial. J'ai commencé ma lourde tâche avec Un Drôle de paroissien, mettant en scène le facétieux Bourvil aux prises avec Francis Blanche, le tout sous la caméra de Jean-Pierre Mocky.

 

Bourvil incarne ici un personnage absolument imbuvable, paresseux au possible et fier de l'être.

Son allure de jeune garçon de bonne famille vient compléter le tableau et, lorsqu'il se tourne vers le vol pour éviter de devoir travailler, il devient une tête à claque de compétition.

 

 18854188_w434_h_q80.jpg

Son épouse Juliette, en plus, est issue d'une famille de fromagers-crémiers qui ont travaillé toute leur vie et qui tentent bien de la raisonner sur la paresse de son époux. Mais, comble de la mauvaise influence des Lachaunaye, Juliette est prête à se servir gratuitement dans le magasin de ses parents pour faire vivre sa belle-famille !


uddp.jpg(La raie au milieu, un choix capillairement discutable)


Le fonctionnement de cette belle-famille est absolument effrayant : tous vivent très la rgement au-dessus de leurs moyens et n'hésitent pas à quémander ou à parasiter leurs amis proches, ce qui leur semble sûrement moins terrible que de travailler. Pire encore, le père, Matthieu, dissimule à sa famille de la nourriture qu'il dévore dès qu'il se trouve seul ! Matthieu est à ce propos incarné par Jean Yonnel, dont j'ignorais tout jusqu'à ce film, et j'ai été scotchée de découvrir sa carrière illustre à la Comédie Française.

 

Georges s'adjoint dans sa filouterie le concours de Raoul, un ami dentiste, incarné par Jean Poiret. Raoul, séduisant, beau parleur, endosse la charge de guetter les apparitions de la police ou de quelque autre fâcheux, qui viendraient entraver la bonne marche de la récolte de fonds illégale de Georges... Raoul non plus n'est donc pas très recommandable : pourtant dentiste, il préfère l'argent facile que peut lui procurer Georges de par ses délits.

 

i_18241_un_drole_de_paroissien_009.jpg

 

Mais le plus drôle, dans ce film, ne réside pas que dans les progrès que font les deux compèers pour moderniser leur attirail du parfait voleur : c'est bien l'enquête maladroite que mène l'inspecteur Cucherat et son équipe pour arrêter les deux hommes. La scène la plus marquante reste d'ailleurs, outre les déguisements fameux qu'endosse chacune des deux équipes pour échapper à la vigilance de l'autre, le moment où Cucherat suit Bourvil déguisé en homme d'église et lui réclame de l'entendre en confession !

 

18854180 w434 h q80

 

Voilà donc un film gentillet, drôle et sympathique pour redécouvrir autrement Bourvil que dans La Grande Vadrouille, Jean Poiret autrement que dans La Cage aux folles et Blanche que dans Les Tontons flingueurs, films qui sont généralement les seuls que nous connaissions, nous enfants des années 80 qui soupiraient de dépit devant les "vieux films" que regardaient parfois nos parents.

 

Pour me faire pardonner, quelques dimanches par mois seront maintenant consacrés au cinéma de papa-et-maman, voire papy-et-mamie, trop vite oublié de ma part et dont je confesse ma trop grande méconnaissance. Aucune contrainte de décennie, aucune contrainte de langue, aucune contrainte que ce soit pour découvrir des films "cultes" (pas sûre que celui sus-cité soit concerné, d'ailleurs !) à côté desquels je suis passée. Vous êtes les bienvenus si vous souhaitez me rejoindre dans ce nouveau rendez-vous ! Et en prime...

Oh, le joli logo !

 

Mango est la première à me rejoindre avec un Franck Capra cultissime !

Un-drole-de-paroissien.jpg

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2 octobre 2011 7 02 /10 /octobre /2011 13:32

Deux hommes se réveillent dans une salle de bains sordide, sale et aux éléments tachés de rouille, tous deux enchaînés par un pied chacun d'un côté de la pièce. Entre eux, un homme mort est allongé, victime d'une balle en pleine tête : il tient dans ses mains un revolver et un magnétophone. En écoutant les cassettes qu'ils découvrent dans la pièce, les deux hommes comprennent qu'ils doivent, pour rester en vie, obéir à un certain nombre de consignes dictées par un maître du jeu machiavélique.

 

Saw

(J'en connais un qui aurait besoin d'une bonne pédicure...)

 

Toutes les excuses étant bonnes pour regarder des films-qui-font-peur, le challenge d'Halloween organisé par Lou et Hilde était l'occasion rêvée. D'ailleurs, mon abnégation n'ayant aucune limite, j'ai volontairement opté pour une série de films qui me donnerait moult frissons.

 

Dans ce premier volume parmi les sept films Saw, nous faisons la connaissance de Lawrence et d'Adam, enfermés sans raison apparente. Au fur et à mesure que le film se déroule, tous deux se souviennent des circonstances de leur enlèvement.

Seul objet neuf dans un décor particulièrement sale, une horloge neuve dépare : c'est le fondement de la mise en scène macabre dont les deux hommes sont les proies. En effet, la voix enregistrée sur les cassettes que vont écouter Lawrence et Adam leur révèle qu'ils disposent d'un temps limité pour s'échapper de l'endroit. Plus retors encore, il leur est demandé de venir à bout de la résistance de l'autre pour survivre : si le tueur dit vouloir jouer à un jeu, la mort d'un ou des participants reste un prix atroce à payer.

 

Très vite, Lawrence pense savoir qui est le responsable de tout cela : il évoque une affaire dans laquelle il avait été soupçonné puis innocenté, celle du Tueur au puzzle, the Jigsaw killer. Dans un flash-back, on entend alors le témoignage de la seule survivante des mises en scène machiavéliques de Jigsaw : enfermée dans une machine qui lui fera exploser la mâchoire, Amanda doit s'en libérer en un temps limité en allant chercher la clé dissimulée dans le corps d'un homme mort...

 

sawshawnee.jpg

C'est après la "victoire" d'Amanda qu'apparaît pour la première fois l'automate représentant Jigsaw qui ne se dévoile pas auprès de ses proies.

 

sawautomate.jpg


Le sort de Lawrence et Adam semble donc défini d'avance par les règles du jeu éditées par Jigsaw. Comment les deux partenaires forcés s'en tireront-ils ?

 

sawfin.jpg

 

Aaaah, Saw... J'avais dix-huit ans à la sortie de ce film, et encore bien trop froussarde pour oser aller le voir au cinéma : je l'ai vu un peu plus tard, sans y faire trop attention et dans des conditions idéales pour faire tomber à l'eau toute l'atmosphère (en plein jour, en rigolant, en grignotant...). Pour le challenge, sérieux oblige, c'est dans des conditions cette fois propices à la concentration que j'ai revu le film et je dois avouer que, si Saw ne vous fait pas hurler de terreur, il a de quoi vous scotcher au canapé.

 

Toute la réussite du film tient en plusieurs points particulièrement soignés :

- un décor tout cracra qui filerait des cauchemars à toute personne normalement constituée.

 - une espèce de marionnette très laide, mixte entre un pantin et un clown, apparemment douée d'une vie propre lorsqu'on la voit s'avancer vers Amanda dans la fameuse scène citée plus haut.

- un tueur invisible qui a prévu à l'avance toutes les réactions possibles de ses victimes et qui, surtout, défend l'idée que, loin justement d'être un tueur, il offre une possible rédemption à des personnes ayant gaspillé ce que la vie leur a offert en leur prouvant le prix de leur existence (par exemple Lawrence, qui a tout pour être heureux mais trompe sa femme). Ainsi, il considère que tout ceux-ci devraient plutôt se montrer reconnaissants. Le tueur qui se prend pour un dieu omnipotent, c'est LE principe sur lequel repose l'ensemble des Saw.

 

De plus, seule une scène peut s'vérer difficile à regarder pour un spectateur adulte et le gore que l'on pourra reprocher à d'autres films de la série ne déborde pas de ce premier volume.

 

Côté casting, on se félicitera de la présence de Danny Glover, pourtant bien sous-exploité et en-deçà de son jeu d'acteur habituel.

 

sawglover.jpg

 

A noter aussi, le rôle de Monica Potter, épouse de Lawrence Gordon. Elle incarnait la mère dans le très bon remake de  La Dernière Maison sur la gauche sorti en 2009 (que je vous conseille pour le challenge si vous ne l'avez pas encore vu !).

 Sawpotter.jpg

 

Quant aux deux acteurs principaux, si j'ai apprécié le choix de Leigh Whannell pour incarner le photographe Adam,

 

sawwhannell.jpg

j'ai en revanche regretté Cary Ewles qui joue Lawrence Gordon : je l'ai trouvé plat, transparent et peu crédible lorsqu'il tente d'exprimer la moindre émotion (et Saw est pourtant le film pour lequel savoir mimer la souffrance semble être essentiel).

 

sawelwes.png

 

Enfin, et c'est là que Saw est à ranger selon moi dans les bons grands films-qui-font-peur, le dénouement du film est un véritable choc insoupçonné (je n'irai pas jusqu'à insoupçonnable, mais je ne connais personne qui ait vu le truc venir avant la fin) et de qualité, pas tiré par les cheveux ni ridicule. D'ailleurs, rien que le fait de voir la fin justifie le fait de regarder le film !

 

Merci à Lou et Hilde d'avoir remis ce challenge au goût du jour !

A venir, le volume 2 de la série !

 

challengehalloween2011.jpg

 



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19 septembre 2010 7 19 /09 /septembre /2010 17:30

Un an après la mort de leur fils aîné Ben, la famille Collingwood retourne passer les vacances dans leur maison familiale, nichée au fond des bois. Mary, la fille cadette du couple, en profite pour passer la soirée avec son amie d'enfance, Paige. Toutes deux sympathisent avec Justin, un ado paumé qui leur offre de partager son herbe. Mais Justin est le fils d'un meurtrier en cavale nommé Krug : aidé de son frère Francis, Krug prend les demoiselles en otage. Battues, humiliées, violée même pour Mary, les deux jeunes filles sont laissées pour mortes dans la forêt. Dans leur périple, les meurtriers trouvent refuge chez les parents de Mary, qui décident de tout mettre en oeuvre pour venger leur fille.

 

la-derniere-maison-sur-la-gauche.jpg

 

Difficile de trouver un adjectif adéquat pour qualifier La Dernière Maison sur la gauche : à la fois drame, thriller, film d'horreur, il mèle toutes les qualités de ces trois genres sans accumuler leurs défauts. L'histoire est pourtant un peu longue à se mettre en place : l'arrivée de la famille dans la maison, les papotages de Mary et Paige, la fumette avec Justin... Mais tous ces développements mettent finalement encore plus en valeur la rapidité du revirement de situation que vont connaître les deux jeunes filles lors de l'arrivée de Krug et de ses acolytes.

 

http://images.nymag.com/images/2/daily/2009/03/20090312_house_560x375.jpg

 

Qui est le héros, dans l'histoire ? Si l'on est tenté de croire que ce sera Mary, la dernière partie du film dément cette impression. Les parents ? C'est l'inverse. Pour le coup, il me semble qu'il s'agit de Justin, ce gamin quasiment muet, complètement traumatisé par un père qui n'a de ce rôle que le nom : Justin saura, plusieurs fois, agir selon sa conscience et non selon le désir perverti de son père.


derniere-maison3.jpg

 

On retrouve parmi les acteurs Riki Lindhome (à droite ci-dessus), déjà repérée dans la très bonne série écourtée Pushing Daisies. Le jeune Justin est incarné par Spencer Treat Clark, le petit Lucius Verus de Gladiator. A noter, la virilité débordante de Garret Dillahunt, Krug.

 

derniere-maison-2.jpg

 

Reprenons. Le film fait habilement monter l'angoisse chez le spectateur, qui ne peut que se trouver en empathie totale avec le couple Collingwood, déterminé à protéger leur unique enfant Mary. L'affiche du film nous le demande déjà : jusqu'où serions-nous prêts à aller pour venger la souffrance d'une personne aimée ? On tremble pour ces parents du début à la fin, qui doivent affronter des psychopathes sans aucun sentiment pour leur prochain. A ce propos, la scène du viol de la jeune Mary est éprouvante au possible : le malaise du spectateur est constant pendant toute sa durée. 

 

dernieremaison1.jpg

 

L'ensemble constitue donc un film angoissant, au scénario intéressant et interrogateur : voilà qui devrait ravir les amateurs du genre. La photographie est splendide mais laisse toutefois place à des scènes d'une violence psychologique et physique rare. Dur dur. Malgré une scène finale en décalage avec l'ambiance du reste, on en ressort... changé.

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9 avril 2010 5 09 /04 /avril /2010 11:36

Lorsque j'ai publié mon article sur le dernier Agatha Christie que j'ai lu, Le Train de 16h50 , des bloggeurs bien intentionnés m'ont informée qu'il avait été adapté en film dans Le Crime est notre affaire. Ayant envie de le voir depuis bien longtemps, j'ai sauté sur l'occasion pour me le procurer ! Merci, la blogosphère !

 

http://image.toutlecine.com/photos/l/e/0/le-crime-est-notre-affaire-15-10-2008-1-g.jpg

 

L'affiche, qui nous montre les deux acteurs principaux visiblement en train de s'éclater, est déjà réjouissante !


"Bon, vas-y, dis-nous plutôt de quoi ça parle !"

 

Tante Babette, en partance pour une destination lointaine, s'arrête quelques jours chez sa nièce, Prudence Beresford. En chemin, alors qu'elle somnole dans le train, elle surprend ce qui lui semble être un meurtre dans un train qui croise le sien. Elle prévient aussitôt le contrôleur et raconte tout à Prudence dès son arrivée. Celle-ci, qui se plaignait justement à son mari Bélisaire qu'elle s'ennuyait ferme, se lance dans une enquête... Elle profite du départ de son mari pour Glasgow pour se faire engager comme domestique chez les Charpentier, une famille qui réside à l'endroit où la victime aurait pu être cachée...

 

http://www.filmotv.fr/elts/programmes/1339/gallerie/LECRIME_001_w_450.jpg

 

Voilà une adaptation réussie, disons-le tout de suite ! Et pourtant, les différences avec le livre original sont nombreuses : il ne s'agit plus d'une enquête de la délicieuse Ms Marple, mais du couple Beresford ; l'histoire est transposée à la fin du XXème siècle, en France qui plus est !

 

On se régale avec les personnages : Catherine Frot, qui paraît au départ un peu froide, se révèle géniale dans son personnage d'enquêtrice infiltrée ; André Dussolier, que j'apprécie aussi beaucoup, fait rire en époux délaissé et dépassé par les élucubrations de son épouse ; Annie Cordy campe une tante Babette tout à fait crédible (il s'agit de Ms Mc Gillicuddy dans le livre) et amusante : j'ai adoré la réplique de Bélisaire, qui lui propose un petit remontant après les émotions causées par le voyage ("Un petit 5ème, pour la route ?"). Claude Rich est jubilatoire en vieillard aigri et grognon, tandis que j'ai trouvé Chiara Mastroinanni un peu trop froide et distante pour incarner la fille aimante, Emma.

 

http://www.premiere.fr/var/premiere/storage/images/cinema/photos-film/photos-acteur/claude-rich/le-crime-est-notre-affaire-2008/15842978-2-fre-FR/LE-CRIME-EST-NOTRE-AFFAIRE-2008_diaporama.jpg

 

L'atmosphère choisie par le réalisateur (Noël, sous la neige) convient fort bien à l'idée d'un mystère à dévoiler. En revanche, si j'ai trouvé que l'absence d'amour filial et fraternel bien rendu (peut-être même trop, Raphaël étant excessivement glacial envers tous), j'ai regretté que les hommes de la famille soient si impertinents et entreprenants envers Prudence !

 

Le principal reste quand même que l'on rit beaucoup, jusqu'à la scène finale du couple Beresford sous la tente. C'est un film hilarant, et j'ai adoré les scènes où Dussolier s'introduit dans le domaine Charpentier en se faisant passer pour le commissaire Raquette, sa femme ayant choisi l'alibi d'un stage de raquettes pour expliquer son absence du domicile conjugal ! La scène de leurs retrouvailles chez les Chaprentier est mémorable ! Tout comme celle du départ de Dussolier pour Glasgow, vêtu d'un kilt un peu récalcitrant !

 

http://www.linternaute.com/cinema/image_diaporama/540/le-crime-est-notre-affaire-32564.jpg

 

C'est donc un film très amusant, qui reprend bien la teneur générale de l'intrigue initiale, une bonne adaptation et un bon film tout court ; pour bien faire les choses à l'envers, je vais maintenant voir Mon Petit Doigt m'a dit, le premier film mettant en scène le duo Frot/Dussolier en tant qu'époux Beresford !

 

Et il s'agissait là de la deuxième partie du "travail" pour le challenge Lunettes noires sur pages blanches !

 

http://happyfew.hautetfort.com/media/02/01/2083521020.jpg



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30 mars 2010 2 30 /03 /mars /2010 16:11

Dans le cadre du Challenge Stephen King lancé il y a quelques semaines, je vous ai d'ores et déjà parlé du film Simetierre. Aujourd'hui, embrayons avec Stand By Me, sorti en 1986 (comme moi, d'ailleurs), adaptation de la nouvelle Le Corps (parue dans Différentes Saisons).

 

stand.jpg

 

 

"Bon, vas-y, dis-nous plutôt de quoi ça parle !"

 

Un été, alors qu'ils sont particulièrement désoeuvrés, quatre amis de Castle Rock, dans l'Oregon, se lancent à la recherche du cadavre d'un cinquième garçon, qui aurait été fauché par un train. Leur but ? Passer dans les journaux ! Tous les quatre partent donc en mission de reconnaissance, en suivant la longue voie ferrée qui passe non loin de là. En parallèle, une bande de jeunes voyous, d'une vingtaine d'années, se lance le même but.

 

On aurait du mal à croire qu'il s'agit d'un Stephen King, parce qu'on s'imagine que l'auteur s'est spécialisé dans les histoires terrifiantes. Pourtant, King a écrit des récits touchants d'amitié entre gosses, et cette nouvelle en est un bel exemple.

Voilà un film qui, en 1h25, aura du mal à vous passionner : c'est amusant parfois, touchant aussi, l'image est belle grâce aux décors (la forêt, les grands espaces...), mais sans plus. J'imagine que, dans quelques mois, je n'aurai plus aucun souvenir particulier de ce film-là...

L'histoire est banale. On y trouve simplement une très jolie histoire d'amitié entre ces quatre gamins, qui se préparent à se séparer avant une rentrée scolaire importante : chacun d'eux, sur le parcours interminable de la voie ferrée, révelera un secret enfoui depuis longtemps ou se dépassera physiquement. Le gros dur, Chambers, quitte sa carapace pour montrer son envie de devenir quelqu'un de bien ; Gordie pleure d'amertume après la mort de son frère et à cause du comportement de son père envers lui... Sur ce plan-là, c'est touchant.

 

Ce qui m'a le plus interpellée, c'est de retrouver au casting des acteurs qui ont bien changé, ou pas tant que ça, finalement !

 

compte-sur-moi-o-connell.jpgCi-dessus, Jerry O'Connell, que l'on connaîtra surtout pour son rôle dans la série Sliders, et qui était un gamin mignon comme tout et bien portant !

 

compte-sur-moi-cusack.jpg

Admirez ma capture d'écran pour vous permettre d'apercevoir le beau John Cusack, la fourchette à la main ! Quelques années plus tard, on le retrouvera dans une autre adaptation du King, Chambre 1408.

 

compte-sur-moi-sutherland2.jpgEt là, autre capture d'écran pour saisir la coiffure ultra-mode de Kiefer Sutherland, incarnant le leader de la bande de gros durs... Je ne saluerai pas vraiment ses talents d'acteurs.

 


Et pour finir, le regretté River Phoenix, en tête d'affiche avec Will Wheaton (maintenant joueur de poker). On se prend à imaginer la belle carrière qu'il aurait pu mener, après des débuts aussi prometteurs...

 

Joli moment, donc, sans plus ! Pour finir, le logo du challenge, et le générique de Ben E. King (lui aussi !)...

 

challenge stephen king

 

 

 


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11 mars 2010 4 11 /03 /mars /2010 07:00
Voici aujourd'hui le premier film que je chroniquerai pour le challenge lancé ici-même il y a quelque temps, j'ai nommé le Challenge Stephen King.

challenge stephen king
C'est en compagnie de Dreamfromnowhere que j'ai visionné cette adaptation, et je peux d'ores et déjà vous dire qu'elle a eu beaucoup moins peur que moi. Peut-être même pas du tout.

affiche-simetierre
"Bon, vas-y, dis-nous plutôt de quoi ça parle !"


Engagé à l'hôpital universitaire de la ville voisine, Louis Creed vient emménager avec sa petite famille dans un trou perdu au fin fond du Maine. Mais la tranquilité à laquelle il aspirait est vite troublée lorsqu'ils s'aperçoivent que la route située à côté de la maison est empruntée par de nombreux poids lourds qui roulent à une allure dangereuse. Leur voisin, Jud Crandall, leur fait d'ailleurs visiter un cimetière consacré aux animaux que les enfants du voisinage ont perdu sur cette route meurtrière.

simetierre

Bientôt, c'est le chat de la famille qui passe sous les roues d'un camion. Pour épargner à sa fille le chagrin que lui causerait la perte de son animal domestique, Louis suit les conseils de Jud Crandall et enterre le chat dans le cimetière indien jouxtant celui des animaux. Le chat réapparaît alors, ressuscité, ni vu ni connu pour le reste de la famille, mais il fait preuve d'un comportement extrêmement agressif envers Louis.
Lorsque c'est le petit garçon de la famille, Gage, qui est victime d'un chauffeur trop pressé, Louis décide d'aller l'enterrer aussi dans le cimetière indien, dans l'espoir fou qu'il revienne à la vie.
Arriva ce qui devait arriver...

Simetierre-c
Aloooors, que dire de cette première adaptation d'un King à l'écran ? Selon les fans, Simetierre est un des meilleurs King, à l'atmosphère terriblement angoissante. Qu'en est-il en film ?
Moi qui ne suis pas particulièrement bon public en terme de films d'horreur, je dois avouer que les films qui jouent sur nos nerfs, sur l'effet de surprise et sur les non-dits me font bien plus peur.

L'histoire tient la route : si je me fie à mes vieux souvenirs du livre Simetierre, en attendant une éventuelle relecture dans le cadre du challenge, je ne crois pas que Mary Lambert ait dénaturé l'oeuvre de Stephen King. On pourrait même croire qu'il l'a particulièrement apprécié, puisqu'il apparaît en personne dans un cameo lors de l'enterrement de Gage. Signe de qualité ? Je l'imagine.

simetierreking2
Je vous épargnerai volontiers des images effrayantes, que vous trouverez via Google si vous le souhaitez, mais le film offre à plusieurs reprises des images assez marquantes ou traumatisantes. Je pense notamment à la Zelda, la belle-soeur de Louis, morte de maladie il y a quelques années, et dont la représentation à l'écran est terrible. Rien que d'y repenser, j'en frissonne encore.

Pourtant, ce que j'ai trouvé le plus efficace, c'est l'effet d'attente, l'angoisse qui monte tout au long du film. Le début, jusqu'à la mort de Gage, est un peu longuet... On en viendrait à s'ennuyer quand, enfin, on pressent chez le père l'erreur qu'il va commettre en enterrant Gage. C'est à partir de là que le film m'a vraiment convaincue : on attend le retour de Gage, on se méfie de ce qu'il pourrait faire, on a envie de dire aux personnages de prendre garde...
Je crois par ailleurs que ces actes terribles, commis par un enfant en bas âge, me terrifient encore plus que s'ils avaient été commis par un adulte : les films d'horreur impliquant des objets inanimés qui prennent vie, des enfants qui agissent de manière étrange me terrifient bien plus que n'importe quel film de monstre...

En résumé, une adaptation plutôt bien réussie selon moi, qui est déjà un peu datée mais toujours efficace.
A noter, le petit Gage (alias Miko Hughes) incarnera quelques années plus tard, en 1998, l'enfant autiste et surdoué du très bon Code Mercury, avec Bruce Willis.

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10 février 2010 3 10 /02 /février /2010 11:25
Il y a belle lurette que je l'attendais, celui-là... Rappelez-vous, je vous en parlais déjà l'année dernière !

http://a10.idata.over-blog.com/0/20/32/50/CINEMA/sherlock_holmes_poster_affiche_robert_downey_jr_jude_law_1.jpg
"Bon, vas-y, dis-nous plutôt de quoi ça parle !"

Après avoir été coupé en plein élan par Holmes et Watson au cours d'un rituel sacrificiel incluant une jeune fille, Lord Blackwood est condamné à mort par pendaison pour pratique de la magie noire et meurtres de jeunes filles... Mais il ressort du tombeau et se prépare à assassiner tous les membres du Parlement pour s'emparer du pouvoir. Rien que ça.

http://www.cinemovies.fr/images/data/photos/14884/sherlock-holmes-2010-14884-1817401488.jpg
 
J'ai résumé grossièrement, hein, ne vous inquiétez pas. Il faut dire que j'ai vu le film il y a cinq jours, et je me souviens bien plus des mimiques sexy de Robert Dowmney Jr que des circonvolutions de l'intrigue... Je vais faire bref, d'ailleurs, étant donné que vous êtes nombreux à l'avoir déjà vu.

http://medias.fluctuat.net/medias-factory/m/mediabox/media/9/3/3/88339/88339.jpg

J'ai adoré : Robert Downey Jr dépoussière l'image du Holmes tout en restant fidèle à son petit côté mal embouché ; Jude Law, que je ne porte pas spécialement dans mon coeur habituellement, m'a convaincue en Watson pas trop bonhomme, et Strong/Blackwood est... grrrr... très vilain.

http://www.cinemovies.fr/images/data/photos/14884/sherlock-holmes-2009-14884-1253478835.jpg

Je n'ai pas trouvé ces dames très séduisantes : miss Adler est plus coquine et mutine que fatale, et la fiancée de Watson m'a paru un peu louche et ne m'a pas inspiré confiance...

http://www.aceshowbiz.com/images/still/sherlock_holmes14.jpg

http://www.cinemovies.fr/images/data/photos/14884/sherlock-holmes-2010-14884-1480776561.jpg

Pour finir, j'attends avec impatience la suite et l'affrontement avec Moriarty !

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24 janvier 2010 7 24 /01 /janvier /2010 19:14
Pour les fans de ciné, la saison est faste en ce moment : entre Avatar, Bright Star, Invictus et Gainsbourg (Vie héroïque), on a l'embarras du choix !
Mais question d'horaires, j'ai récemment subi Solomon Kane et n'ai pas pu voir Gainsbourg... Ratage que j'espère réparer dès le week-end prochain !

En attendant, c'est un autre film plutôt apprécié sur la blogosphère que j'ai pu apprécier la semaine dernière avec ma copine Nuxka : il s'agit d'Agora.


Agora.jpg

"Bon, vas-y, dis-nous plutôt de quoi ça parle !"

Hypatie vit à Alexandrie, où elle enseigne à un groupe de jeunes hommes, ses disciples, les fondements de l'astronomie. Le groupe bénéficie d'un environnement prestigieuse, la fameuse bibliothèque d'Alexandrie. Hypatie est respectée par ses disciples, malgré son statut de femme : d'ailleurs, être femme ne semble guère être rédhibitoire pour être respectée. D'ailleurs, Hypatie n'hésite pas à remettre à sa place le jeune Oreste, qui lui a déclaré publiquement sa flamme.
Mais dans cette ville de culture et de savoirs, les querelles religieuses déchirent chrétiens et païens. La ville est mise à feu et à sang...
Quelques années plus tard, Oreste est devenu préfet.
Il continue à apprécier avec sagesse les conseils d'Hypatie. Du paganisme, il est passé au christianisme, mais cette fois, ce sont avec les juifs que les chrétiens ont maille à partir. Et l'évèque demande à Oreste de renoncer à suivre les conseils d'Hypatie, qui passe pour sorcière...

Si mon résumé vous a paru confus, c'est que l'impression que j'ai eue l'est aussi.
Quel est le sujet de ce film ? Hypatie ? L'affrontement des chrétiens face aux païens puis aux juifs ? J'avoue ne pas avoir réussi à le déterminer clairement. Amenabar nous en montre beaucoup, sûrement trop, pour qu'on suive le fil directeur du film. A moins que celui-ci ne soit le personnage de Davus, esclave d'Hypatie affranchi par elle, qui se convertira au christianisme sous l'influence d'un beau parleur nommé Ammonius et fera partie du groupe de ses assassins.

max_minghella.jpg
Le jeu des acteurs sauve le film : chacun y croit et prend son rôle à coeur. Max Minghella, alias Davus (ci-dessus), est une révélation ! Si j'ai moins apprécié le personnage d'Oreste, Hypatie, incarnée par Rachel Weisz, est convaincante.

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C'est une beauté profonde, envoûtante, et dont on a du mal à détacher son regard...

D'ailleurs, le film lui-même est d'un esthétisme poussé : les décors sont soignés, les plans parfaitement cadrés ; c'est un régal de reconstitution.

26443__agora16.jpg
agora_haut23.jpg

Pourtant, l'alchimie n'a pas pris : le côté brouillon du film m'a fait me perdre en cours de route...
Et il me semble que Nuxka a ressenti la même chose ! Une légère déception, donc.


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