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20 août 2013 2 20 /08 /août /2013 01:30

Danton, Victor Hugo et Churchill sont les trois grands hommes croqués par la plume puissante et stylisée d'Hugo Boris, qui en dresse trois portraits absolument saisissants.

 

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Voilà un roman de la rentrée littéraire qui fonctionne ! Alors que le sujet de départ n'avait rien de particulièrement séduisant, pour moi qui ne lis que très peu de biographies, j'ai été complètement happée par l'écriture d'Hugo Boris.


Dans la première partie, l'auteur revient sur l'enfance de Danton, victime à de multiples reprises de la violence d'animaux et de la maladie, ce qui le défigurera. Il doit composer avec la mort de sa tendre Gabrielle, qui l'aime tant et ne le trouve pas si laid : sa disparition l'accable tant qu'il ira jusqu'à la faire exhumer pour qu'un peintre en fasse un portrait. On le retrouve ensuite à la tribune, puis guidé à la guillotine, croyant jusqu'au dernier instant qu'il pourra y échapper.

C'est peut-être la partie que j'ai préférée, même si l'oeuvre tout entioère est particulièrement forte. Le portrait de Danton est à la fois humain et terrible, et donne à voir le grand homme à travers des faits plus personnels. Je ne peux que transcrire ici ces quelques lignes, absolument efficaces et évocatrices, du Danton orateur : "Les applaudissements l'enivrent et le guident. il s'interrompt, cherche un nouvel aliment pour son prêche. Des fils de salive s'étirent entre ses lèvres. Il se contredit à loisir dans ce festin de mots, soucieux d'abord de son plaisir, des cris et des bravos qui le paient. Si lui n'a pas de notes, c'est qu'il cannibalise sans trembler le plaidoyer de l'orateur précédent, s'en sert comme d'un brouillon pour son propre discours. ll ne supporte pas ces députés qui ne savent pas dire deux paroles de suite. Alors il prend la tribune et s'approprie leur propos, les agrège à son univers, répète des pans entiers de leurs exposés en y injectant le souffle qui leur manquait. Les énoncés des autres sont de vulgaires escabeaux au service de sa propre éloquence. Prononcées par lui, les phrases ne sont plus les mêmes, transfigurées, magnifiées par la puissance de sa voix de basse-contre, le velours menaçant de son regard." (page 26, c'est le petit Post-it sur la photo !).

 

La deuxième partie a pour objet Victor Hugo. Là encore, le style est acéré, et le Victor Hugo qui prend vie se révèle bien loin de l'image paternelle rassurante que transmettent les portraits du grand auteur que l'on connaît tous. Hugo est dépeint comme un homme à femmes, certes, mais un prédateur qui collectionne les femmes, même les plus jeunes. Un étrange parallèle est construit entre l'âge de ses maîtresses et celui de sa fille regrettée, Léopoldine ; par la suite, d'autres remarques laissent toujours planer un doute sur la nature de l'affection qu'Hugo porte à ses filles et petite-fille. Etrange, donc.

Là encore, la carrière du grand homme n'est dépeinte qu'à travers le prisme de la vie privée, ce qui est encore plus fin que dans la partie sur Danton. J'ai découvert comment Hugo avait survécu à tous ses enfants, comme un carnassier qui les aura dévorés les uns après les autres, ces enfants qui n'ont pas eu la place d'exister à côté de lui. Le sous-titre de la partie est d'ailleurs le suivant : "Où l'on apprend que Danton s'est trompé puisqu'il suffit de manger ses enfants pour gagner en longévité."

 

Enfin, la troisième partie concerne Winston Churchill, depuis son enfance, triste période au cours de laquelle le petit Winston est délaissé, abandonné par ses parents, jusqu'à l'après-guerre qui dévoile l'infinie mélancolie du grand Churchill. L'homme politique se construit sous nos yeux, dépassant de bien loin les maigres espoirs que son père avait pour lui, faisant fi des prétentions d'Hitler qu'il considère pourtant comme le seul ennemi à sa taille, et ne comprenant pas la fuite du gouvernement français au moment où les Allemands s'engouffrent dans la brèche en mai 1940.

Cette fois, le grand homme nous est donné à voir dans les souvenirs de Churchill lui-même, qui revient sur sa destinée.

 

Dans les trois parties, les vies des trois hommes se croisent, Hugo se comparant à Danton, Churchill à Hugo et admirant la statue de Danton, comme s'il existait des liens presque tangibles entre ces trois figures. Le livre est une belle réflexion sur la question de savoir ce qu'est un grand homme, et forme une leçon d'humanité à travers la leçon d'histoire. Magistral.

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6 janvier 2013 7 06 /01 /janvier /2013 13:02

Porté disparu lors de la bataille d'Eylau, le colonel Chabert est pourtant bel et bien vivant : il refait littéralement surface en s'extirpant de la fosse commune dans laquelle on l'avait trop hâtivement jeté. Mais après une convalescence longue, son retour en France n'est pas chose aisée car même ses plus proches amis ne le reconnaissent pas... Pire encore, sa femme, le croyant mort, s'est remariée et ne veut plus entendre parler de lui, le privant par la même occasion de sa fortune passée. Commence alors pour Chabert un long combat pour espérer être un jour reconnu.

 

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Si l'une de mes collègues n'avait pas inscrit ce Balzac parmi les oeuvres à étudier pour nos classes de 2nde, il y a fort à parier que je ne l'aurais pas relu de sitôt. J'en gardais en mémoire une image peu flatteuse, celle d'un livre ennuyeux avec des soldats et des batailles... Très peu pour moi.

Ma relecture a donc été l'occasion d'un rappel sur les grandes batailles napoléoniennes : Eylau n'a désormais plus (ou presque) de secret pour moi. Balzac, par la bouche de Chabert, en décrit les horreurs dans un passage à glacer le sang : Chabert, ayant eu le crâne fendu lors de la bataille, est jeté à la fosse commune parmi des monceaux de cadavres et s'en sortira en creusant la terre qui le recouvre grâce à un membre humain sectionné. L'horreur de ce passage raconte les tristes heures de cette grande bataille qui, si elle se solda par une victoire française, n'en coûta pas moins la vie à près de dix mille soldats français, et même plus dans le camp prussien.

 

Mais Le Colonel Chabert est également l'occasion pour l'auteur de dépeindre la société de ce début du XIXème siècle, avec dans les premières pages un portrait haut en couleurs d'une étude de notaire et de ses clercs tire-au-flanc et farceurs, et le double-jeu mené par l'épouse de Chabert, qui m'a rappelé l'hypocrisie des filles du pauvre père Goriot dans le livre éponyme. Le Colonel Chabert se révèle être une nouvelle cruelle, construite sur le mensonge et la moquerie et où seuls les représentants d'une honnêteté rare sont Chabert et son notaire.

 

Et une première lecture dans le cadre du challenge repris par Stephie cette année !

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15 janvier 2012 7 15 /01 /janvier /2012 11:13

Jeune homme désargenté, qui avait pour gagne-pain inhabituel que de faire les poches des noyés qu'il repêchait de la Tamise, Tim Cratchit a trouvé refuge dans une maison close : il y est hébergé en échange de cours de lecture destinés à la mère maquerelle des lieux. Mais Tim est hanté par une vision cauchemardesque, qui le perturbe jour après jour, celle du cadavre d'une très jeune fille, abandonné en pleine rue. Voilà ce qui explique pourquoi Tim essaie de protéger Philomela, une jeune demoiselle, bien trop jeune justement pour être livrée à elle-même dans les rues de Londres, proie facile pour les pervers en tous genres. Mais pour protéger Philomela d'un trafic plus que malsain, Tim va devoir lutter contre des hommes de pouvoir, bien plus influents que lui.

 

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La quatrième de couverture prévient le lecteur que le personnage principal, Tim, est le héros du Conte de Noël, de Dickens. N'ayant moi-même pas lu ce livre, je n'ai pu juger des qualités de reprise dont l'auteur avait fait preuve, mais Tim m'est apparu comme un personnage attachant, d'autant plus qu'il assume des défauts particulièrement humains. L'un d'entre eux, qui me parle encore plus peut-être parce que je pense en être affligée, me l'a rendu sympathique : le pauvre Tim se sent affligé de responsabilités quasi parentales à propos des enfants qu'il prend sous son aile et envers tout un chacun en général. Ah, materner n'est pas facile tous les jours, ni aisé à assumer !

Par ailleurs, on sent quand même que Tim souffre des relations complexes que le lient à sa famille : c'est flagrant avec son oncle (le fameux !), envers lequel il se sent redevalbe, et avec son frère. Le plus douloureux reste sans nul doute les visions qu'il pense avoir de son père, récemment décédé, et qu'il a l'impression de croiser de temps à autre, au détour d'une rue. Les lettres qu'il lui écrit sont terriblement émouvantes.

 

Le sujet du roman n'est pas des plus simples : le trafic des jeunes filles, petites filles même, s'avère difficile à appréhender et la scène des mariages forcés puis des nuits de noces entr'aperçues au travers d'une fenêtre a de quoi glacer les sangs. Heureusement, l'enquête peu conventionnelle de Tim, aidé d'un gamin des rues lui aussi attachant, permet de se lancer à la poursuite des terribles bourreaux de ces pauvres petites filles : chacun des bâtons mis dans les roues de Tim est un crève-coeur pour le lecteur en pleine empathie !

 

Après avoir déjà lu  La Tour noire, du même auteur, il y a à peu près un an, il me semble clair que l'auteur s'impose définitivement dans le créneau des romans policiers sur fond historique, et ce d'autant plus brillamment que l'auteur navigue aisément entre Paris et Londres !

 

Merci à Solène des éditions du Cherche-Midi pour cet envoi encore une fois réussi !

D'autres avis de lecteurs eux aussi charmés chez Gruikman, Karine :) et Keisha.


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22 septembre 2011 4 22 /09 /septembre /2011 18:47

Puisque son père, alcoolique notoire, n'est plus en état d'assurer le travail qu'il doit accomplir, c'est le jeune Harvey Squire qui doit assumer la lourde de tâche de barbier pour les défunts. Ainsi, Harvey est appelé un soir au manoir des Fearnwood pour rendre présentable la dépouille d'un défunt. En rasant l'homme en question, Harvey découvre bien involontairement un secret resté enfoui pendant des siècles et qui a tôt fait d'attiser toutes les convoitises...

 

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C'est seulement le titre, sans même connaître le sujet du roman, qui m'a convaincue de le lire. Pourtant, on s'apercevra que la poétique devise des Fearnwood, "D'Or que landes, mais d'honneur", tirée du latin, ne peut plus guère s'appliquer aux descendants de la lignée, personnages avides, violents et menteurs.

 

Heureusement, le jeune Harvey peut compter sur ses amis, William, qui préfère qu'on l'appelle Julius, et Amélia, qu'il aime en secret. Les trois jeunes amis, confrontés à ce qui semble s'apparenter à une vaste chasse au trésor, vont devoir rivaliser d'ingéniosité pour prendre de vitesse des adultes prêts à tout pour trouver le butin du défunt Fearnwood.

 

L'ouvrage baigne dans une atmosphère dans laquelle les lecteurs reconnaîtront diverses influences, toutes de qualité. Pour ma part, si j'ai trouvé que les premières pages donnaient au roman un petit goût de Merwyn Peake, c'est bien du Stevenson que j'ai cru lire ensuite : l'aventure vécue par Harvey n'aurait pas été reniée par Jim Hawkins ! Par ailleurs, les nombreuses notes en bas de pages mais surtout les multiples références au mur d'Hadrien, qui encadre le récit comme il sillonne la lande écossaise, sont tout autant d'occasion d'apprendre ou de redécouvrir cet épisode antique.

 

Voilà qui fut donc une lecture jeunesse plus qu'agréable grâce au style de Denis Bretin, comparable ici aux grands noms de l'écriture romanesque !

 

Vous trouverez deux autres avis de lectrices conquises chez Edelwe et Acr0 !

 




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9 septembre 2011 5 09 /09 /septembre /2011 11:42

Ayant presque toutes pour toile de fond la Nouvelle-Orléans, les nouvelles de Poppy Z. Brite nous font cotôyer des frères siamois, des zombies, des nécrophiles... et puis des gens presque "normaux", dont la vie bascule peu à peu dans la folie la plus sombre.

 

Contes de la fée verte

 

Maintenant que je lis avec de plus en plus de goût de la SF et de la fantasy, voilà que je plonge dans le grand bain avec Poppy Z. Brite. Miss Spooky Muffin m'avait incitée à le faire avec son challenge consacré à l'auteur, dont j'avais déjà entendu le plus grand bien. Pas folle, la guêpe : j'ai choisi la version Missing Mile du challenge, qui ne m'engageait à lire qu'un livre. Dans le grand bain, donc, mais en me tenant au bord.

 

Le recueil s'ouvre sur une présentation de l'auteur par un des grands noms du genre, si ce n'est peut-être le plus grand (les amateurs éclairés de SF sauront me corriger) : Dan Simmons. Même les incultes comme moi savent reconnaître les maîtres ! Simmons ne tarit pas d'éloges à propos de Brite, qui l'avait subjugué par la lecture de sa nouvelle "Calcutta, seigneur des nerfs".

 

Prenons les nouvelles une par une, si vous le voulez bien :

 

"Anges"

Deux amis en vadrouille, Steve et Ghost, trouvent refuge le temps d'une panne de voiture chez une famille très croyante dont deux des fils sont siamois. Sauvages, les frères vivent en marge du reste de la famille depuis qu'ils ont subi l'opération visant à les séparer. Ghost décide de soulager leurs souffrances.

Cette nouvelle m'a laissée sur ma faim en ouverture du recueil. Elle porte en elle un étrange sentiment d'inachevé, comme si les siamois m'avaient communiqué leur mal-être. Ca commence mal.

 

"Conte géorgien"

Quatre jeunes garçons vivent en colocation et jouent de la musique dans les bars. Après le suicide de l'un d'entre eux, les garçons se séparent. Une foire aux monstres fera se croiser une ultime fois deux d'entre eux.

Là, on commence véritablement à comprendre la puissance évocatrice du style de l'auteur. La marginalité des garçons est décrite à travers la beauté de leurs actes, même les plus terribles. La fin, en revanche, m'a là encore ennuyée, ne m'attendant pas à cela.

 

"Sa bouche aura le goût de la fée verte"

Deux jeunes hommes vivent et usent à deux le maximum de plaisirs que peut leur offrir la vie. Bien vite, pour frissonner encore plus fort et goûter les jouissances les plus ultimes, ils se tournent vers des plaisirs en marge de la raison : la nécrophilie et l'aménagement d'une alcôve pleine de cadavres pour s'y livrer aux plaisirs charnels de toute sorte. Ils rencontrent bientôt un jeune homme qui reconnaît le bijou autour du cou de l'un d'eux, trouvé sur un cadavre.

Je crois que c'est cette nouvelle qui m'a accrochée pour de bon à ma lecture. D'une beauté morbide, le récit que fait l'auteur des goûts terribles de ses personnages réussit, malgré l'horreur, à plaire. Le raffinement s'allie aux perversités les plus fines, et la fin est totalement en accord avec l'évolution du personnage du narrateur.

 

"Musique en option pour voix et piano"

Agressé sexuellement alors qu'il n'était encore qu'un petit garçon, un jeune homme découvre que sa voix a depuis acquis le pouvoir d'agir sur les foules. Devenu chanteur, il craint à chaque prestation de causer de nouvelles morts et décide d'arrêter de chanter.

Cette nouvelle, assez courte, propose un récit intercalant plusieurs temporalités, original et poignant.

 

"Xénophobie"

Deux jeunes hommes, cherchant à se faire de l'argent facilement pour financer leur cuite du soir, accepte de veiller un cadavre. Ils décident de soulever la jupe de la défunte...

Dans cette nouvelle, la bêtise des deux personnages agace au fur et à mesure que la peur monte. Finalement, on s'en sort bien...

 

"La sixième sentinelle"

Un riche spectre communique avec une jeune femme dans l'espoir qu'elle puisse le faire accéder à ses richesses passées.

Voilà une nouvelle qui m'a moins plu que les autres. Un sentiment de déjà-vu, peut-être.

 

"Disparu"

Ne voulant pas perdre l'ami qu'il avait tant aimé, un jeune homme décide d'embaumer le cadavre de celui-ci.

Là encore, je n'ai pas été passionnée par cette nouvelle : l'atmosphère pesante de la Nouvelle-Orléans y est-elle pour quelque chose ?

 

"Traces de pas dans l'eau"

Dru, à force d'entraînements, réussit à faire bouger les choses autour de lui. Il décide d'utiliser ses pouvoirs pour ramener à la vie son frère jumeau Ninive, décédé trois ans auparavant.

Une impression en demi-teinte, ici : le style est très pur, très beau, mais la fin erssemble trop à mon goût à celle de "Sa bouche...".

 

"Prise de tête à New-York"

Nous retrouvons Steve et Ghost, en balade à New York. Un badaud essaie de leur vendre des crânes humains conservés dans le formol.

Là, la déception prime : j'ai trouvé cette nouvelle simpliste, bien loin de la puissance des autres nouvelles, qu'elles m'aient plu ou non.

 

"Calcutta, seigneur des nerfs"

Né à Calcutta d'une mère morte en couches, le narrateur raconte un périple dans cette ville livrée aux morts-vivants. Alors qu'il se rend dans le temple de la déesse Kali, il voit la statue de la déesse s'animer...

Je comprends fort bien que Dan Simmons ait été scotché à son siège pendant la lecture de cette nouvelle. Les descriptions de la ville dans toutes ses composantes, depuis l'architecture aux senteurs qu'elle exhale, sont fortes et efficaces.

 

"Paternité"

Un père, très proche de son petit bébé depuis l'épisode de baby-blues qu'a vécu sa femme, fait tout pour protéger son fils du monde extérieur. Pourtant, un accident domestique cause la mort de l'enfant.

Je crois que cette nouvelle est celle que j'ai trouvée la plus dure. N'évoquant aucun élément merveilleux, on y croit bien plus puissamment qu'aux autres. L'amour, puis la cruauté, la souffrance et la douleur sont perceptibles dans chacune des phrases. On se prend un véritable coup de poing dans la poitrine.

 

"Cendres du souvenir, poussière du désir"

Leah est enceinte, mais ne sait pas si l'enfant à venir est celui de son petit ami ou de son amant. Accompagnée par son ami officiel pour aller avorter, elle se dispute avec ce dernier. Tous deux se séparent, se cherchent, se perdent dans un quartier obscur, avant que celui-ci ne la retrouve, trop tard.

Dans cette nouvelle, la deuxième partie m'a davantage intéressée que toute la partie romance de l'affaire.

 

 

Ainsi, ce sont bien "Sa bouche aura le goût de la fée verte" et "Paternité" qui m'ont le plus convaincue, charmée, dégoûtée, fascinée. L'horreur des histoires contées par l'auteur est sublimée par une écriture à la fois poétique et juste, jamais ampoulée. La musique, que l'on retrouve dans nombre de nouvelles, s'ajoute en arrière-plan à notre lecture. Il y a fort à parier pour que je regoûte aux écrits de Poppy Z. Brite sous peu.

 

Merci à Miss Spooky Muffin pour ce challenge qui m'a réservée une lecture inhabituelle et féroce.

Challenge réussi !

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23 janvier 2011 7 23 /01 /janvier /2011 12:20

Plus de vingt ans après la Révolution et après la chute du Premier Empire, la France voit revenir à sa tête la famille des Bourbons représentée par Louis XVIII, Louis XVI ayant été guillotiné et son fils ayant succombé dans les geôles parisiennes...

Hector Carpentier, jeune médecin parisien à la suite de son père, est soupçonné du meurtre d'un certain Leblanc qu'il semble ne pas connaître, mais il se trouve que le défunt portait sur lui l'adresse de Carpentier et semblait se rendre au domicile de ce dernier. Le sulfureux Vidocq prend l'enquête en main et, s'apercevant rapidement que le jeune Carpentier est aussi blanc que neige, le prend sous son aile pour qu'ils démasquent ensemble le véritable coupable. Mais les deux hommes sont entraînés dans une affaire secrète bien plus large que ce simple meurtre : le jeune Louis XVII ne serait peut-être pas mort en 1795, et le pouvoir lui reviendrait désormais à la place de Louis XVIII...

 

 

Thriller, nous dit la couverture... N'exagérons rien...

 

Louis Bayard, qui n'a de français que le nom et probablement aucun rapport avec le chevalier éponyme sans peur et sans reproche, se lance et nous lance avec La Tour noire dans la reconstitution de Paris au début du XIXème. Les descriptions de la ville nous donne à voir une cité sombre, humide, peu avenante... idéale en somme pour être le théâtre d'un meurtre énigmatique : "Nous sommes lundi 23 mars, le jour du printemps pour être exact, quoique la nouvelle semble ne pas avoir atteint Paris. Depuis environ une semaine qu'à la façon d'un invité malveillant une bruine glacée s'est installée ici, les différences normalement établies entre l'air et l'eau sont noyées dans un bruit d'éclaboussures. On n'entend que ça : les siennes à soi, celles de la promeneuse derrière soi et du piéton devant. Partout ce bouillonnement noir et liquide fait de nous les grenouilles d'un royaume englouti."

Il ne fait pas bon se promener dans les rues parisiennes...

 

Vidocq y règne en maître absolu, se fondant dans la masse et harponnant les malfrats à la petite semaine qui tentent d'y survivre. Un pied parmi les brigands, mais un autre à la Sûreté où il est le chef d'une brigade à son image. L'épisode de sa rencontre avec Carpentier est ahurissant de réalisme : s'étant déguisé, il se défait petit à petit de ses frusques devant les yeux du jeune médecin complètement ébahi : "Ce n'est rien comparé aux changements qui affectent son corps. Il se défait ! Les lambeaux s'échappent de sa manche vide, son bras valide fouille dans le creux de sa poitrine et, miraculeusement, un second bras apparaît à la place du moignon. "Une hydre aux membres qui repoussent" pensé-je, émerveillé, en le regardant. [...] Il grandit. Comme s'il découvrait subitement six pouces de vertèbres enfouis dans une épine dorsale qu'il déploie sans encore en connaître la longueur. Devant mes yeux, l'invalide et minuscule vieillard de ma rue est devenu un solide gaillard de cinq pieds, deux pouces et six lignes. Carré, fier, sec, comme issu d'un relevé géologique, avec des reliefs musculeux bordés de graisse, elle-même immergée dans des strates de chair." C'est à proprement parler Vidocq qui devient le point central du livre et autour duquel gravite les autres personnages, à commencer par Carpentier.

 

Ainsi, il faut voir en La Tour noire un livre policier, dont Vidocq serait l'enquêteur principal secondé par Carpentier, qu'un thriller à part entière (pour un thriller pur et dur, allez faire un tour vers mon précédent article !). L'enquête en elle-même m'a plu, sans me passionner pour autant : le personnage de "celui-qui-pourrait-être-Louis-XVII", par exemple, m'a semblé trop peu fouillé... Peut-être est-ce dû à l'amnésie que lui a conférée l'auteur ! En revanche, j'ai aimé pouvoir faire revivre Carpentier père par la découverte de ses écrits par son fils.

 

A mon sens donc, pas le "meilleur thriller de l'année" mais un policier agréable, envoyé par la très attentionnée Solène Perronno des éditions du Cherche-Midi, que je remercie chaleureusement !

 

D'autres avis chez mes camarades Yspaddaden, Karine :), Gruikman, Madame Charlotte...

 

 

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29 août 2010 7 29 /08 /août /2010 18:55

Zuleika Dobson, prestidigitatrice de renommée internationale, est de passage à l'Université d'Oxford pour rendre visite à son grand-père, recteur du lieu. Elle qui fait succomber les hommes les uns après les autres de par sa beauté fascinante et irrésistible semble ne faire aucun effet à l'un des invités de son grand-père, le Duc de Dorset. Voilà qui la séduit, puisqu'elle a l'habitude de voir les hommes se pâmer devant elle. Mais lorsqu'elle découvre que le Duc est en réalité comme les autres, Zuleika se trouve particulièrement déçue et prend ses distances, ce qui désespère le jeune Duc.

 

http://www.deslivres.com/images/products/image/Zuleika-Dobson.gif

 

Objet d'un partenariat avec l'équipe de Blog-O-Book et les éditions Monsieur Toussaint Louverture, ce très bel objet livre, emballé qui plus est avec grand soin et de façon très amusante, aurait du figurer bien plus rapidement dans un article sur ce blog. Si j'en ai commencé la lecture il y a fort longtemps maintenant, celle-ci s'est étirée en longueur sur de nombreuses semaines et n'a même pas réussi à s'achever pendant les vacances. Et pourtant, j'ai persévéré, n'ayant pas pour habitude d'abandonner en chemin un livre qui ne me plairait pas. 

 

Malgré tout, Zuleika Dobson n'aura pas su conserver mon intérêt, qui a défailli au cours des multiples efforts déployés par le Duc pour se faire aimer de sa belle, allant pour elle jusqu'à commettre un acte irréversible. Un style trop ampoulé et des longueurs à mon sens fatales ont nui à ce roman qui jouissait pourtant d'un point de départ amusant, mais rapidement dévoilé, au point que l'on se demande s'il est bien utile de lire la suite. En ce qui me concerne, il s'agit d'une grande déception, mais je garde le livre précieusement et peut-être lui redonnerai-je une seconde chance un peu plus tard !

 

Je remercie toutefois bien chaleureusement la Blog-o-Book team et les éditions Monsieur Toussaint Louverture, en les priant de m'excuser pour le retard pris pour ce billet.

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10 mars 2010 3 10 /03 /mars /2010 18:40
J'ai beau avoir une PAL qui déborde, des idées lecture pour m'occuper plus de six mois sans trop me tracasser, je ne peux jamais résister à l'appel des nouveautés que l'on nous propose à moult reprises pour divers partenariats. Faible lectrice que je suis, j'ai donc à nouveau succombé quand la Livraddict Team nous a proposés ce nouveau roman d'aventures qui frise le thriller ésotérique, genre que j'affectionne et que je lis avec plaisir.

http://multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/ZoomPE/2/0/7/9782749115702.jpg
J'ai pris peur en avisant la taille de la bête à réception : 661 pages, rien que ça ! Mazette...

"Bon, vas-y, dis-nous plutôt de quoi ça parle !"

L'ouvrage s'ouvre sur une citation de Confucius et un extrait de la Bible, avant de nous plonger (c'est le cas de le dire) dans un sous-marin en détresse : le capitaine Malone comprend que c'est la fin et réserve sa dernière pensée pour son fils Cotton.
Des années plus tard, de nos jours, nous voilà en compagnie de Cotton Malone, qui a entrepris de mettre au clair la mort de son père. Mais son investigation le mène bientôt sur des chemins a priori tout à fait différents : le voilà amené à se pencher sur deux manuscrits, trouvés à plusieurs siècles d'intervalle par le roi Othon III de Germanie et par des soldats nazis... Pour les déchiffrer, Cotton va devoir multiplier les alliances et se méfier de sacrés coups fumants.

L'histoire présentée avait tout pour me plaire. Malheureusement, il faut être sacrément doué pour réussir à maintenir une atmosphère palpitante pendant plus de six cents pages : je ne n'aventurerai pas dans une critique totale du livre, mais je dois dire que mon intérêt est retombé comme un soufflé.
Il faut dire que le rythme adopté dans la narration est soutenu : il faut suivre plusieurs intrigues, menées en parallèle grâce à un procédé de plus en plus utilisé dans le genre, et qui commence à me lasser ; il consiste en une avalanche de très courts chapitres qui nous promènent alternativement dans différents pays et/ou à différentes époques. Alors que cela aurait justement pu éviter des chapitres longuets, c'est cette multitude de chapitres que j'ai trouvée fastidieuse à lire.
Par ailleurs, j'ai beaucoup de mal à me plonger sans arrière-pensée dans une intrigue qui met aux prises le Président des Etats-Unis et ses conseillers : même si l'intrigue n'est pas mal ficelée, j'éprouve toujours une réticence à impliquer des huiles de ce niveau dans un roman (n'en parlons même pas dans des séries...)

En revanche, je dois avouer que Cotton Malone m'a paru tout à fait sympathique, et que je crois que j'aurais plaisir à lire une autre de ses aventures, à condition que le mode de narration diffère un peu. Par ailleurs, les liens entre les différentes époques tiennent la route, et l'on sent que l'auteur s'est servi d'une documentation bien fournie pour les fondements de son livre. D'ailleurs, suprise ultime si vous avez survécu aux 660 pages précédentes, l'auteur livre en fin d'ouvrage la vérité sur les éléments réels intégrés au livre et ceux qui sont romancés. Là, je dis bravo !

En conclusion, il s'agit donc d'une demi-déception, mais j'en garderai quand même une impression agréable. Je remercie Solène Perronno, des éditions Le Cherche Midi, ainsi que l'équipe de Livraddict !

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20 janvier 2010 3 20 /01 /janvier /2010 19:00
Publié aux éditions Métamorphoses, ce livre est ma première jolie découverte 2010. Je ne l'ai pas choisi par hasard : Bettina, l'auteur, est d'abord pour moi la maman d'une amie (amie qui a subi Solomon Kane avec moi il y a peu...) avant d'être aussi un auteur à découvrir. Pourtant, je promets d'être aussi objective qu'il m'est possible de l'être, n'ayant (encore) reçu aucun pot-de-vin (Ceci n'est pas un message caché. Quoique.).


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"Bon, vas-y, dis-nous plutôt de quoi ça parle !"


Mélinée Mauvert exerce un métier un peu spécial : elle écrit des éloges funèbres. Marquée par un enterrement au cours duquel personne n'avait prononcé le moindre discours à propos de la jeune défunte, elle s'est promis que jamais elle n'assisterait à d'autres obsèques sans prévoir un petit mot, au cas où. Depuis, elle en a fait son activité principale.
Et les affaires marchent bien : la mort n'épargne personne et apporte fatalement son lot de victimes quotidiennes. Mélinée écrit pour des mères de famille, des jeunes, des gens ordinaires...
Mais un jour, une requête inhabituelle lui est faite : Lucien, pensionnaire d'une maison de retraite, demande à Mélinée de lui écrire son éloge funèbre de son vivant, afin qu'il puisse prendre connaissance du texte avant de passer l'arme à gauche.
Mélinée commence donc à mener l'enquête sur Lucien en interrogeant sa famille, et exhume d'une malle du grenier des souvenirs lointains dans le temps et dans l'espace...

Commençons léger : j'ai eu un gros coup de coeur pour le prénom de l'héroïne, inédit et joli comme tout. Tout comme le titre !
Entrons dans le vif du sujet : j'ai voulu préserver le secret en ne lisant pas la quatrième de couverture, chose que je pratique de plus en plus. Du coup, la découverte du métier plutôt incongru de Mélinée a été totale ! Ca m'a beaucoup amusée, et je me suis imaginée un instant exerçant cette activité professionnelle...

Mais la réflexion sur la mort est plus profonde : c'est généralement un sujet que j'évite soigneusement, mais il est traité ici avec pudeur, mais sans mièvrerie. Bettina a le mérite de nous faire réfléchir : on est peu de choses, finalement. Quelques mots le jour de l'enterrement, quelques images aux yeux des présents et l'on disparaît aussi discrètement que l'on a vécu. Je l'avoue, ça m'angoisse. C'est vertigineux, cette idée de disparaître sans que notre existence ait laissé une trace quelconque, un tant soit peu durable. Et puis, quand les années auront passé, qui se souviendra un jour qu'on a eu grandi, ri, pleuré, souri, chanté, aimé ? Bonjour tristesse, non pas à cause du livre, mais parce qu'il me renvoie à mes propres démons...

Mélinée a aussi ses coups de blues. Heureusement, elle rencontre un homme séduisant, direct. Tous deux ont l'air de vrais aimants avant même d'être amants : ça fait des étincelles, et ce dénommé XL hante Mélinée jour après jour. On navigue sans heurt entre les histoires de mort et les histoires d'amour, et les tonalités se complètent les unes les autres.

Pourtant, je l'avoue, un des aspects du livre m'a moins convaincue : il s'agit des nombreuses incursions en Algérie, sur les traces de l'enfance de Lucien et à travers les années, grâce aux écrits que Mélinée est autorisée à consulter. La guerre d'Algérie est un épisode de l'histoire qui m'est peu familier, et j'ai parfois trouvé ces récits un peu longs.

Je me lancerai bientôt à l'assaut du deuxième tome : je vais retrouver Mélinée et son XL à un tournant de leur existence, et Lucien n'a pas l'air d'avoir dit son dernier mot !


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28 décembre 2009 1 28 /12 /décembre /2009 12:43
Theoma, sur son blog Audouchoc, a publié il y a deux semaines un article que j'ai pris beaucoup de plaisir à lire, dans lequel elle explique qu'elle ne participera pas au lynchage collectif de Dan Brown. Je la rejoins sur ce point : à côté des Marc Lévy, Guillaume Musso et autres poids lourds de la nouvelle "littérature" française, je trouve Dan Brown particulièrement talentueux. Evidemment, tout est relatif.

Mais quand l'équipe de Blog-O-Book a proposé de lire Le Symbole perdu, grâce à un partenariat avec les éditions JCLattès, je me suis dit que c'était l'occasion de voir si, oui ou non, Dan Brown était bon à vouer aux gémonies.

le-symbole-perdu
Voici la clef d'une couverture efficace : le nom de l'auteur en gros, le titre aussi ; on vous rappelle le nom du dernier bouquin événement du même auteur, on rajoute le Capitole qui fait son petit effet, et une clef mystérieuse... On mélange tout et hop, on embarque direction Washington avec le maître du roman éostérico-policier.

"Bon, vas-y, dis-nous plutôt de quoi ça parle !"

Robert Langdon
, éminent professeur en symbologie, reçoit un coup de fil de l'assistant de son ami Peter Solomon, lui aussi éminent d'ailleurs et franc-maçon du plus haut grade : celui-ci le convie pour animer une conférence sur la symbolique dans l'architecture de Washington. C'est une aubaine pour Langdon, qui s'en trouve flatté et qui file prendre le jet privé affrété spécialement pour lui. Mais une fois sur place, Langdon ne trouve personne. Au téléphone, celui qui a qui il a parlé le matin même se trouve être un imposteur qui veut utiliser le savoir de Langdon pour mettre la main sur le plus grand trésor des francs-maçons. Il ne plaisante pas : il offre pour preuve la main gauche de Solomon, coupée et installée en plein Capitole...

Jusque là, j'aime l'idée : pour sauver son grand ami, Langdon va devoir coopérer avec le ravisseur, mais essaie de le mener en bateau pour ne pas lui révéler les secrets les mieux protégés de toute la franc-maçonnerie. Et quand la patronne du Bureau de sécurité de la CIA s'en mêle, on sent que tout n'est pas clair.

Là où j'adhère moins, c'est au sujet de la soeur de Solomon. Katherine travaille en effet sur un nouveau domaine scientifique, la noétique : selon elle, la force de la pensée et de l'âme humaine est quantifiable. En la maîtrisant et en l'orientant, on peut agir sur la matière et pourquoi pas la modifier. Ce n'est pas rien ! Mais Dan Brown, s'il met dans la bouche de Katherine un vrai laïus à ce propos, et qu'on en parle à moult reprises dans le livre, n'en tire pas grand-chose dans son intrigue, puisque ce n'est pas ce qui intéresse le ravisseur de Solomon. Du coup, puisque notre sujet est la franc-maçonnerie, pourquoi nous en raconter autant sur la noétique ?

Peut-être est-ce là le plus grand travers de Dan Brown, que Theoma soulève elle aussi dans son article : il aime, à travers la voix de ses personnages, nous donner des leçons. Il n'y a pas une page où un des protagonistes ne nous raconte pas un événement historique, ne détaille pas un symbole quelconque, n'explique pas un aspect de la franc-maçonnerie. Oui, c'est intéressant ; non, on n'en veut pas autant. Parce que, du coup, on saute allègrement d'un symbole à l'autre et on perd des lecteurs aussi vite. Quant à moi, j'ai parfois relu des pages avant de tout assimiler (je comprends vite mais il faut m'expliquer longtemps, à moi aussi).

Pourtant, je n'ai pas trouvé que ses explications étaient tirées par les cheveux. Si je devais reprocher à Dan Brown d'avoir exagéré le trait, je viserai sans hésitation les péripéties finales : entre Langdon coincé dans son caisson, noyé mais pas trop, et le ravisseur dont on découvre la véritable identité à la fin, c'est un peu gros.

Mais je ne garde pas une impression négative de ma lecture : si je ne suis pas une lectrice acharnée de Dan Brown, je comprends son succès et son livre m'a plu, sans me convaincre à 100%.

Lilibook a apprécié sa lecture, Theoma non mais ne le lynchera pas non plus. Merci à BOB et aux éditions JCLattès !

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