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18 mars 2009 3 18 /03 /mars /2009 09:51

C'est en lisant sur le blog d'Edelwe un commentaire sur ce roman que j'ai eu envie de le relire. J'ai eu comme tout le monde ma période Agatha Christie, quand j'étais une jeune ado et que je piochais dans la collection du Masque à la bibliothèque. Et puis j'ai laissé tomber ces policiers au charme désuet pour des lectures plus rythmées, plus violentes... jusqu'à hier !

"Bon, vas-y, dis-nous plutôt de quoi ça parle !"

Les suppositions vont bon train pour savoir qui a acheté l'Ile du Nègre. Une star de cinéma ? Même les habitants du coin semblent ne pas savoir. En tout cas, l'île est déserte, surmontée uniquement d'une demeure moderne et bien équipée.

Huit personnes qui ne se connaissent pas reçoivent toutes la proposition de venir passer quelques jours de vacances sur l'île, ou de venir y travailler. Elles se retrouvent toutes à bord du même bateau pour s'y rendre et commencent à faire connaissance : un ancien juge, une secrétaire, une vieille fille, un aventurier, un ancien flic qui cache son jeu, un général en retraite, un jeune flambeur et un médecin, ainsi qu'un couple de domestiques.

Mais lorsqu'ils arrivent sur l'île, personne n'est là pour les accueillir... Le maître et la maîtresse de maison ont soit-disant été retenus sur le continent. Mais en discutant un peu, les convives se rendent compte qu'ils ont été chacun conviés par des personnes différentes : c'est louche. Alors qu'ils terminent de prendre le dîner, une voix s'élève et énonce lentement le nom de chacun d'eux en précisant que chacun est soupçonné d'avoir commis un crime... Les invités comprennent alors qu'ils ont été piégés sur l'île par un fou qui va vouloir rendre la justice et punir ces crimes impunis... Chacun s'espionne et imagine que son voisin est le coupable, mais bientôt plusieurs d'entre eux trouvent l'un après l'autre la mort de façon effrayante... Le plan du fou en question commence à s'exécuter.

J'ai adoré relire ce livre, dont je me rappelais finalement très peu. Le huis-clos m'a paru particulièrement angoissant, d'autant que les morts s'enchaînent rapidement et mystérieusement. Je n'ai eu aucun mal à m'imaginer que je faisais partie des personnes retenues sur l'île, et le passage des convives du statut de coupables qui nient leur responsabilité à celui de victimes qui doivent échapper à un maniaque m'a convaincue. En revanche, je n'ai pas été convaincue par la façon dont meurt la dernière victime... Mais l'épilogue éclaire toute l'intrigue et nous fait comprendre l'histoire sous un autre angle. Un très bon policier donc, qui me donne envie de me replonger dans la douce ambiance des romans avec Miss Marple et Hercule Poirot !

Vous retrouverez ici
l'article d'Edelwe.
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15 mars 2009 7 15 /03 /mars /2009 13:31

Ma visite au Salon du Livre n'a pas été désatreuse pour mon porte-monnaie ni pour ma PAL : j'ai été bien sage et raisonnable, d'autant que M.Neph m'accompagnait et que je serais passée pour une dingo si j'avais couru de stand en stand en m'extasiant devant tout ce que je voyais...

Et comme j'ai été bien sage, donc, il m'a offert cette BD hilarante de Libon dont nous venions de rater la séance de dédicaces (boulets un jour, boulets toujours...).
Le premier tome s'intitule Jacques, le petit lézard géant : on y fait la rencontre de Jacques, un petit lézard qui grandit subitement et se met à parler le jour où des militaires un peu débiles font tomber par inadvertance sur lui une mini bombe atomique... Les humains dont il croise la route s'évanouissent ou l'aident, le prenant souvent pour autre chose qu'on gros lézard : à la fin de ce premier tome, il a trouvé refuge chez Mamie, qui le prend pour un chienchien et le nourrit sans arrêt.

"Bon, vas-y, dis-nous plutôt de quoi ça parle !"

Nous retrouvons donc Jacques chez sa mamie, bien traité et toujours bien nourri, mais un voisin qui entend du bruit l'aperçoit et prévient aussitôt une association de défenseurs de la nature qui se chargent de le relâcher dans la nature... Ce qui plaît moyennement à l'intéressé dont la seule envie est de retourner se faire chouchouter par Mamie.

C'est drôle, que dis-je, c'est à mourir de rire... Je ne suis pas une experte en BD, mais le graphisme est très agréable, Jacques et ses nombreux amis aussi touchants que bêbêtes, et on se surprend à rire à gorge déployée à chaque nouvelle page des aventures de toute cette bande de neuneus.

Vous trouverez le début du premier tome sur le site de Spirou Magazine, en cliquant ici
.
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14 mars 2009 6 14 /03 /mars /2009 08:42

Je ne remercierai jamais assez une amie rencontrée en prépa de m'avoir parlé de Pratchett. Sur le coup, j'avais pris ça pour une série un peu ringarde, qui ne pouvait intéresser que les mordus de SF et de fantasy : je m'étais bien trompée !
Je suis on ne peut plus réfractaire à ces deux univers, pourtant j'adore cette série des Annales du Disque-Monde

Le Disque-Monde est un univers un peu étrange puisqu'il se constitue d'une gigantesque tortue (la grande A'tuin) qui porte sur son dos quatre éléphants, qui portent eux-mêmes le Disque-Monde, appelé ainsi parce qu'il est plat. Le volume dont je vous parle aujourd'hui est le 12ème d'une série qui en compte 36 ! Au cours des volumes précédents, on rencontre des personnages aussi bizarres que farfelus, aussi drôles que ridicules :
- Rincevent, un mage complètement naze qui se sort de bien des situations périlleuses complètement par hasard,
- Deux-Fleurs, le seul touriste à s'être aventuré sur le Disque-Monde et totalement inconscient des risques qu'il encourt,
- Le Bagage, un coffre en bois magique doté de multiples pattes et qui semble même avoir des dents,
- La Mort, un de mes personnages préférés : de sexe masculin et doté d'un humour assez particulier
Et tant d'autres, de profils divers mais toujours bien trouvés !

Cette série se voulant parodique, je sais que je rate sans doute de nombreuses références aux ouvrages parodiés, puisque je m'y connais si peu en SF, mais cet ouvrage-là parodie l'univers des contes de fées...

"Bon, vas-y, dis-nous plutôt de quoi ça parle !"

Dans ce volume, nous retrouvons trois sorcières déjà croisées dans des tomes précédents : Mémé Ciredutemps (la plus vieille et la plus acariâtre du lot), Gytha "Nounou" Ogg (la vieille attachante, mère d'une nombreuse tribu, qui ne refuse pas de boire un bon coup de temps à autre et se lance volontiers dans des chansons paillardes peu appréciées de ses copines) et Magrat Goussedail (la plus jeune, qui a encore beaucoup d'illusions sur son métier de sorcière...).
Mémé et Nounou accompagnent Magrat dans la ville de Genua parce que celle-ci s'est vu léguer une baguette magique et le rôle de marraine fée d'une jeune souillon appelée Braisillon (ce n'est pas sans nous rappeler quelqu'un !), qu'elle doive à tout prix empêcher de se marier avec le prince... Sur leur chemin, elle croise un petit chaperon rouge, un loup et des bûcherons, des souris transformées en cochers, des cochers en scarabées, un zombie, une sorcière vaudou... et la soeur cachée de Mémé, Lilith Weatherwax, qui joue le rôle de la méchante marraine fée et dont la spécialité est la magie pratiquée avec des miroirs...

Si la lecture de ces ouvrages m'enchante à chaque fois, d'autres accrochent peu avec le style et la profusion des personnages, ce qui est tout à fait compréhensible (moi-même, j'ai bien aimé le premier sans plus et je me suis trouvée accro après deux ou trois tomes !). En revanche, j'ai beaucoup de mal avec les couvertures, parce que je ne me représente pas du tout les personnages ainsi.
Tenez-vous maintenant prêts pour les résumés des 24 volumes qui restent !

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11 mars 2009 3 11 /03 /mars /2009 23:12

Moui, la couverture n'est pas des plus gaies, j'avoue... Mais difficile de trouver une illustration plus appropriée à une histoire aussi stressante que celle que connait Michael Harrison à quelques jours de ses noces...

"Bon, vas-y, dis-nous plutôt de quoi ça parle !"

Michael Harrison a toujours fait de nombreuses blagues à sa bande de copains, et pas toutes de très bon goût... Pour se venger, ces fameux copains lui ont prévu une activité morbide en cette soirée où il enterre sa vie de garçon : ils ont prévu de l'enterrer au sens propre, avec une bouteille de whisky, un magazine porno et un talkie-walkie, et de venir le rechercher après quelques heures et quelques pintes en plus dans le corps...
Mais tous sont déjà bien éméchés : ils enterrent un Michael complètement ivre qui comprend à peine le mauvais goût de la blague et repartent direction le prochain pub en riant grassement. Mais un grave accident de la route les laisse tous morts, et personne ne sait où se trouve Michael...

Sa fiancée, Ashley, se fait beaucoup de souci et lance la police à sa recherche. Le commissaire Roy Grace, aux méthodes peu académiques, s'intéresse à l'affaire et remarque vite qu'Ashley a un comportement un peu louche, tout comme Mark, le meilleur ami et associé de Michael et qui n'aait pu se rendre à l'enterrement de vie de garçon...


Le résumé de la 4ème de couverture, qui explique brièvement ce qui arrive à Michael, m'avait profondément séduite : il fallait réussir à imaginer une telle intrigue ! Dès le départ, tout semble déjà perdu pour Michael, et on se met aussi bien à sa place qu'à la place de ses proches, qui ne savent que penser d'une telle disparition... Et le personnage de Roy Grace, flic d'une quarantaine d'années, lui-même confronté à la disparition énigmatique de sa femme, est très attachant.
Pourtant, j'ai trouvé l'action trop lente parfois, et je n'ai pas ressenti le suspense et l'angoisse que j'attendais. On a également l'impression que l'enquête piétine du côté de la police, et que leur avancée est le fruit du hasard plus que de leur travail... Bref, un bon sujet mal développé à mon goût, et une fin trop abracadabrante pour me plaire, c'est une légère déception.

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10 mars 2009 2 10 /03 /mars /2009 21:25

Je vous prie d'excuser les quelques jours que j'ai passés loin de vous... Collège et obligations professionnelles avant tout !
Toutefois, si je n'ai pas pu venir vous en parler avant, j'ai pourtant lu assidûment ces derniers jours, et j'ai lu Le Montespan en quelques heures, tellement j'avais envie de voir si oui ou non Mme de Montespan allait revenir à son époux...

"Bon, vas-y, dis-nous plutôt de quoi ça parle !"

Nous sommes à Paris, sous le règne de Louis XIV... Les duels sont interdits : les jeunes gens qui se battent au début du roman sont condamnés à mort et exécutés.
Le frère de l'un et la promise d'un autre se rencontrent juste après cet épisode et deviennent fous amoureux l'un de l'autre... Quelques jours plus tard à peine, les voilà déjà mariés !

Ils s'aiment, ils s'adorent et consomment leur union n'importe où, n'importe quand... Il faut dire que la jeune Mme de Montespan est si jolie ! Son mari en est fou amoureux...
Malheureusement, tous deux aiment le jeu, et ont un train de vie qui ne correspond pas à leur bourse. Pour subvenir à leurs besoin croissants, Montespan s'engage dans plusieurs campagnes militaires plus désastreuses les unes que les autres. Il en revient avec des dettes encore plus grandes...

Mais, pendant son absence, Mme de Montespan a été remarquée à la cour par le Roi Soleil en personne et en devient la favorite, malgré ses réticences premières qui ont vite fait d'être balayées par la grandeur des cadeaux qu'il lui offre...
Quelle n'est pas la surprise de son époux qui la découvre enceinte alors qu'il est parti trop longtemps pour être le père de cet enfant ! Voilà le point de départ de la rupture du jeune couple, qui ont pourtant deux jeunes enfants ensemble...

La Montespan part s'installer dans les appartements qui lui sont réservés au palais royal et se plie sans remords aux désirs du Roi, tandis que Montespan se languit de son épouse et est bien décidé à la faire revenir coûte que coûte.
Comme le montre la couverture, originale et qui m'a beaucoup plu, il orne son carrosse de splendides cornes qui attirent l'attention de tous. Mais il risque gros, car il ne veut pas obéir au Roi et condamne fermement l'adultère de sa femme. Celui qui lui offrait tant pour l'amadouer risque fort de lui causer un grand tort...

C'est le portrait de cet amour inconditionnel de la part de Montespan qui m'a le plus séduite pendant ma lecture... Comment ne pas être touchée par cet homme au grand coeur, abandonné avec ses deux enfants, par une femme ignoble qui ne pense qu'à son propre bien-être, au point de laisser sa fille mourir sans s'en préoccuper ?

En revanche, le langage choisi par Jean Teulé ne m'a pas du tout plu. Il se complaît dans les grossieretés et des détails inutilement scabreux (dont on se serait volontiers passé), notamment au début : j'ai d'ailleurs cru que je ne terminerais pas ma lecture... Mais je ne regrette pas d'avoir suivi le Montespan dans ses espoirs et ses déceptions, ses peines et ses désillusions !

Vous trouverez  l'avis d'Yspaddaden ici sur ce même livre. J'envisage quand même de lire Je, François Villon du même auteur, en espérant que la langue employée soit moins grossière (ce dont je doute vu le personnage de Villon). Peut-être bientôt en ces lieux !

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7 mars 2009 6 07 /03 /mars /2009 12:40

Voilà un livre que je n'avais pas prévu de lire, mais je l'ai offert à Papa Neph pour Noël (tu parles d'un cadeau morbide) et il me l'a gentiment prêté... Si j'avais su à quoi je m'exposais !

"Bon, vas-y, dis-nous plutôt de quoi ça parle !"

Le livre début en 1348, dans un couvent du nord de l'Italie. La mère supérieure, Yseut, tente par tous les moyens en son pouvoir d'échapper à celui qu'elle nomme avec crainte la Bête... Cette Bête a déjà tué de manière abominable ses treize compagnes en treize nuits sanglantes, et on les a retrouvées l'une après l'autre crucifiées et éventrées. Il ne reste désormais plus qu'elle, et elle sait qu'elle n'échappera pas à la Bête...

Quelques jours auparavant, elle a ouvert ses portes à une femme mourante appartenant à l'ordre des Recluses, des soeurs vivant en totale autarcie et gardiennes de l'Enfer... Elle-même tentait d'échapper à la Bête, et elle confie en mourant les reliques qu'elle transportait : un crâne ceint d'épines, ressemblant à celui du Christ, mais portant la trace de nombreux coups, ainsi qu'un manuscrit relié de peau humaine, l'Evangile selon Satan...

Mère Yseut, acculée par la Bête, n'a qu'une solution pour lui échapper... Je ne vous la dévoilerai pas, mais elle est terrifiante, et je dosi vous avouer que ce début m'a glacée jusqu'aux os. Terrifiant, affreux, abominable... Il y a fort longtemps qu'un thriller ne m'avait pas fait cet effet...

Nous avançons ensuite jusqu'au XXIème siècle, où l'agent spécial Marie Parks, victime de visions terribles depuis un grave accident, lutte elle aussi contre une Bête qui ressemble trait pour trait à celle que nous avons déjà affrontée... Elle aussi enlève des femmes pour les crucifier... Marie se lance à sa poursuite et risque sa vie pour arrêter un monstreapparemment invincible

Que cache ce terrifiant manuscrit ? Se peut-il que la Bête qui est à sa poursuite traverse les siècles ? Autant de questions qui resteront sans réponse si vous ne lisez pas ce livre terrifiant.

A mon goût, le ryhtme se perd un peu pendant la deuxième moitié du roman, et toutes ces luttes sanglantes sont perdues au profit des querelles intestines au sein du Vatican. C'est un peu dommage, mais ce bouquin reste une découverte aussi terrifiante que prenante ! J'ai déjà prévu de lire le deuxième livre de l'auteur, L'Apocalypse selon Marie...

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6 mars 2009 5 06 /03 /mars /2009 09:36

Ce n'est sûrement pas à vous que je vais apprendre que le prochain Salon du Livre se tiendra la semaine prochaine, du 13 au 18 mars.

Laissez-moi quand même vous faire de ma surprise et de ma joie (oui oui, rien que ça ) : j'ai joué hier à un concours sur le site de la Page Littérature (ici) et j'ai été tirée au sort !

J'ai gagné mon invitation valable pour une entrée et je remercie encore une fois les organisateurs de ce concours ! Premier jeu et premier gain, je suis ravie !

Du coup, ayant économisé le prix de l'entrée, je vais pouvoir augmenter mon budget sur place Va falloir faire de la place dans ma PAL !

Et du coup, peut-être à samedi ?



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5 mars 2009 4 05 /03 /mars /2009 10:12

C'est grâce à Nuxka que j'ai lu ce livre... Impressionnant, d'ouvrir une lettre et de tomber sur un pavé comme celui-là : je me suis dit que ce n'était pas un cadeau

De plus, j'étais complètement à l'ouest : en regardant la couverture et en lisant le titre, je pensais que j'allais lire une sombre histoire d'enlèvement d'enfant et/ou de pédophilie...
Hum, du tout ! Heureusement, la 4ème de couverture m'a détrompée !

"Bon, vas-y, dis-nous plutôt de quoi ça parle !"

Le livre commence par le suicide du personnage principal, Archibald Jones, communément appelé Archie. Mais pas évident de faire 730 pages avec un héros mort... Il réchappe donc de sa tentative manquée, sauvé au dernier moment par un garçon boucher.

Il va se consoler auprès de son ami de longue date, Samad Iqbal, qui a combattu avec lui lors de la Seconde Guerre mondiale. Samad, fraîchement remarié à une jeune Indienne qui a la moitié de son âge, lui conseille de prendre lui aussi une jeune épouse. Archie rencontre, au matin du nouvel an, une jeune femme noire appelée Clara, qui est à ses yeux d'une beauté époustouflante. Seul petit défaut : il lui manque les quatre dents du haut...

Quelques semaines plus tard, Clara et Archie sont mariés. Et très vite aussi, elle se retrouve enceinte, en même temps que la femme de Samad. Les deux femmes deviennent inséparables et les enfants grandissent ensemble.
Clara donne naissance à une petite Irie, et Alsana Iqbal accouche de deux garçons, Millat et Magid.

Mais à l'école, les garçons sont influencés par leurs camarades et se mettent à faire des bêtises : Samad décide alors de renvoyer ses fils dans son pays d'origine pour leur apprendre les bonnes manières et le respect. Mais, puisqu'ils n'ont pas assez d'argent, il va choisir l'un des deux et l'envoyer, contre l'avis de sa femme, dans sa famille. Il sera élevé loin de ses parents, de son jumeau, de ses amis, et prendra un tout autre chemin que son frère. A la fin du livre, on assiste au retour du fils prodigue, qui ne se déroule pas tout à fait comme prévu...


J'ai trouvé du bon comme du moins bon dans ce livre. La longueur ne m'a pas rebutée, mais les digressions et les flash-back sont nombreux et nuisent au rythme de la narration, selon moi. En revanche, tous les personnages sont attachants (ma préférée étant Hortense, la mère de Clara), et Zadie Smith transpose à l'écrit  leurs tics de langage, leurs accents... Certains passages sont amusants, et ce syle quasi-oral y contribue beaucoup. Ce sont vraiment les allers et retours dans la chronologie qui m'ont gênée, d'autant qu'on passe d'un personnage à l'autre très facilement et que c'est parfois un peu ardu à suivre... Mais une jolie découverte quand même, merci Nux !

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4 mars 2009 3 04 /03 /mars /2009 14:57

Des années que l'on me parle d'Anne Perry, des articles par dizaines sur les blogs de lecture, des rayonnages entiers dans les librairies, et je n'avais pas encore eu l'occasion d'en lire un seul... C'est chose faite avec Un Etranger dans le miroir !

"Bon, vas-y, dis-nous plutôt de quoi ça parle !"

Anne Perry nous emmène dans le Londres de la fin du XIXème, pour suivre l'enquête que mène l'inspecteur William Monk au sujet du meurtre du fils cadet d'une famille noble, Joscelin Grey.

Seul bémol, mais de taille : Monk a eu un accident de cab quelques semaines auparavant, et il a perdu la mémoire. A son réveil dans une chambre d'hôpital insalubre, il ne se souvient même plus de son nom, ni de rien d'autre d'ailleurs...

Il décide de garder ce secret pour lui et de se remettre au travail pour ne pas perdre sa place au sein de la police. Toutefois, son supérieur lui en veut, et les proches qu'il redécouvre ne sont pas à l'aise en sa présence... Monk apprend petit à petit qu'il ne devait pas être un homme ni très délicat, ni très amène auparavant.

L'enquête qu'il mène piétine, faute de preuves et de nouveaux indices à se mettre sous la dent. De plus, Monk et son équipier Evan parviennent vite à la conclusion que le meutre de Grey n'a pas été commis par un bandit de passage mais par une personne de sa connaissance. Or, accuser un noble quand on n'est qu'un policier et pas un gentleman, ce n'est pas très bien vu, et Runcorn, le chef de Monk, n'attend que cela pour lui faire perdre son boulot...


Vue sous cet angle, l'intrigue est très intéressante. Pourtant, je me suis prodigieusement ennuyée pendant la lecture de ce livre... L'introspection, oui, forcément, puisqu'il a perdu la mémoire. Mais toutes les 2 pages, argh. C'est trop ! On tourne en rond, on se répète, et donc on s'ennuie. Heureusement, la résolution de l'intrigue redonne un peu d'énergie aux dernières pages, mais sur 400 pages, c'est malheureusement trop peu. Je suis déçue toutefois d'avoir eu cette impression ; je crois qu'il faut que j'essaie un autre Anne Perry pour me faire une idée sur la question. Peut-être aurez vous des titres à me proposer !

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1 mars 2009 7 01 /03 /mars /2009 17:34

Il suffit d'avoir de mauvaises chaussures pour gâcher ce qui aurait dû être une bonne journée de ski. Du coup, j'ai rendu le matériel en avance pour aller flâner en ville et bouquiner en terrasse, pour profiter d'un soleil radieux. Je n'ai donc pas fait autant d'exercice physique que prévu, mais je n'ai pas perdu mon temps !
La maison de la presse locale n'avait pas beaucoup de choix, mais c'est avec plaisir que j'ai trouvé ce thriller dans les rayonnages, car j'avais déjà lu des extraits de Gerritsen : c'était l'occasion rêvée !

"Bon, vas-y, dis-nous plutôt de quoi ça parle !"

Claire Eliott est médecin et veuve depuis 2 ans. Elle est mère d'un jeune garçon, Noah, qu'elle a voulu éloigner de la ville après qu'il a commis divers actes de vandalisme en compagnie de diverses mauvaises fréquentations... Elle vient donc s'installer dans le Maine, dans une bourgade au nom prometteur, Tranquility. Mais elle doit faire face à la méfiance des autochtones, qui ne voient en elle qu'une étrangère et ne lui font pas confiance. Sa clientèle s'étiole, tandis que Noah ne s'intègre pas non plus au lycée.

Très vite, Claire doit affronter une affaire étrange : des ossements humains sont déterrés dans la propriété d'une villageoise. Par ailleurs, une vague de violence submerge la ville et atteient particulièrement les ados : l'un déclenche une fusillade dans la classe de Noah, un autre attaque sa petite soeur qu'il lacère de coups, la laissant pour morte, et tue sa mère, un autre encore prend des lycéens en otage avec une arme... La population devient folle, et les rumeurs lancées par les journalistes vont bon train : des rites sataniques seraient à l'origine de tous les maux du comté. Ces maux ne sont pas sans rappeler d'affreux meurtres commis il y a une cinquantaine d'années.

J'ai particulièrement aimé la mise en situation par un prologue qui se passe en 1946, qui nous plonge tout de suite dans l'ambiance sordide et haletante du livre. Par ailleurs, le style de l'auteur s'adapte à merveille à  chaque fois qu'elle donne le point de vue des différents protagonistes : un vrai bonheur... J'ai dévoré ce bouquin  et vous le conseille vivement, même si la fin est un peu abrupte à mon goût.

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