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30 décembre 2010 4 30 /12 /décembre /2010 09:36

Tout juste rentrée d'un voyage féérique pour fêter Noël en Laponie, où j'ai eu l'immense privilège de rencontrer le VRAI Père Noël, je suis plus occupée à préparer le réveillon de la Saint-Sylvestre qu'à entretenir mon blog... Shame on me !

 

http://31.img.v4.skyrock.net/312/malakk01/pics/308498523_small.jpgHmmm, ok.

 

Comme l'an dernier, à la même époque, il est temps de dresser un petit bilan des lectures de l'année... mais celui des lectures réussies, des coups de coeur et de foudre ! Voici quels seront les titres que je garderai pour 2010 :

 

http://idata.over-blog.com/2/65/43/20/couvertures/americains/9782226215215FS.gifhttp://img.over-blog.com/250x404/2/65/43/20/couvertures/decoin.jpg

 

http://idata.over-blog.com/2/65/43/20/couvertures/fantasy/owens.gif


http://img.over-blog.com/303x500/2/65/43/20/couvertures/policiers/speed-queen.jpg

 

http://www.librairiepantoute.com/img/couvertures_300/seul-le-silence-poche-09.jpg

Bonnes fêtes de fin d'année et à l'année prochaine !

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26 décembre 2010 7 26 /12 /décembre /2010 13:53

Toussaint Legoupil est chinois. Voilà qui ne lui poserait pas problème s'il n'avait pas été adopté et que ses parents adoptifs, Léon et Mado, répondaient à ses questions sur ses origines... Il faut dire que, pour compléter le tableau, Toussaint est noir. Et un "chinoir", comme il se qualifie lui-même, ça ne court pas les rues. Encouragé par son psy, Toussaint se rend en Chine, bien décidé à retrouver sa mère. Mais le voyage ne sera pas de tout repos...

 

Made In China

 

Quelle histoire, mes amis, quelle histoire ! Entouré par des parents hauts en couleurs et une petite amie gothique pour le moins envahissante, Toussaint n'a qu'une envie : prendre ses distances du village de Croquefigue, en Provence, où il vit depuis son adoption en Chine une petite trentaine d'années plus tôt. Mais il apparaît rapidement que ses parents s'inquiètent de le voir découvrir la vérité sur sa naissance... Y aurait-il un rapport avec la secte installée à Croquefigue sous l'influence de Jean-Marius Djemba ? Avec le parrain de Toussaint, Gaston Xiaoping ? Le tableau est louche... 

 

De J.M. Erre, j'ai également lu cette année, sans vous en parler, son nouvel opus, Série Z... D'étranges meurtres sont commis dans une maison de retraite destinées aux anciennes gloires du cinéma de série B !

 

http://4.bp.blogspot.com/_uh9TQpcA_Hk/TBfCPez5jAI/AAAAAAAABBo/6N81HSGecZg/s1600/S%C3%A9rie+Z.jpg

 

J.M. Erre est-il loufoque, ou simplement ses livres ? Nul doute que je lirai bientôt Prenez Soin du chien, le premier de ses romans ! Parce que le style vous en apprendra plus qu'un étalage de compliments à son égard, quelques extraits de Made In China !

 

"L'Aurore aux doigts de rose hésitait encore à se sortir du pieu. Les rues de Croquefigue-en-Provence restaient livrées aux assauts de la brume matinale et, au moment précis où Toussaint Legoupil sortait à pas de loup de la maison familiale sise 8, avenue Alphonse-Daudet, l'auteur de ces lignes songeait qu'il avait bien du mal avec la prose poétique."

 

"La pièce était plongée dans le noir. Toussaint s'avança d'un pas inquiet. Puis il se souvint qu'il était entré les yeux fermés, alors il les ouvrit.

On la refait : la pièce était baignée d'une douce lumière colorée par de riants vitraux."

 

Un livre que j'ai également offert à Lili, qui l'a lu et apprécié !

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16 décembre 2010 4 16 /12 /décembre /2010 19:14

"Ton cinéma est la saturation de signes magnifiques qui baignent dans la lumière de leur manque d'explication", Manoel de Oliveira

 

Dictionnaire_Godard.jpg

 

Godard est un cinéaste que je connais encore fort peu. Ce Dictionnaire des Passions, récemment édité chez Stock, propose de passer en revue les mots, les concepts, les influences, les grands thèmes des oeuvres et de la filmographie de Godard, strictement liée ici à sa biographie.

 

L'abécédaire, depuis A, lettre emblématique des prénoms des heroïnes de Godard, jusqu'à Z pour Zoetrope, les studios de Coppola, dépeind de manière très complète ce que l'on sait ou découvre à propos du cinéaste. Dès le A, j'en apprenais déjà beaucoup : A comme l'accident terrible de moto dont il a été victime en 1971, A comme acteurs, avec qui il se montre exécrable. Pauvre, pauvre Mireille Darc !

Les articles qui m'ont le plus intéressée sont ceux qui concernent les grands qui ont influencé Godard, et le panel est large : Aragon, Marguerite Duras, Hitchcock... et tant d'autres ! Il l'avoue lui-même dans une citation reprise à l'article bien nommé Citations : "Une phrase sur deux n'est pas de moi".

Un article m'a étonnée : on trouve rapidement dans l'ouvrage, à la lettre B, l'article... Biographie ! C'était bien le seul élément que je pensais ne pas y trouver, croyant découvrir Godard à travers le prisme de l'alphabet seulement. Biographie, c'est un peu facile...

 

L'ouvrage n'oublie pas de saluer les grands collaborateurs et assistants de Godard et d'appuyer sur le rôle déterminant des actrices qu'a aimées le réalisateur. J'ai eu envie, pour terminer cet article, de vous faire partager quelques photos d'Anna Karina, la sublime.

 

anna_karina.jpg

 

Anna-Karina-Une-Femme-est-Une-Femme-anna-karina-4705804-222.jpg

 

anna_karina2.jpg

 

Et comment croire que Godard ne fut jamais récompensé au festival de Cannes ? Bien des a priori ou manques sont résolus par ce dictionnaire, qui réjouira davantage, selon moi, les aficionados de Godard que ceux qui, comme moi, ne sont pas des spécialistes.

 

Merci à la librairie Dialogues pour cette première lecture en partenariat !

http://librairiedialogues.files.wordpress.com/2010/04/capture-d_ecran-2010-05-27-a-10-14-261.png

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12 décembre 2010 7 12 /12 /décembre /2010 14:13

Bertram Wooster, notre dandy préféré, est toujours l'heureux patron de Jeeves, valet distingué et flegmatique comme on n'en fait plus. Jeeves est mis à contribution par l'oncle de Wooster, Percy, pour l'aider à organiser une entrevue secrète avec un homme d'affaires de ses confrères, entrevue devant aboutir à la signature d'un juteux contrat.

Bien évidemment, rien ne se passe comme prévu : alors que la résidence d'été de Wooster devait servir de lieu de rencontre entre les deux hommes, Edwin, le boy-scout fils de Percy, met le feu par accident à la maison. Jeeves va donc devoir trouver un autre manège ! Wooster, pendant ce temps, est pris à parti par la fille de Percy, la terrifiante Florence, qui s'est mis en tête de l'épouser, et par Nobby, fille biologique de Percy, que son père ne laisse pas épouser l'homme qu'elle aime, l'écrivain Boko Fittleworth : Jeeves et Wooster vont avoir fort à faire pour se débrouiller de toutes ces histoires...

 


Jeeves, au secours !

 

Wodehouse, je vous en ai déjà parlé avec  Pas De Pitié pour les neveux. Depuis, j'en ai lu d'autres, sans prendre le temps de vous en parler ; je les ai même dévorés : il y a eu Bonjour, Jeeves, Gardez le sourire, Jeeves ! et Jeeves et la saison des amours. J'ai laissé un peu d'eau couler sous les ponts et revoilà Wodehouse avec ses deux héros complémentaires, illustrant les rapports maître et valet déjà exploités à de nombreuses reprises en littérature.

 

Comme à son habitude, Wooster est mis à contribution dans une affaire impliquant l'une de ses tantes : ici, il s'agit pour lui d'aider oncle Percy, l'époux de sa tante Agathe, sa "redoutable tante qui est femme à avaler des tessons de bouteille et à organiser des sacrifices humains sous les rayons de pleine lune." Charmant portrait de femme, isn't it ?

 

Pauvre, pauvre Wooster... Obligé donc d'aider Percy, voilà qu'il est en plus pris pour cible par Florence Craye qui veut l'épouser, alors même qu'il a réussi à rompre leurs fiançailles il y a quelques années ! Florence remet le couvert par dépit, déçue qu'elle est pour l'instant par son fiancé Stilton, qui n'a pour ambition que de rester le gendarme local. Wooster va devoir oeuvrer pour réconcilier les deux tourtereaux, de peur de passer sur le grill !

Il lui faut aussi aider la jeune Zénobie, alias Nobby, qui voudrait épouser Boko : la ruse finale de Jeeves pour décider l'oncle Percy est l'une des plus efficaces que j'ai lues dans ces cinq premiers Wodehouse de ma collection !

 

C'est sûr, 2011 s'annonce encore comme une année Wodehouse !

Cette lecture est la première s'inscrivant dans le cadre du challenge de Fashion : cette année, je me tape des auteurs morts !

necrophile.jpg


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8 décembre 2010 3 08 /12 /décembre /2010 19:25

Alors que nous aborderons bientôt la dernière ligne droite menant à la fin du Challenge Stephen King, pour lequel je publierai bientôt un récap' des participants courageux et pas effrayés pour deux sous,

 

http://www.linternaute.com/sport/tennis/photo/roland-garros-2008/image/ola-veux-tu-voila-277708.jpg

Ola d'encouragements pour les vaillants participants !

 

...alors, donc, disais-je, l'envie me titille de lancer un nouveau challenge ayant pour ambition ambitieuse de renouer avec... la philo !

Mon métier me plaçant dans la position de celle qui amène les élèves à apprendre et/ou (sic) à réfléchir, je regrette de plus en plus régulièrement de m'être éloignée moi-même des bancs de la prépa et de la fac sur lesquels je n'avais qu'à m'asseoir pour recevoir l'enseignement des professeurs. Je retrouve petit à petit d'assimiler des savoirs qui seraient différents de ceux qui me sont nécessaires pour préparer mes cours : la philo, matière étudiée avec plus ou moins de goût pendant trois ans, en fait partie !

 

Les idées de Nietszche, Schopenhauer, Freud, Sénèque (encore que...), Badiou et tant d'autres ne sont encore que des concepts obscurs : il est temps de les sortir du placard/du rayon caché de la librairie et de leur offrir un sursaut d'intérêt !

 

J'avais d'abord songé à un logo tiré de la sublime série ABProd La Philo selon Philippe, mais j'ai finalement opté pour une autre idée, trouvée au hasard d'Internet et qui donne ceci :

 

Logo Challenge Kant

 

Puisqu'il s'agit quand même d'une plongée dans un domaine souvent lointain dans nos souvenirs, ne plaçons pas la barre trop haute : avant fin décembre 2011, lisons au moins un ouvrage philosophique au choix !

 

Le but n'est pas ensuite de rédiger des articles ayant la prétention de critiquer avec légitimité le contenu de l'ouvrage lu, mais de donner notre avis comme à propos de toutes nos lectures. Le plus assidu des lecteurs philosophes se verra récompensé pour ses efforts !

 

Quels jeunes Padawans apprentis philosophes parmi vous rejoindront les rangs ?

 

Et voilà qui permettra aussi, pourquoi pas, de remplir une partie du Challenge lancé par Fashion : en 2011, je me tape des auteurs morts !

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2 décembre 2010 4 02 /12 /décembre /2010 18:11

En cette période de l'année, entre conseils de classe, moyennes à établir, appréciations à faire figurer sur les bulletins, neige et Noël qui se profile, mes journées, comme les vôtres sûrement, ne sont plus assez longues... Mon rythme de lecture s'en ressent ! Alors, en attendant de vous parler du Wodehouse que je suis en train de savourer, je vous propose une ballade dans l'univers de Monet, mis à l'honneur cette année au Grand Palais dans une expo qui se prolonge jusqu'au 24 janvier 2011.

 

Le site officiel de l'exposition propose un voyage interactif et animé dans les oeuvres de l'artiste grâce à douze activités dans lesquelles votre souris et vous êtes mis à contribution : le résultat est splendide et était à deux doigts de me tirer quelques larmes !

 

hp.jpg


Cliquer sur l'image vous redirigera sur le site Internet de l'exposition où vous pourrez entamer le voyage !

Serez-vous aussi émotifs que moi ?

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25 novembre 2010 4 25 /11 /novembre /2010 19:08

Au début des années 2000, en Chine, le professeur Li Zhenduo exhume d'un chantier de fouilles plus de trente rouleaux de bambou, qu'il confie à son ami de longue date, Wang Pei, afin que ce dernier les déchiffre : il faut dire que ceux-ci datent visiblement de plus de deux mille ans ! Wang Pei s'attèle immédiatement à la tâche et met à jour une histoire incroyable concernant le marquis de Yan, conseiller du roi Xuan : les rouleaux en question réduisent à néant le statut de héros national du marquis, acquis lors de la découverte de son tombeau par un autre archéologue, Song Baiming.

 

Mais les rouleaux de bambou disparaissent soudain de l'appartement de Wang Pei : immédiatement, les deux amis soupçonnent Song Baiming de vouloir étouffer l'affaire, dans laquelle il perdrait énormément d'argent...

 


L'Affaire du cuisinier chinois

 

Voilà un livre que ma copine Nouche m'a prêté il y a quelques mois maintenant ; je m'en veux de l'avoir laissé traîner si longtemps dans ma PAL...

 

N'étant absolument pas férue de littérature asiatique, j'ai pourtant particulièrement apprécié cet ouvrage : l'auteur, français et spécialiste en sinologie, nous emmène avec lui dans un périple en Chine, que nous découvrons comme des touristes privilégiés : aucun aspect de la culture chinoise n'est passé sous silence. Saveurs des plats du jeune Zhang Chenfu, traditions à la cour du Qi, découverte du Pékin actuel, voyage dans le temps à travers l'Histoire du pays : l'intrigue, ponctuée de nombreuses notes explicatives, m'a plongée pendant ma lecture dans une atmosphère toute particulière mais mise à ma portée grâce à Pascal Vatinel.

 

L'originalité du roman réside tout particulièrement dans le noeud des histoires : l'enquête menée par nos deux spécialistes (linguiste et historien archéologue) s'intercale dans la vie de la cour du roi Xuan, deux mille ans auparavant. La période historique m'a plus plu : j'ai pris plaisir à imaginer la beauté de la princesse Yujin et à me représenter les rencontres entre les protagonistes, toujours empreintes d'élégance malgré les coups bas. Quel dommage que la fin du livre laisse de côté la cuisine de Chenfu (même si son emprisonnement est à lier avec celui du fils de Li Zhenduo) ! La période actuelle et l'enquête sur les rouleaux de bambous est intéressante également : elle révèle l'aspect le plus sombre des rapports universitaires, dans le monde de la recherche.

 

Merci, Nouche ! C'est un livre qui gagne à être connu !

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18 novembre 2010 4 18 /11 /novembre /2010 21:07

L'heure est grave au royaume de Lancre : invités par le roi Vérence à la cérémonie de baptême de sa fille, les vampires venus d'Überwald menacent de ne plus jamais repartir et de prendre le pouvoir sur le pays. Les sorcières Agnès Crettine et Nounou Ogg essaient de contre-attaquer, mais les vampires, grâce à leur capacité à influer sur le psychisme de leurs adversaires, les contraignent à revoir leur plan. Pour couronner le tout, Mémé Ciredutemps s'est fait la malle alors qu'on aurait bien eu besoin d'elle pour venir à bout des suceurs de sang.

 

Carpe-Jugulum.jpg

 

Si ouvrir un nouveau volume de Pratchett m'assure toujours le même plaisir garanti de lecture, je me rends compte après coup que j'ai encore plus apprécié ce volume que les précédents !

 

On y retrouve le bon roi Vérence, ex-bouffon reconverti et époux de l'ex-sorcière toujours sorcière à ses heures perdues Magrat Goussedail. Vérence se révèle très novateur en matière de politique extérieure : le troll douanier et son poteau métaphysique est un vrai bonheur d'absurdité ! Le roi fait en plus preuve d'une patience à toute épreuve face à la rhétorique inépuisable de Nounou : un vrai modèle de maîtrise de soi !

 

La fille de Vérence et de Magrat se serait, elle, sûrement bien passée d'une telle cérémonie en son honneur, d'autant qu'elle se retrouve affublée, par la maladresse d'un prêtre à la timidité maladive, d'un prénom à rallonge imprévu : "Esmeralda Margaret Attention Orthographe"... alors que sa pauvre mère avait simplement voulu attirer l'attention du prêtre sur l'exactitude des deux premiers noms...

 

Quant aux vampires, ils veulent faire new generation en se faisant appeler vampyres et entendent se débarrasser des anciennes traditions de leur race. Heureusement que leur serviteur Igor, partisan de la vieille école, veille ! On n'oubliera pas les Nac Mac Feegle, drôle de petits schtroumpfs dotés d'un dôle d'accent ch'ti !

 

Voilà qui marque une étape supplémentaire dans le challenge proposé par Craklou :  Fantasypourlesnuls


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15 novembre 2010 1 15 /11 /novembre /2010 21:54

Qui suis-je ? Où vais-je ? Dans quel état j'erre ?


J'ai l'habitude de commencer mes articles par un résumé de l'oeuvre lue. Ici, il m'est difficile de me plier à cet exercice !

 

ormesson.jpg

 

On navigue dans cet ouvrage entre "le fil du labyrinthe" et "le rêve du Vieux". Après le temps du récit vient ensuite le temps des interrogations : "Pourquoi y a-t-il quelque chose au lieu de rien ?", "La mort : un commencement ?". Jean d'Ormesson nous fait traverser les siècles pour exposer d'éventuelles bribes de réponses qui, une fois additionnées, devraient nous rassurer et nous expliquent en tout cas son sourire légendaire.

 

Les premiers hommes, puis les Anciens, ainsi que les Chinois et les Indo-Européens, tous sont observés à travers leurs dieux et les écrits qui nous sont parvenus. On rencontre à cette occasion Ulysse, l'homme aux mille tours, avant d'assister au banquet des philosophes grecs. Des siècles plus tard viendront Copernic, Niepce, Newton et d'autres, portant et favorisant le progrès parmi les hommes. Inutile évidemment de préciser que l'on apprend beaucoup, en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire... ou le lire !

 

D'historien, Jean d'Ormesson se fait conteur pour narrer des anecdotes venues de loin, qui nous laisseraient presque penser qu'il a vécu plusieurs vies. Entrelacées avec des souvenirs plus personnels, ses réflexions reprennent, sur un mode cette fois plus clairement personnel. Loin d'adopter le ton d'un professeur de philosophie, l'auteur nous ouvre la voie pour goûter la vie et ses joies : là où des questions portant sur la vie et la mort pourraient effrayer, il nous en détourne en écrivant sur un ton jamais pessimiste mais au contraire gai et positif.

 

On referme cet ouvrage sûrement plus sage qu'on ne l'a ouvert, en sachant qu'on pourra y retrouver, au gré des interrogations et du temps qui passe, les réponses rassurantes d'un vieux monsieur docte qui s'émerveille toujours comme un enfant devant la beauté du monde et de la vie.

 

Merci à Livraddict pour ce partenariat avec les éditions Robert Laffont !

Bien des bloggeurs ont lu cet ouvrage, mais c'est avec ma copine Lili que je le lisais cette fois-ci, et je crois savoir qu'elle a été enthousiasmée !


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13 novembre 2010 6 13 /11 /novembre /2010 15:35

Après la mort du psychopathe Sqweegel à l'issue de Level 26, on aurait pu croire que Steve Dark se retirerait des Affaires Spéciales pour se consacrer à l'éducation de sa fille, désormais orpheline de mère. Mais si Dark s'est en effet écarté de la scène pendant près de cinq ans, il renoue avec ses démons pour affronter un tueur qui allie cette fois mystère et mysticisme : Dark ne tarde pas à se rendre compte que l'assassin calque ses meurtres sur des cartes de tarot divinatoire. Mais il a démissionné des Affaires Spéciales et doit rester discret pour éviter Riggins, son ancien chef.

 

level26darkpprophecy.jpg

 

Dans un premier temps, il faut saluer l'extrême similitude entre les deux tomes de Level 26 : la couverture, la forme et le fond surfent sur tous les élèments qui ont fait le succès du premier.

Après un volume à la couverture rouge, voici un volume... bleu. Gageons que le troisième arborera une couverture verte ou jaune !

Mais là où le premier tome se distinguait par des illustrations originales et marquantes entre les chapitres, The Dark Prophecy se contente de reprendre les cartes de tarot utilisées par le tueur : c'est un bon point dans le sens où leur visualisation aide le lecteur à s'imaginer les scènes de crime, mais on perd en originalité et en richesse.

 

On retrouve encore une fois le concept de digi-novel, qui avait tant fait parler de lui sur la blogosphère lors de la sortie du premier opus. Moi qui n'ai pas pour habitude de lire en surfant sur mon ordinateur, je n'avais pas regardé les vidéos accompagnant le tome 1... et pas plus celles accompagnant le tome 2. N'étant pas persuadée qu'elles apportent un avantage à la simple lecture, mais plutôt qu'elles handicapent la représentation intime de l'atmosphère du livre par chacun de nous, je m'en suis passée allègrement et n'en parlerait pas ici.

 

Si j'avais dans le tome 1 apprécié l'efficacité de l'action en déplorant quelques maladresses, le constat s'alourdit pour le deuxième tome. La fin du premier tome n'est qu'à demi exploitée et sert tout juste à annoncer le retour de Dark puisque l'intrigue de celui-là n'a rien à voir. A quoi sert donc le costume noir, ressemblant à celui de Sqweegel, retrouvé au début du livre ? A annoncer le troisième tome ? C'est un peu tiré par les cheveux...

L'intrigue ici ne m'a pas autant séduite que la première : le fil directeur entre les meurtres est trop léger à mon goût, comme la justification du choix des victimes. Trop de répétitions concernant l'état d'esprit de Dark alourdissent le début du thriller ; Dark n'est d'ailleurs plus que la caricature de lui-même : trop seul, trop accablé de remords et de regrets en tous genres, il n'est pas passionnant à suivre. Seul le personnage de Lisa Graysmith apporte une touche de nouveauté, mais sans grand succès.

Trop, c'est le mot : on a envie de demander à Dark de rentrer chez lui pour s'occuper de sa fille, puisque c'est visiblement ce qui lui tient le plus à coeur. D'ailleurs, le(s) tueur(s) n'arrive(nt) pas à la cheville de Sqweegel... La fin ne trompera personne : le troisième tome ne saurait se faire attendre. Est-ce vraiment bien raisonnable ?

 


Merci aux éditions Michel Lafon


 

 


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