Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
5 avril 2011 2 05 /04 /avril /2011 22:55

Je n'en reviens pas... Je ne vous ai pas raconté depuis plus d'un an comment des gens un peu perdus dans le grand espace interstellaire d'Internet sont arrivés chez moi ! Ca vaut son pesant de cacahuètes. D'ailleurs, pour la peine, prenez-en quelques-unes : il y a de quoi s'occuper un instant à parcourir toutes les recherches bizarres qui ont mené ici...


C'est parti pour les Awards de la cacahuète, première édition !

 

cacahuetes.jpg

 

Des fois, je vous trouve un peu curieux de ma vie privée :

- ambiance de vos vacances ces soirées-là : boarf, rien que de très normal...

 

bottom

D'ailleurs, dans la catégorie "j'ai pas bien compris ce qu'elle fait, en fait, Neph", vous avez des idées farfelues :

- code de la route neph : c'est pas demain la veille...

 

accident-femme.jpg

- neph entends moi : allo ? allooo ?

 

pere-noel-est-ordure-01414.jpg

 

- quoi de neph sur alger : alors, pour l'instant, je n'en sais rien, j'imagine qu'il fait beau...

- restaurant chez neph : Top Chef 2011, c'est moi !

 

maite.jpg


- le choix d'une autre vie neph

- le sixième jour de andrée chedid résumé de tout le livre sachant que j'ai déjà le livre: alors, mon grand, tu as déjà fait l'essentiel du chemin ! Non, je ne suis pas un distributeur de commentaire de textes.

- neph ne sert à rien. Voilà, c'est dit.


M'enfin, souvent, c'est vous les plus bizarres !

- tenue de prêtre juif

- visiter la maison du crime

- sang qui s'écoule

- hot fuzz illuminati : Eux ? Ca m'étonnerait !

 

Hot_Fuzz01_2.jpg


- sherlock holmes en fille

- fait po froid en jamaïque

- jean seberg sur romain gary


Dans la catégorie "c'est quoi, déjà, ce livre/ce film ?"...

- des images de bd ac des personnage gaulois et romain de alcibiade : Alcibiade Didascaux !

- film dans une maison ou toute la famille est meurtrière

- poule sol film : là, je cherche toujours...

- résumé du film : la dernière maison sur la droite : tu y étais presque... c'est la gauche !

- c'est quoi sqweegel

- image de l'interieur de bd sur cleopatre

- film horreur croix forêt feu quelqu'un rentre à la fin du film dans une maison en bois

- romeo et juliet sacrifice titanic : ah ben si on mélange tout...

- film le plus affreux

 

Parfois, vous pensez quand même les bonnes questions

- pourquoi la lecture de Khadra est ennuyeuse ?

- la plante de nicolas dans hot fuzz : c'est celle-là !

 

SimonPegg_HotFuzz_002a.jpg


- justin bridou a-t-il existé ? Sinon, il aurait fallu l'inventer...

 

27541_130666583615492_7510_n.jpg


Dans la catégorie "qu'est-ce qu'il dit, le monsieur ?", les gagnants dont on n'a toujours pas compris ce qu'ils voulaient dire sont :

- bronze e de labique

- Man som hatar kvinnor : là, je sais ! C'est le titre original des Hommes qui n'aimaient pas les femmes !

- abeille disparu homme

- boulimie pratchett

- luxure lapin


Il faut dire que, parfois, l'orthographe laisse à désirer...

- ange armé d'un gleve

- préface la mort s'est mon métier

- film sa le cloune

- inglorious beters film

 

Forcément, forcément... Y a aussi du seske, en veux-tu, en voilà... La majeure partie des recherches est censurée ! Dans la catégorie "Ingrid, quand tu vas au cinéma, est-ce que tu préfères aller voir les films d'aventure ou les comédies, et surtout après, est-ce que tu baises ?", the winners are :

- film un couple gerde un fille dans leur gare pour la mettre enciente

- film son coloc veut qu'il couche avec sa copine et découvre qu'il a un énorme sexe

 

Charmant, non ? A bientôt pour une prochaine édition des Cacahuètes Awards !

Partager cet article
Repost0
31 mars 2011 4 31 /03 /mars /2011 20:52

Dans le nord de la contrée de Dells vit la jeune Rouge. Ainsi prénommée en raison de sa chevelure flamboyante, aux couleurs hypnotiques, Rouge doit se méfier quotidiennement des attaques de monstres, que sa beauté attire. Il faut dire qu'elle-même est le dernier monstre humain, fille du cruel Cansrel qui faisait régner la terreur dans le royaume de Dells grâce à l'influence qu'il exerçait sur le roi Nax. Fils de ce dernier, le roi actuel, Nash, va devoir composer avec Rouge, qu'il exècre, pour affronter les nobles et ambitieux Mydogg et Gentian, qui convoitent le trône. Rouge va devoir prouver qu'elle n'a rien de commun avec son père en utilisant à bon escient ses pouvoirs de télépathie.

 

rouge.jpg

 

Rouge, du nom de son personnage éponyme qui porte bien malgré elle sa différence sur ses épaules, ou plutôt sur sa tête, dépeint un univers inspiré du Moyen Âge, tant dans le cadre que dans les rapports humains. Pourtant, le roman ne respecte pas les règles pré-établies. Ainsi, alors que les rapports homme/femme sont fondés sur la toute-puissance masculine face à la soumission de la femme, Rouge ne se laisse pas faire et inspire le respect à la multitude d'hommes qui la désirent de par sa beauté surnaturelle.

Charmante au sens premier du terme, celle qui charme telle une magicienne, Rouge a le pouvoir d'envoûter les esprits de ceux qui l'entourent, pour lire dans leurs pensées ou influer sur elles, bien qu'elle n'utilise ce recours que lorsqu'elle y est contrainte et forcée.

D'emblée, Rouge suscite l'intérêt, tant du lecteur que de ceux qu'elle côtoie : insaisissable, elle semble porter en elle un lourd secret qui la rend mélancolique. Bien que courtisée, elle repousse tous les hommes susceptibles de lui plaire, à commencer par Archer, meilleur ami et amant de longue date...

 

Si l'intrigue autour des prises de pouvoir plausibles des voisins m'a finalement lassée, et que j'ai après lecture trouvé les premières pages moins intéressantes bien qu'effrayantes (cet enfant  Graceling, brrr...), je ne taris pas d'éloges sur Rouge-le-livre et Rouge-l'héroïne, son mystère et parfois ses étâts d'âme. La flamboyance des couleurs qu'abrite la Ville du Roi, la bienveillance de la reine Roen, l'amour naissant et les différentes quêtes personnelles que mènent (et qui mènent !) les personnages font de l'ensemble un roman haut en couleurs et de grande qualité.

 

D'autres avis chez Fashion, Morpheus et Clarabel...

Merci aux éditions Hachette pour cette réussite ! Et dire que je laissais Rouge dormir dans ma PAL depuis des lustres...


Partager cet article
Repost0
28 mars 2011 1 28 /03 /mars /2011 11:44

Cathy Bailey est une jeune femme névrosée. Atteinte de TOC irrépressibles, elle ne peut s'empêcher de compter ses pas, de vérifier entre six et douze fois les portes et fenêtres de son appartement, d'obéir à des rituels de vie qui la rassurent. Pourquoi ce tel besoin de se sentir en sécurité, à l'abri de toute intrusion ? On comprendra au fil du roman que Cathy a survécu à un amant violent, qui a tenté de l'assassiner... Alors que Cathy, aidé par son voisin Stuart, semble être sur la bonne voie pour atténuer ses manies, elle apprend que son ancien bourreau va être libéré de prison...

 

commetonombre.jpg

 

Le livre s'ouvre sur la retranscription d'un procès, en 2005 : un certain M. Brightman est interrogé sur sa relation avec Mlle Bailey. Puis on passe en 2001, avec l'agonie et le massacre post-mortem de la jeune Naomi Bennett. On arrive en 2007, où l'on rencontre Cathy, dont la première image nous la montre comme timide face à des collègues de travail délurées. Puis on revient en 2003 pour suivre une jeune femme extravertie dans ses sorties entre copines, toutes plus alcoolisées les unes que les autres, à la rencontre d'hommes d'un soir.

 

On comprend dans les premières séquences que les deux dernières jeunes femmes sont une seule et même personne : le roman se construit en alternance entre la vie de Cathy avant et après. Le contraste est flagrant : en 2007, Cathy n'a plus rien à voir avec celle qu'elle a été. Méfiante, timide à l'extrême, elle peut passer des heures à vérifier la fermeture des issues de son appartement, ayant même prévu comment échapper à une éventuelle agression chez elle. Basculant dans l'irrationnel, elle pense voir partout l'homme qui l'a agressée, Lee, alors qu'elle sait fort bien qu'il est emprisonné. Ces scènes, douloureuses, nous plongent en pleine empathie avec la pauvre Cathy, dont on craint qu'elle soit victime de sa propre folie. Paranoïa infondée ou méfiance nécessaire, on oscille souvent entre deux feux.

 

Il faut dire que le ton est donné dès les premières pages : "Les yeux ouverts, Naomi Bennett gisait au fond d'un fossé, et le sang qui l'avait maintenue vingt-quatre en vie giclait dans les gravats". Voilà bien longtemps que je n'avais lu de thriller aussi efficace dans la montée de l'angoisse. Comme Cathy, on tente de relever ce qui n'est pas normal autour d'elle ; on l'accompagne dans ses peurs les plus intimes. Stuart, qui se montre attentionné, éveille notre crainte, exacerbée lorsque l'on comprend que Cathy n'a pas été agressée au hasard, mais épiée et traquée par un amant passionné et jaloux à l'extrême. 

 

Le premier roman d'Elizabeth Haynes, analyste criminelle, se révèle être une vraie réussite, angoissante comme je les aime, et qui ne laisse de répit qu'une fois le livre terminé... et encore !

 

Merci à l'équipe de Blog-O-Book et aux éditions Presses de la cité pour ce thriller à paraître le 07 avril !


Partager cet article
Repost0
25 mars 2011 5 25 /03 /mars /2011 10:48

Spérance, une jeune fille d'une vingtaine d'années, est Guide. Dans la Quête destinée à retrouver l'Etoile du Matin, elle entraîne ses quatre compagnons toujours plus loin, en s'attachant à toujours faire briller la flamme de leur croyance grâce à des discours marqués du sceau de son Initiation de guide. L'Etoile du Matin, épée légendaire perdue par Galaad, est censée faire revenir la lumière en leurs terres obscures, au sens propre comme au figuré : cela fait des dizaines d'années que le soleil ne s'est pas levé en terre d'Auristelle et que l'Occidan Noir fait régner la terreur. Mais la Quête ne se déroule pas sans heurts : Spérance doit bientôt composer avec la jalousie d'Astasie, qui veut prendre la place de Guide, et l'attirance qu'elle éprouve pour Vaast alors que toute relation amoureuse lui est interdite. Par ailleurs, d'autres Quêteurs vont se révéler être des traîtres...

 

dehors-les-chiens-les-infideles.gif

 

Le titre s'explique par cette phrase, tirée par l'auteur de l'Apocalypse de Jean, XXII, 15-16 : "Dehors les chiens, les enchanteurs, les impudiques, les meurtriers, les idolâtres. Moi, Jésus, je suis l'étoile brillante du matin." L'arrière-plan biblique a suscité mon intérêt : lié à la mention de Galaad, la mayonnaise a pris avec succès.

 

Si j'ai eu tendance à veillir en esprit les Quêteurs, le groupe formé de Spérance, Vaast, Astasie, Lièpre et Cyférien fonctionne très bien : tous se complètent et jouent un rôle bien précis au sein de leur mission. Le premier chapitre, qui s'ouvre sur une scène de torture des Quêteurs sur un lettré de l'Occidan noir nous prouve d'emblée que les Quêteurs possèdent en eux un côté obscur qui se révélera au fur et à mesure du livre. Le volte-face de Cyférien en est d'autant plus spectaculaire à partir du moment où ils rejoignent Auristelle.

Le cadre du roman n'est pas sans rappeler notre Moyen Âge : on retrouvera également des coutumes ou des actes propres à cette période. Les moines quêteurs, plus ou moins corrompus, ont eu parfois tendance à me faire penser à ceux du Nom de la rose !

L'ensemble, très sombre et violent, m'a convaincue du début à la fin : il se focalise davantage, à mon sens, sur les relations amour/haine entre les hommes, plutôt que sur l'objet même de la Quête. D'ailleurs, j'attendais plutôt la fin pour voir ce qu'il adviendrait de Spérance et Vaast...

 

Voilà un livre que j'avais gagné chez Val à l'occasion des 10 ans de Folio SF. Devrais-je m'inquiéter de ce goût grandissant pour la fantasy ? En tout cas, c'est une nouvelle étape du challenge de Craklou, qui se termine ce mois-ci !

 

Fantasypourlesnuls

Partager cet article
Repost0
22 mars 2011 2 22 /03 /mars /2011 20:12

Alors que la journée s'annonçait tout à fait banale à Chester's Mill, petite bourgade du Maine, un événement hors du commun survient : un dôme gigantesque vient recouvrir la ville et l'isole du reste du monde. L'apparition soudaine du dôme cause la mort immédiate de dizaines d'oiseaux qui s'y écrasent en volant, ainsi que celle de plusieurs habitants qui quittaient la ville ou y rentraient, aussi bien en voiture qu'en tracteur ou même en planeur. La barrière entre Chester's Mill et le reste du monde devient vite le sujet de préoccupation n°1 du gouvernement, qui envoie ses meilleurs forces armées pour en venir à bout de quleque manière que ce soit. A Chester's Mill, l'angoisse monte petit à petit, à mesure que les réserves de gaz et de vivres s'épuisent sans que les habitants puissent être ravitaillés par l'extérieur. Les rancoeurs s'attisent et le ton monte...

 


dôme 1A noter : cet ouvrage possède une deuxième partie, d'ores et déjà publiée chez Albin Michel.

On voit sur la couverture la deuxième moitié de la coupole !

 

Alléluia, mes amis ! Dôme 1, en plus de m'avoir sorti de la panne de lecture grandissante dans laquelle j'étais empêtrée depuis deux semaines, marque le retour du Stephen King dont les ouvrages terrifiants ont hanté mes nuits adolescentes et qui m'avait donné l'envie de lui consacrer un challenge l'an dernier. Finies les mièvreries de ces dernières années ; Dôme 1 instille en vous un sentiment de malaise qui égale celui ressenti à la lecture de Bazaar, par exemple.

 

L'installation du dôme sur la ville donne le ton, dès les premiers chapitres : deux passagers d'un planeur s'écrasent dessus alors qu'ils profitaient justement de l'ensoleillement pour faire un tour ; une marmotte est coupée en deux lorsque le dôme la traverse, sectionnant en même temps le bras de Myra Evans qui jardinait... Le basculement de vies ordinaires dans le fantastique s'accompagne de faits inattendus, qui pourraient sembler ridicules dans l'absolu mais qui sont racontés avec un réalisme saisissant. La mort de Myra Evans dans les bras de son mari Jack en est un exemple des plus touchants, selon moi : Jack ne peut lâcher sa femme pour éteindre la radio qu'il écoutait pendant qu'elle jardinait et doit ainsi subir la mort de son épouse assis par terre dans sa cuisine, en tablier, le repas tombé à terre et la radio qui hurle dans ses oreilles... C'est à la fois triste et tellement prosaïque que l'on ne peut qu'être touché par ces descriptions. Je pense également au baiser qu'échangeront Brenda Perkins et Howie, sans savoir qu'il sera le dernier.

 

Comme souvent dans les King que je préfère, Dôme 1 nous donne à voir des personnages tout à fait ordinaires, souvent médiocres, en prise à des phénomènes qu'ils ne savent pas gérer et qui vont les conduire à commettre des actes violents. Ainsi, le deuxième conseiller de la ville, Jim Rennie profite de l'atmosphère inhabituelle et de la mort du chef de police pour prendre l'ascendant sur le premier conseiller et ainsi devenir l'homme fort de Chester's Mill. Jim Rennie, sous couvert d'une pratique religieuse assidue, est un manipulateur féroce et un homme d'affaires malhonnête. Son fils Junior est l'incarnation du mal absolu, handicapé par des migraines qu'il accuse d'être à l'origine de sa folie meutrière. La galerie des personnages secondaires est d'ailleurs très fouillée, qu'il s'agisse de Sammy ou des pseudo-flics engagés par Rennie pour faire régner la terreur.

On note également le retour d'un motif marquant des livres de Stephen King, à savoir les enfants possédés et la possession en général, à propos de laquelle on n'apprend que trop peu dans ce tome.

 

Au milieu du chaos qui règne à Chester's Mill, Dale Barbara, cuistot saisonnier et ancien capitaine d'armée en Irak, accompagné de la journaliste Julia Shumway et du petit génie Joe Mc Clatchey, essaie de découvrir la raison d'être de ce dôme et met au jour les délits commis par Rennie, qui va tout mettre en oeuvre pour faire porter le chapeau à Barbara...

 

A la fois fantastique, thriller et drame, Dôme 1 est un retour brillant et addictif du King que j'aimais, dans un pavé dévoré au même rythme que lorsque je découvrais l'auteur il y a dix ans. Nul doute que le tome 2 n'aura pas le temps de languir dans ma PAL !

 

Et vous, êtes-vous aussi dithyrambique et catégorique que moi ?

Partager cet article
Repost0
15 mars 2011 2 15 /03 /mars /2011 20:08

Avant de lire cet ouvrage, je ne connaissais de Zoroastre que son nom avestique, Zarathoustra, sous lequel le désigne Nietzsche dans son poème philosophique Ainsi Parlait Zarathoustra... que je n'ai jamais lu d'ailleurs. Ayant entrepris tant bien que mal au cours de ces dernières années d'améliorer les fondements de ma culture religieuse, je me suis penchée avec grand intérêt sur ce livre sacré qui m'était encore entièrement inconnu.

 

zoroastre.gif

 

Pour (essayer de) dire les choses simplement, le zoroastrisme est une religion monothéiste née du mazdéisme, religion polythéiste proche du brahmanisme, mais qui ne célèbre qu'un dieu unique, Ahura Mazda, le Roi de la Sagesse. Le zoroastrisme, né entre le premier millénaire et 500 avant J.C, est la religion des anciens Iraniens et des Perses à l'époque sassanide (du IIème siècle au VIIème siècle après J.C., période qui marque l'âge d'or de l'Empire Perse).

C'est le libre arbitre qui se trouve au coeur de la doctrine de Zoroastre, le prophète mal connu qui aurait été inspiré par Ahura Mazda pour aller convertir la cour du roi où les prêtres se livraient à la magie. Le zoroastrisme prévoit une réaction à chacune des actions humaines ; la bonté serait donc inhérente aux hommes qui obtiennent des bienfaits pour avoir été bons. Zoroastre est aussi bien l'un des personnages du récit que l'auteur présumé des textes les plus anciens.

 

Dès l'introduction, Eric Pirart, qui traduit ici les Yast (des hymnes sacrificiels en l'honneur des dieux (oui, car le zoroastrisme conserve un panthéon de dieux et de déesses tout en condamnant les rituels traditionnels), annonce le ton des textes qu'il nous présente : il s'agit de litanies dont le ton sec et insolite peut dérouter le lecteur moderne. Voltaire n'y voyait qu'un "abominable fatras" ! Jean Kellens, lui aussi éminent spécialiste du persan ancien, explique dans la préface que "L'Avesta est une oeuvre littéraire très ancienne, issue d'un passé qu'aucun autre vestige ne documente sûrement, élaborée par des hommes qui ne s'adressent pas à nous et dont l'intention créatrice nous est étrangère" : j'aime cette impression de me voir offrir ces textes lointains et obscurs, comme un secret mystique révélé !

 

Les Yast s'adressent donc aux divinités, fils et filles d'Ahura Mazda : on les nomme les Adorables. Les Adorables se divisent en deux groupes, ceux qui sont visibles et ceux qui ne le sont pas : on y croise l'Eau, "Molle Opulence Inaltérable" (avouez que l'épithète a de quoi faire pâlir Homère !), le Dieu Lune, la déesse Chevaux-fixes, le Moi de la Vache, le Pouvoir de briser les obstacles... Voilà qui pourrait nous laisser perplexes : heureusement, chacun des Sacrifices est précédé d'une présentation du traducteur qui nous permet de comprendre un peu mieux de quoi il retourne. Par exemple, la déesse Chevaux-fixes vient probablement de l'Etoile polaire, divinité des cieux dont le char est visible dans une constellation immobile. Voilà qui prête à rêver !

 

Pour ne pas nous y perdre, l'ouvrage se termine par un glossaire, absolument indispensable !

La démarche d'Eric Pirart est absolument admirable : le travail abattu semble monstrueux et il réactualise brillamment, même selon mon avis peu éclairé pourtant sur le sujet, une traduction qui ne fut révélée aux Français qu'au XVIIIème siècle !

 

Merci à la librairie Dialogues et aux éditions Max Milo pour cet ouvrage complexe et d'abord rude, mais intéressant, et pour le document qui l'accompagnait et qui me fut fort utile pour ne pas me noyer dans la masse au début de ma lecture !

 

dialogues

Partager cet article
Repost0
13 mars 2011 7 13 /03 /mars /2011 13:20

Cette année, vous avez été 25 à plancher sur l'identité des inconnus que je vous ai proposé d'identifier à l'occasion de deux ans de ce blog. Avant de vous révéler qui a gagné, voyons tout de suite les réponses !

 

Portrait n°1 :

 

2011-1Agatha Christie

 

Portrait n°2 : Il ne s'agissait ni de Terry Pratchett, ni de Thierry Jonquet, ni de Salman Rushdie, ni de Philip K. Dick !

 

2011-2

Umberto Eco

 

Portrait n°3 : Ce n'était pas Henri Troyat !

 

2011-3Maurice Druon

 

Portrait n°4 : Ce n'était pas Mawime Chattam !

 

2011-4Paul Auster

 

Portrait n°5 :

 

2011-5Andrée Chedid

 

Portrait n°6 :

 

2011-6

Joann Sfar

 

Portrait n°7 :

 

2011-7Colette

 

Portrait n°8 :

 

2011-8

Jean Genet

 

Portrait n°9:

 

2011-9Pascal Quignard

 

Portrait n°10 : Ce monsieur, auquel vous avez prêté "un air russe", n'est pas Tolstoï !

 

2011-10Paul Verlaine

 

Parmi les vingt-cinq participants, que je félicite tous chaleureusement d'avoir relevé le défi, six personnes ont trouvé l'identité de nos dix inconnus ! J'ai donc demandé au logiciel de sélection aléatoire, The Hat, de choisir lui-même... Admirez la capture d'écran ci-dessous :

 

Gagnante--.jpg

Et c'est Myrddin que le chapeau a selectionnée ! J'attends donc par mail ton adresse afin de t'envoyer un peu de lecture et de quoi accompagner ta lecture !

Encore félicitations à tous !

 

 



Partager cet article
Repost0
8 mars 2011 2 08 /03 /mars /2011 20:43

hecate-belzebuth.jpeg

 

Le pauvre Belzébuth s'ennuie dans les Enfers... Depuis que la tempêtueuse Cérula l'a laissé tomber, il se morfond à surveiller les damnés, tous occupés à expier leurs fautes éternellement. Pazuzu, son compagnon de galère, lui suggère d'aller chercher une nouvelle jeune femme sur terre pour lui tenir compagnie.

 

heb2.jpg

 

Belzébuth saisit l'occasion et se rend sur terre où il retrouve Saint Georges, prêt à délivrer une jeune femme dont il est amoureux et qui est retenue par un prêtre pour sorcellerie.

 

heb4.jpg

 

Belzé, pour les intimes, décide de lui prêter main forte... et devient amoureux de la belle Hécate, qu'il remmène avec lui vivre d'amour... et de flammes !

 

heb5.jpg

Voilà ce que nous racontent les vingt premières pages de cette bande dessinée ; ensuite, les auteurs abandonnent la couleur pour nous livrer, en noir et blanc, des tranches de vie de la vie de couple haute en couleurs (pourtant !) d'Hécate et Belzébuth.

 

J'ai eu l'impression, face à cette BD, de retrouver le style de Joann Sfar dans  Le Bestiaire amoureux. De la même façon, les cases ne sont pas rectilignes et le graphisme des personnages, de mon oeil d'amatrice peu éclairée, me paraît semblable.

 

C'est un plaisir de suivre les aventures amoureuses d'un couple que tout semble opposer, entre blondeur et sauvagerie, innocence apparente et colère sous-entendue. Le plus sage des deux n'est finalement pas celui qu'on croit !

 

heb1.jpg

Et j'ajoute une mention spéciale à Cerbère, le chien tricéphale gardien des Enfers, dans la mythologie grecque... Passons sur le fait que l'Enfer et les Enfers se mélangent ici allègrement ; ce qui m'a le plus amusée, c'est que les trois têtes de CErbère soient appelées les youkis !

 

heb3.jpg

Merci à l'équipe de Blog-O-Book et aux éditions Manolosanctis pour cette lecture divertissante !


Partager cet article
Repost0
7 mars 2011 1 07 /03 /mars /2011 08:00

C'est la dernière ligne droite ! Vous y attend un monsieur qui n'a pas l'air très commode :

 

2011-10.jpg

 

Vous avez jusqu'à vendredi (11 mars) inclus pour proposer vos réponses ! Le résultat sera publié dimanche : gagnera celui ou celle qui aura identifié le plus de personnages ! En cas d'égalité, je procéderai à un tirage au sort. Bon courage !

 

Les chroniques lecture reprennent dès demain ! En attendant...

[Concours 2011 étape 1/10] : Règles et premier portrait !  

[Concours 2011 étape 2/10]

[Concours 2011 étape 3/10]

[Concours 2011 étape 4/10]

[Concours 2011 étape 5/10]

[Concours 2011 étape 6/10]

[Concours 2011 étape 7/10]

[Concours 2011 étape 8/10]

[Concours 2011 étape 9/10]

 

Partager cet article
Repost0
6 mars 2011 7 06 /03 /mars /2011 08:00

Il est un peu tôt, à l'heure de publication de ce billet, pour accompagner cet auteur dans sa dégustation, mais à la bonne vôtre en ce dimanche ensoleillé (et accessoirement, le dernier de mes vacances...) !

 

2011-9.jpg

 

Demain sonnera la fin du concours, avec un dernier portrait ! D'ici là, vous pouvez voir les autres portraits ici :

[Concours 2011 étape 1/10] : Règles et premier portrait !

[Concours 2011 étape 2/10]

[Concours 2011 étape 3/10]

[Concours 2011 étape 4/10]

[Concours 2011 étape 5/10]

[Concours 2011 étape 6/10]

[Concours 2011 étape 7/10]

[Concours 2011 étape 8/10]

Partager cet article
Repost0