Mercredi 25 janvier 3 25 /01 /Jan 10:54

La mort de celle qu'il aimait tant sans jamais avoir réussi à le lui avouer a traumatisé Nicholas Newman. Trois ans plus tard, pas une nuit ne s'écoule sans qu'il soit hanté par des images terribles du corps de son amante, ravagé par les sévices qui ont causé sa mort douloureuse et que lui ont raconté les inspecteurs. Madeleine, qui était plus âgée que lui, a été assassinée, elle qui était si réservée mais si aimante, si discrète et si entière. Son objet préféré, une tour Eiffel en améthyste, a disparu cette nuit-là : quand Nicholas revoit cette tour en arrière-plan d'une photo, ses souffrances reviennent de plus belle, d'autant qu'il semble à son tour pris pour cible, et ce malgré la vigilance de l'inspecteur Christian.

 

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La couverture hypnotique de ce livre m'avait poussé à l'acheter lors de ma dernière virée en librairie, et l'ouvrage n'a patienté qu'une seule et courte nuit sur ma PAL avant que je ne le dévore dans le journée de dimanche : voilà bien longtemps que je n'avais lu à ce rythme !

 

Il faut reconnaître que les premières pages y sont pour beaucoup : la souffrance reconnue par le narrateur depuis la mort de Madeleine est à la fois terrible et touchante, d'autant que Nicholas reconnaît bien vite qu'il n'a pas su l'avouer à celle-ci de son vivant. Cette douleur de l'"après Madeleine" est donc exacerbée par une sorte de culpabilité qui force Nicholas à ne pas laisser s'éteindre le souvenir de Madeleine. Comment comprendre alors les attaques dont est victime Nicholas ? Qui souhaite le voir abandonner rapidement la piste du meurtrier de Madeleine ?

Les attaques en question sont terrifiantes tant elles sont inattendues et violentes : l'acide qui remplace le shampooing à l'hôtel dévaste le cuir chevelu et la peau de Nicholas, ses comptes sont vidés et son appartement mis à sac et dégradé... Le pire consiste toutefois sûrement en cette attaque à coup d'essence lorsqu'il marche dans la rue et qu'on le transforme en torche vive...

 

Par ailleurs, le lien qui rattache Madeleine aux expériences nazies dont on lit les témoignages dans Les Enfants de la nuit se révèle à la fois fascinant et repoussant, surtout que l'ensemble touche à la question de l'intégrité physique des enfants vivant sous l'oeil inquisiteur des nazis. Les comptes-rendus que peut lire Nicholas sont autant de cauchemars aussi difficiles à lire pour lui que pour nous.

 

Seule la fin de l'ouvrage, comme pour trop de thrillers qui finissent par s'essoufler, s'avère pour moi moins réussie, non pas quant à la résolution de l'enquête mais à cause d'un rythme qui ne correspond plus au personnage de Nicholas, tout en contrastes et hésitations.

 

A noter, la suite des aventures de Nicholas Newman dans  Les Enfants de la peur, aux éditions du Cherche-Midi !

Par Neph - Publié dans : D - Communauté : Salon Lecture
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