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25 janvier 2012 3 25 /01 /janvier /2012 10:54

La mort de celle qu'il aimait tant sans jamais avoir réussi à le lui avouer a traumatisé Nicholas Newman. Trois ans plus tard, pas une nuit ne s'écoule sans qu'il soit hanté par des images terribles du corps de son amante, ravagé par les sévices qui ont causé sa mort douloureuse et que lui ont raconté les inspecteurs. Madeleine, qui était plus âgée que lui, a été assassinée, elle qui était si réservée mais si aimante, si discrète et si entière. Son objet préféré, une tour Eiffel en améthyste, a disparu cette nuit-là : quand Nicholas revoit cette tour en arrière-plan d'une photo, ses souffrances reviennent de plus belle, d'autant qu'il semble à son tour pris pour cible, et ce malgré la vigilance de l'inspecteur Christian.

 

delaney.jpg

 

La couverture hypnotique de ce livre m'avait poussé à l'acheter lors de ma dernière virée en librairie, et l'ouvrage n'a patienté qu'une seule et courte nuit sur ma PAL avant que je ne le dévore dans le journée de dimanche : voilà bien longtemps que je n'avais lu à ce rythme !

 

Il faut reconnaître que les premières pages y sont pour beaucoup : la souffrance reconnue par le narrateur depuis la mort de Madeleine est à la fois terrible et touchante, d'autant que Nicholas reconnaît bien vite qu'il n'a pas su l'avouer à celle-ci de son vivant. Cette douleur de l'"après Madeleine" est donc exacerbée par une sorte de culpabilité qui force Nicholas à ne pas laisser s'éteindre le souvenir de Madeleine. Comment comprendre alors les attaques dont est victime Nicholas ? Qui souhaite le voir abandonner rapidement la piste du meurtrier de Madeleine ?

Les attaques en question sont terrifiantes tant elles sont inattendues et violentes : l'acide qui remplace le shampooing à l'hôtel dévaste le cuir chevelu et la peau de Nicholas, ses comptes sont vidés et son appartement mis à sac et dégradé... Le pire consiste toutefois sûrement en cette attaque à coup d'essence lorsqu'il marche dans la rue et qu'on le transforme en torche vive...

 

Par ailleurs, le lien qui rattache Madeleine aux expériences nazies dont on lit les témoignages dans Les Enfants de la nuit se révèle à la fois fascinant et repoussant, surtout que l'ensemble touche à la question de l'intégrité physique des enfants vivant sous l'oeil inquisiteur des nazis. Les comptes-rendus que peut lire Nicholas sont autant de cauchemars aussi difficiles à lire pour lui que pour nous.

 

Seule la fin de l'ouvrage, comme pour trop de thrillers qui finissent par s'essoufler, s'avère pour moi moins réussie, non pas quant à la résolution de l'enquête mais à cause d'un rythme qui ne correspond plus au personnage de Nicholas, tout en contrastes et hésitations.

 

A noter, la suite des aventures de Nicholas Newman dans  Les Enfants de la peur, aux éditions du Cherche-Midi !

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Published by Neph - dans D
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commentaires

Alicia 17/02/2012 14:43

Je ne savais pas qu'il était sorti en poche ! :)

Neph 26/02/2012 13:05



C'est justement ça qui m'a décidée !



DF 07/02/2012 20:20

La suite a paru? En voilà une information intéressante! Merci pour le tuyau. Ce tome 1 me laisse un bon souvenir, en effet - assez pour remettre ça avec un autre roman du même tonneau.

Neph 26/02/2012 12:43



J'hésite vraiment, quant à moi !



Choupynette 02/02/2012 14:30

de l'acide, une torche vivante... le gars s'en tire????

Neph 26/02/2012 12:32



Il passe par la case hôpital, mais c'est pas un héros pour rien !



Marc Lefrançois 01/02/2012 10:13

Je ne sais pas, j'hésite un peu... Si je le vois en librairie, je me déciderais alors...

Neph 26/02/2012 12:32



On se décide souvent au coup de coeur !



Stephie 30/01/2012 07:29

Il a fallu que j'aille fouiller dans mon blog pour vérifier si je l'avais lu ou juste reçu. Ben si, je l'ai lu et j'ai déjà oublié, ahum... mais mon avis dit que je n'avais pas été emballée. Je
vais donc me croire sans hésiter

Neph 26/02/2012 12:28



Crois-toi sur parole ! Il y en a un paquet qu'on oublie vite, c'est souvent révélateur !