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15 février 2011 2 15 /02 /février /2011 15:01

François-Claudius Simon, frais émoulu de l'Ecole des services actifs de la Préfecture, fait ses premières armes au Quai des Orfèvres. La Première Guerre mondiale, qui vient de s'achever, lui a laissé des séquelles tant physiques que psychiques, qu'il tente tant bien que mal d'oublier pour se concentrer sur la tâche qui est désormais la sienne. Protégé par le chef Robineau, qui l'a pris sous son aile, sa première affaire consiste en un meurtre commis à la gare Montparnasse sur un homme laissé défiguré comme une gueule cassée. Rapidement, la sagacité de François lui fait soupçonner un complot bien plus qu'un simple crime... 

 

valse.gif

 

C'est le seul titre de l'ouvrage qui m'avait au départ décidé à le lire : j'avais imaginé un défilé rythmé de victimes d'un tueur fou, qui aurait affolé des services de police sur le qui-vive. Par ailleurs, il s'agit de la première enquête d'un jeune inspecteur dont on sait d'avance qu'on le retrouvera dans d'autres volumes et d'autres enquêtes : voilà de quoi se laisser tenter, d'autant que, si la Première Guerre n'est pas un de mes sujets de prédilection en terme de lectures historiques, la prendre pour arrière-plan d'un policier me semblait prometteur.

 

Et pourtant, que de banalités ! J'ai regretté dès le premier chapitre que le schéma choisi pour le roman soit si classique : présentation de notre personnage et de ses séquelles, découverte de son nouveau milieu de travail, des coéquipiers et du chef, première affaire, personnage laissé en autonomie, première piste et avancée progressive... rien de bien original ! La rencontre de François et de celle qui deviendra son amante arrive comme un cheveu sur la soupe, dans des circonstances intéressantes mais qui resteront malheureusement inexploitées.

Le dénouement lui-même, qui veut opérer un basculement net avec l'enquête menée précédemment, manque de crédibilité dans la façon dont il est annoncé. 

 

Dans une galerie de personnages stéréotypés, seuls les gueules cassées rencontrées à l'hôpital dans le service qui leur est dédié semblent être des personnages honnêtes et convaincants, bien qu'ils ne soient que donnés à voir sans être vraiment exploités. La scène où on les voit danser entre eux pour préparer un retour progressif au monde, qui pour certains n'arrivera jamais, est extrêmement touchante. Malheureusement, l'ensemble de l'ouvrage reste à la fois banal et trop peu passionnant.


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Published by Neph - dans P
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commentaires

Melmelie 25/02/2011 07:48


je suis en train d'en lire un autre du même auteur, qui est un peu meilleur mais j'attends la suite et la fin pour me faire une opinion (ce n 'est pas merveilleux non plus)


Neph 25/02/2011 15:19



Ah, alors j'irai voir ton avis quand tu l'auras terminé !



Violette 24/02/2011 20:34


tiens c'est drôle en lisant ton résumé, je me disais "ah c'est ça" (ton dépité) et tu ne fais que confirmer dans la suite de ton billet. Dommage!


Neph 25/02/2011 15:18



Eh oui, dommage ! C'eût pu être un beau moment de lecture !



Leiloona 22/02/2011 08:30


Je l'aurais bien lu pour le boulot. Mais finalement tu m'économises mon temps ! ;)


Neph 25/02/2011 15:16



Je l'ai justement lu parce qu'il fait partie d'un Prix littéraire pour lycéens... Mes élèves l'ont pour certains trouvé bien plus réussi que je ne l'ai dit !



Constance 21/02/2011 18:53


J'aurais été comme toi prise au piège de ce titre si prometteur.


Neph 25/02/2011 15:15



On se fait souvent avoir comme ça !



lili 21/02/2011 11:12


bon ben je passe mon tour !


Neph 25/02/2011 15:14



Et je ne t'en tiendrai pas rigueur !