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8 août 2011 1 08 /08 /août /2011 16:57

Au printemps 1969, Eddie de Wire, une jeune Américaine en visite en Finlande chez sa tante, trouve la mort en se noyant dans un lac. Quelques années plus tard, Sandra et Doris, deux petites filles qui grandissent un peu comme des laissées pour compte, se fascinent pour le mystère de la fille américaine et se lancent dans un jeu aux conséquences funestes qui les dépassent bien vite.

 

la-fille-americaine.jpg

 

Voilà une lecture à laquelle je n'étais pas préparée : si le synopsis me plaisait et que je me faisais une joie de retrouver en mots la Finlande visitée l'hiver dernier, je ne m'attendais pas à ce que Monika Fagerholm nous a réservé avec La Fille imaginaire.

 

Toile de fond du roman, la Finlande qui nous est décrite n'a rien à voir avec la Finlande touristique. La région, très marécageuse, est désignée par des appellations fort peu attirantes : "le Coin" et "la partie boueuse" sont les deux secteurs privilégiés de l'action et recèlent de bois, d'étangs et de lacs à n'en plus finir. C'est dans cette nature, peu clémente bien que l'histoire se déroule principalement en été, que les personnages vagabondent, déambulent sans fin, à un point qui semble effrayant pour le lecteur.

 

Pas un des personnages ne semble à ce propos être très sain : les parents des uns et des autres, étouffants ou irresponsables, perdent tous pied au cours du roman et ne réussissent pas à garder saufs leurs enfants.

Ce sont bien les enfants, depuis le début de leur adolescence jusqu'à leur (presque) entrée dans le monde pas enviable du tout des adultes, qui se lient et se fâchent tout au long du roman et en sont l'intérêt principal. Les jeux d'enfants, qui n'ont d'enfantin que le nom, sont les moteurs d'une histoire dont on sait dès le prélude qu'elle finira mal, par la mort ou la folie de chacun.

 

Au fur et à mesure de la première partie se dessinent les personnages et l'impression d'un drame pré-déterminé, d'un drame qui devait arriver se renforce. On lit La Fille américaine avec la sensation troublante que tous ces personnages flottent dans le monde sans y appartenir et n'avaient pas leur place dans ce monde trop concret pour eux... La lecture se révèle dérangeante et le poids de ces vies difficiles d'enfants trop sombres est, lui, un peu lourd à porter. Pfiou.

 

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Published by Neph - dans F
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commentaires

BenoitD67 05/07/2012 09:16

Je viens tout juste de commencer et je ne dirais pas "dérangeant" mais c'est plutôt l'auteur qui nous tient par le bout du nez; les informations sont distillées au goutte à goutte et c'est à nous
d'essayer de savoir où elle veut en venir... En fait, après seulement une centaine de pages, on est accroché et on a envie d'en savoir plus même si on sent très vite qu'on ne va pas échapper au
drame...
A bientôt pour ma chronique...

Lael 23/09/2011 18:26


Et bien me voilà intriguée, c'est apparemment une lecture peu commune et qui ne laisse pas indifférent. Hum je pense que ça devrait me plaire.


Neph 06/11/2011 20:01



Elle a un peu manqué sa cible avec moi, mais elle peut plaire, j'en suis convaincue !



Ankya 22/08/2011 16:19


D'après ce que tu en dis je ne pense pas que cette lecture soit plaisante... mais cela m'intrigue ! Est-ce que c'est dérangeant ET plaisant, ou juste dérangeant ? (Par exemple, Oates, c'est
dérangeant, très dérangeant, over dérangeant même, mais très plaisant à lire)


Neph 09/09/2011 11:23



Le côté dérangeant de l'oeuvre a fini pour moi par le pas sur ce qui aurait pu être plaisant. Je ne suis pas assez familière avec Oates encore pour pouvoir les
comparer.



Karine:) 11/08/2011 14:50


Je ne suis pas certaine que ça t'ait plu... mais je suis décidément curieuse après ce billet...


Neph 09/09/2011 11:21



Si tu veux, je te le poste... à tes risques et périls !



Moka 10/08/2011 16:21


Moui, eh bien non. Et puis Pfiioouuuu comme tu dis...
:)


Neph 09/09/2011 11:21



Tu as raison, quand on peut éviter de s'infliger cela...