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24 janvier 2014 5 24 /01 /janvier /2014 19:08

Un soir, alors qu'il est tranquillement installé devant un documentaire sur les gazelles, Lancelot est appelé par la police : sa femme vient de mourir en tombant dans sa voiture du pont d'Omoko. Passant par tous les stades possibles entre abattement, désespoir et résignation, Lancelot va découvrir au fil des jours qui suivent cette funeste nouvelle qu'Irina n'était pas celle qu'il croyait. Il va même jusqu'à trouver la recette du napalm au milieu des recettes de cuisine ! Savoir qui était vraiment sa compagne va mener Lancelot sur un chemin délicat et douloureux.

 

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J'ai eu la chance de rencontrer Véronique Ovaldé lors de sa séance de dédicaces à la librairie auxerroise Obliques. Venue présenter La Grâce des brigands, son dernier roman, l'auteur en avait profité pour revenir avec gaieté sur son oeuvre déjà conséquente et les thèmes récurrents qu'on pouvait y déceler.

 

C'est son écriture si foisonnante d'images que j'aime tant chez Véronique Ovaldé. Dans ce livre, les couleurs et les matières sont si palpables qu'elles rendent sensible les impressions de Lancelot, que l'on voit notamment méditer en observant le camphrier par la fenêtre de chez lui, ou marcher dans les fleurs de cerisier le jour où il rencontre la troublante Irina pour la première fois.

 

Une vraie sensualité se dégage de la relation des deux amants, amoureux et fusionnels jusqu'à la moelle. Pourtant, Lancelot se rend compte a posteriori que cette relation sans tache cachait sous la surface des zones d'ombre : le passage dans lequel il se rend compte qu'elle était très détachée de lui au moment même où ils consommaient pour la première fois leur mariage est particulièrement fort en émotions.

 

Toutefois, si la forme m'a séduite, seuls quelques passages comme celui que j'évoque à l'instant m'ont intéressée. La double vie d'Irina ne m'a guère passionnée ni convaincue, trop fantaisiste à mon goût : seul le doux et inoffensif Lancelot a suscité mon intérêt. Mais j'ai toutefois eu plaisir à retrouver la belle plume de Véronique Ovaldé, découverte grâce à Caroline !

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Published by Neph - dans O
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commentaires

Marion 16/02/2014 19:21


J'aime beaucoup le titre ! Pourquoi pas :-)

Neph 02/03/2014 15:24



Oui, une des raisons de mon choix !



Lybertaire 13/02/2014 11:23


Est-ce que tu as lu Des vies d'oiseau ? Je n'ose pas trop me lancer, j'ai peur d'un truc gnian gnian avec ce genre de couvertures.

Neph 02/03/2014 15:23



Pas encore. Mais son style est très poétique, très flottant aussi. A mon avis, si la couverture te rebute déjà, tu risques de ne pas y trouver ton compte !



Manu 08/02/2014 20:01


C'est le seul que j'ai lu de Véronique Ovaldé mais j'ai adoré !

Neph 02/03/2014 15:22



Oh ! D'autres pépites s'offrent à toi, alors !



Violette 03/02/2014 10:08


je ne suis pas une grande fan d'Ovaldé... un jour peut-être...

Neph 02/03/2014 15:21



Ne te force pas, va, il y a d'autres noms à découvrir :)



Alex-Mot-à-Mots 30/01/2014 13:12


Une auteure avec laquelle j'ai du mal.

Neph 02/03/2014 15:18



Elle a vraiment un style particulier !