Vendredi 21 octobre 2011 5 21 /10 /Oct /2011 19:16

A la mort de Jon Arryn, son plus proche conseiller, sa "Main" selon la fonction officielle, le roi Robert Baratheon se tourne vers sont plus vieil ami, Ned Stark, pour lui demander d'endosser à son tour cette responsabilité. Les deux hommes ont toujours été liés : Robert avait d'ailleurs été l'époux de la soeur de Ned avant que celle-ci ne meurre prématurément, assassinée par Rhaegar Targaryen, un prince ennemi dont Robert tirera vengeance. Depuis, le roi est marié à Cersei Lannister, une femme hautaine et qui n'a d'yeux que pour son propre clan, à commencer par son frère jumeau Jaime. Ned Stark juge d'ailleurs l'entourage du roi trop étouffant et s'en méfie personnellement.

D'ailleurs, une missive arrive bientôt chez les Star : Jon Arryn aurait été assassiné... Ned Stark devrait redoubler de prudence, mais il est de son devoir de protéger le roi, peut-être au détriment de sa propre sécurité...

 

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Houuuu, la belle couverture avec Sean Bean !

 

Jamais, ô grand jamais, je n'aurais eu le courage de m'embarquer dans cette lecture si L'Insomaniaque ne m'avait pas charmée à grands coups de série. Il faut dire qu'en terme de séries de qualité, tant question décors que costumes et casting, HBO sont les maîtres du jeu. Pendant l'été 2010, j'ai donc vu une première fois la série, puis une deuxième... et une troisième, décidant à mon tour de faire des émules au passage. Mais dix épisodes d'une heure, même revus trois fois, c'est peu, et me voilà plongée dans les bouquins, histoire de connaître la suite !

 

Ce premier volume de l'intégrale correspond à la première saison de la série. Riche en émotions, il fourmille surtout d'une profusion de personnages qu'il est parfois difficile, au début, de mémoriser avec précision ! Ces personnages, hommes et femmes, enfants et... loups, sont divisés en clans, souvent davantage rivaux qu'alliés. Serments d'allégeance, joutes, conseils de guerre, sièges, fortifications... les références au Moyen Âge sont légion, et le style médiévisant voulu par le traducteur participe de cette atmosphère. Si vous vous attendiez alors à trouver des preuves d'amour courtois, vous allez être déçus : seul le couple Ned Stark/Catelyn Tully semble lié par un véritable amour né au fil de leur mariage ; ailleurs, trahisons et violence sont le lot quotidien des époux.

D'emblée, c'est le couple Drogo/Daënerys qui peut choquer : mariez un cavalier débordant de virilité, qui vit cheval et pense cheval depuis sa plus tendre enfance et occupe ses loisirs à piller et violer, à une frèle jeune fille diaphane, à peine nubile et qui ne comprend pas le mondre borborygme de son époux, et voyez le résultat ! Pourtant, c'est bien Drogo qui aura eu durant ce volume ma préférence de lectrice en mal de mâle dans ses dernières lectures (et l'acteur qui incarne Drogo dans la série n'est pas étranger à ce coup de foudre !), et c'est Daënerys qui se verra offrir la plus belle progression au sein de ce petit millier de pages : elle devrait se révéler au prochain volume !

 

Enfin, pour bien faire prendre la mayonnaise, ajoutez à cela la perspective d'un hiver qui devrait bientôt se lever pour durer des années et être accompagné du retour chez les vivants de morts qu'on croyait justement morts, et vous obtenez le très, très bon Game Of Thrones. On en veut encore !

 

Bientôt, le volume 2 en lecture commune avec que des filles bien !

Cette fois, j'irai plus avant dans l'intrigue, mais les amateurs de GOT (pour les intimes) savent bien à quel point il est difficile de résumer en quelques lignes le "pitch" de ces volumes...

Et si la photo de mon livre tout martyrisé d'avoir été traîné avec moi pendant deux semaines vaille que vaille pourrait vous convaincre de vous y mettre, je préfère quand même vous coller du Drogo. Miam.

 

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Par Neph - Publié dans : M - Communauté : Aliens, zombies et dinosaures
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Samedi 15 octobre 2011 6 15 /10 /Oct /2011 21:11

Alors que les Etats-Unis s'apprêtent à commémorer l'anniversaire tragique de l'effondrement des tours jumelles du World Trade Center onze ans plus tôt, les villes majeures du pays sont secouées par une vague d'explosions visiblement orchestrées par des kamikazes. Pourtant, grâce aux caméras de vidéosurveillance qui enregistrent par hasard certaines de ces actions apparemment isolées, les enquêteurs découvrent bientôt que les porteurs de bombes ne sont eux aussi que des victimes : tous sont équipés de pacemakers récents, trafiqués pour commander leur explosion à distance ou, plus machiavélique encore, si leur propriétaire s'arrête de marcher plus d'une dizaine de secondes... Comment juguler les centaines de milliers d'explosions possibles afin d'éviter une nouvelle tragédie ? Qui est à la tête d'une machination de si grande ampleur, réfléchie à si long terme ? Le président Stanley Cooper et son équipe, retranchés dans leur bunker de sécurité et aidés sur le terrain par les ex-amants flics Sam Pollack et Liz Mc Geary, vont devoir apporter la réponse la plus rapide possible à ces deux questions, d'autant que la fille de Sam compte parmi les marcheurs...

 

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Non Stop est un thriller français qui devrait faire parler de lui : premier thriller destiné à des lecteurs de tous âges publié chez Black Moon, une maison jusque-là spécialisée dans la littérature adolescente, il dispose d'absolument tous les ingrédients nécessaires pour faire monter la mayonnaise saveur thriller-que-vous-ne-pouvez-pas-lâcher.

 

Fondée sur une base strictement réelle, l'intrigue rappelle forcément aux lecteurs les tristes heures du 11 septembre 2001, date à laquelle d'aucuns ont pu croire (et moi compris, du haut de mes quinze ans de l'époque) que l'on vivait en direct l'événement déclencheur du troisième conflit d'ordre mondial. Le roman s'ouvre à quelques heures de l'inauguration de la Tour de la Liberté, dont on pourrait justement croire qu'elle marquera la fin d'une période trouble. C'est pourquoi les multiples attaques perpétrées en quelques heures à peine sur l'ensemble du territoire nord-américain viendra au contraire replonger le pays dans un climat de paranoïa et de méfiance à outrance de chacun envers ses concitoyens.

 

Le sort de ces "marcheurs", qui n'ont pour tort que celui d'avoir eu besoin d'un pacemaker, est particulièrement émouvant : seuls contre tous, ils doivent lutter contre la fatigue et se préserver de la folie des gens qui, ne voulant pas être des victimes collatérales, les harcèlent et pourchassent pour qu'ils s'enfuient au loin. Problème : la route des victimes est déjà toute tracée et chacun doit se rendre en un lieu bien précis... Vous serez vous aussi entraînés en pleine tourmente en compatissant à leur sort ! La détresse du père, Sam, qui ne peut rien faire à sa propre échelle pour sauver sa fille et ne peut qu'essayer de lui éviter tout arrêt fatal, est terriblement émouvante.


Il est inutile que je vous précise que cette lecture a été particulièrement prenante et qu'en parallèle de l'intrigue, qui ne se déroule que sur quelques jours à peine, j'ai eu l'impression de lire et de frémir à un rythme effréné !

 

Merci aux éditions Black Moon pour ce thriller si bien "ciblé" !

 

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Et pour fêter la sortie (et le succès annoncé !) de ce premier thriller, la maison BlackMoon s'associe à moi pour vous proposer de gagner trois livres en ces lieux ! Pour ce faire, rien de plus simple : il vous suffit de laisser un commentaire à la suite de cet article ! Vous avez jusqu'au 6 novembre inclus ! Je tirerai ensuite au sort le nom des trois heureux gagnants !

 

Pour obtenir une chance supplémentaire lors de ce tirage au sort, je vous invite à devenir fan de la page Facebook consacrée à cet ouvrage à paraître début novembre : vous pourrez y participer à un autre concours pour tenter de gagner un des dix livres mis en jeu, mais aussi un Ipad 2 ! Précisez-le-moi dans votre commentaire le cas échéant !

 

Bonne chance !


Par Neph - Publié dans : M
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Dimanche 2 octobre 2011 7 02 /10 /Oct /2011 13:32

Deux hommes se réveillent dans une salle de bains sordide, sale et aux éléments tachés de rouille, tous deux enchaînés par un pied chacun d'un côté de la pièce. Entre eux, un homme mort est allongé, victime d'une balle en pleine tête : il tient dans ses mains un revolver et un magnétophone. En écoutant les cassettes qu'ils découvrent dans la pièce, les deux hommes comprennent qu'ils doivent, pour rester en vie, obéir à un certain nombre de consignes dictées par un maître du jeu machiavélique.

 

Saw

(J'en connais un qui aurait besoin d'une bonne pédicure...)

 

Toutes les excuses étant bonnes pour regarder des films-qui-font-peur, le challenge d'Halloween organisé par Lou et Hilde était l'occasion rêvée. D'ailleurs, mon abnégation n'ayant aucune limite, j'ai volontairement opté pour une série de films qui me donnerait moult frissons.

 

Dans ce premier volume parmi les sept films Saw, nous faisons la connaissance de Lawrence et d'Adam, enfermés sans raison apparente. Au fur et à mesure que le film se déroule, tous deux se souviennent des circonstances de leur enlèvement.

Seul objet neuf dans un décor particulièrement sale, une horloge neuve dépare : c'est le fondement de la mise en scène macabre dont les deux hommes sont les proies. En effet, la voix enregistrée sur les cassettes que vont écouter Lawrence et Adam leur révèle qu'ils disposent d'un temps limité pour s'échapper de l'endroit. Plus retors encore, il leur est demandé de venir à bout de la résistance de l'autre pour survivre : si le tueur dit vouloir jouer à un jeu, la mort d'un ou des participants reste un prix atroce à payer.

 

Très vite, Lawrence pense savoir qui est le responsable de tout cela : il évoque une affaire dans laquelle il avait été soupçonné puis innocenté, celle du Tueur au puzzle, the Jigsaw killer. Dans un flash-back, on entend alors le témoignage de la seule survivante des mises en scène machiavéliques de Jigsaw : enfermée dans une machine qui lui fera exploser la mâchoire, Amanda doit s'en libérer en un temps limité en allant chercher la clé dissimulée dans le corps d'un homme mort...

 

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C'est après la "victoire" d'Amanda qu'apparaît pour la première fois l'automate représentant Jigsaw qui ne se dévoile pas auprès de ses proies.

 

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Le sort de Lawrence et Adam semble donc défini d'avance par les règles du jeu éditées par Jigsaw. Comment les deux partenaires forcés s'en tireront-ils ?

 

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Aaaah, Saw... J'avais dix-huit ans à la sortie de ce film, et encore bien trop froussarde pour oser aller le voir au cinéma : je l'ai vu un peu plus tard, sans y faire trop attention et dans des conditions idéales pour faire tomber à l'eau toute l'atmosphère (en plein jour, en rigolant, en grignotant...). Pour le challenge, sérieux oblige, c'est dans des conditions cette fois propices à la concentration que j'ai revu le film et je dois avouer que, si Saw ne vous fait pas hurler de terreur, il a de quoi vous scotcher au canapé.

 

Toute la réussite du film tient en plusieurs points particulièrement soignés :

- un décor tout cracra qui filerait des cauchemars à toute personne normalement constituée.

 - une espèce de marionnette très laide, mixte entre un pantin et un clown, apparemment douée d'une vie propre lorsqu'on la voit s'avancer vers Amanda dans la fameuse scène citée plus haut.

- un tueur invisible qui a prévu à l'avance toutes les réactions possibles de ses victimes et qui, surtout, défend l'idée que, loin justement d'être un tueur, il offre une possible rédemption à des personnes ayant gaspillé ce que la vie leur a offert en leur prouvant le prix de leur existence (par exemple Lawrence, qui a tout pour être heureux mais trompe sa femme). Ainsi, il considère que tout ceux-ci devraient plutôt se montrer reconnaissants. Le tueur qui se prend pour un dieu omnipotent, c'est LE principe sur lequel repose l'ensemble des Saw.

 

De plus, seule une scène peut s'vérer difficile à regarder pour un spectateur adulte et le gore que l'on pourra reprocher à d'autres films de la série ne déborde pas de ce premier volume.

 

Côté casting, on se félicitera de la présence de Danny Glover, pourtant bien sous-exploité et en-deçà de son jeu d'acteur habituel.

 

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A noter aussi, le rôle de Monica Potter, épouse de Lawrence Gordon. Elle incarnait la mère dans le très bon remake de  La Dernière Maison sur la gauche sorti en 2009 (que je vous conseille pour le challenge si vous ne l'avez pas encore vu !).

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Quant aux deux acteurs principaux, si j'ai apprécié le choix de Leigh Whannell pour incarner le photographe Adam,

 

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j'ai en revanche regretté Cary Ewles qui joue Lawrence Gordon : je l'ai trouvé plat, transparent et peu crédible lorsqu'il tente d'exprimer la moindre émotion (et Saw est pourtant le film pour lequel savoir mimer la souffrance semble être essentiel).

 

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Enfin, et c'est là que Saw est à ranger selon moi dans les bons grands films-qui-font-peur, le dénouement du film est un véritable choc insoupçonné (je n'irai pas jusqu'à insoupçonnable, mais je ne connais personne qui ait vu le truc venir avant la fin) et de qualité, pas tiré par les cheveux ni ridicule. D'ailleurs, rien que le fait de voir la fin justifie le fait de regarder le film !

 

Merci à Lou et Hilde d'avoir remis ce challenge au goût du jour !

A venir, le volume 2 de la série !

 

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Par Neph - Publié dans : Films - Communauté : Aliens, zombies et dinosaures
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Jeudi 22 septembre 2011 4 22 /09 /Sep /2011 18:47

Puisque son père, alcoolique notoire, n'est plus en état d'assurer le travail qu'il doit accomplir, c'est le jeune Harvey Squire qui doit assumer la lourde de tâche de barbier pour les défunts. Ainsi, Harvey est appelé un soir au manoir des Fearnwood pour rendre présentable la dépouille d'un défunt. En rasant l'homme en question, Harvey découvre bien involontairement un secret resté enfoui pendant des siècles et qui a tôt fait d'attiser toutes les convoitises...

 

D-Or-que-landes.jpg

 

C'est seulement le titre, sans même connaître le sujet du roman, qui m'a convaincue de le lire. Pourtant, on s'apercevra que la poétique devise des Fearnwood, "D'Or que landes, mais d'honneur", tirée du latin, ne peut plus guère s'appliquer aux descendants de la lignée, personnages avides, violents et menteurs.

 

Heureusement, le jeune Harvey peut compter sur ses amis, William, qui préfère qu'on l'appelle Julius, et Amélia, qu'il aime en secret. Les trois jeunes amis, confrontés à ce qui semble s'apparenter à une vaste chasse au trésor, vont devoir rivaliser d'ingéniosité pour prendre de vitesse des adultes prêts à tout pour trouver le butin du défunt Fearnwood.

 

L'ouvrage baigne dans une atmosphère dans laquelle les lecteurs reconnaîtront diverses influences, toutes de qualité. Pour ma part, si j'ai trouvé que les premières pages donnaient au roman un petit goût de Merwyn Peake, c'est bien du Stevenson que j'ai cru lire ensuite : l'aventure vécue par Harvey n'aurait pas été reniée par Jim Hawkins ! Par ailleurs, les nombreuses notes en bas de pages mais surtout les multiples références au mur d'Hadrien, qui encadre le récit comme il sillonne la lande écossaise, sont tout autant d'occasion d'apprendre ou de redécouvrir cet épisode antique.

 

Voilà qui fut donc une lecture jeunesse plus qu'agréable grâce au style de Denis Bretin, comparable ici aux grands noms de l'écriture romanesque !

 

Vous trouverez deux autres avis de lectrices conquises chez Edelwe et Acr0 !

 




Par Neph - Publié dans : B - Communauté : Salon Lecture
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Dimanche 18 septembre 2011 7 18 /09 /Sep /2011 14:29

Persuadé qu'il passe à côté du sens de sa vie et frustré de ne pas se sentir en paix avec lui-même, le narrateur, écrivain, s'engage dans une longue tournée autour du monde, notamment en Russie, à la rencontre de ses lecteurs. Au cours de ce voyage, il fait la connaissance d'Hilal, une jeune femme qui semble croire que leurs deux existences sont liées. Tous deux s'apprivoisent, malgré de nombreuses incompréhensions, et atteignent bientôt un autre degré de connaissance à travers l'Aleph, un point bien particulier du train qui les emmène à travers la Russie.

 

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De Paulo Coelho, je ne gardais en mémoire qu'un souvenir bien atténué de L'Alchimiste, une lecture que j'avais considérée étant ado comme un passage obligé mais finalement pas transcendant. Transcendée, je ne le suis pas non plus après lecture d'Aleph. Déçue, ça oui.

 

Reprenons. Aleph s'ouvre sur les états d'âme du narrateur, dont on comprend qu'il s'agit du double fictif de Coelho ; dépité d'être arrivé selon lui à une limite de sa vie au-delà de laquelle il ne sera jamais davantage en état de paix intérieure, il exprime son ressentiment à J., celui qu'il appelle son Maître. Que cette discussion ait lieu après une communion autour d'un chêne sacré, soit (mais ça commençait déjà mal pour moi qui ne confère qu'une confiance limitée aux rites de communion à la nature qui reviennent pourtant tant à la mode).

 

Le pèlerinage qui s'ensuit et qui mène le narrateur aux quatre coins du monde est dû à sa volonté de changer d'air : il rencontrera Yao, un interprète qui l'aidera à accorder la paix du corps à la paix de l'esprit. Mais la rencontre la plus fameuse est celle qui nouera les vies du narrateur et d'Hilal : bientôt, le narrateur acquiert la certitude que tous deux ont déjà été liés lors de l'une de leurs vies antérieures. Alors, d'abord par le fait du hasard, puis parce que tous deux considèrent que ces voyages les aideront à résoudre leurs problèmes actuels, ont lieu des sortes de transe qui unissent le narrateur et Hilal, que l'on voit replonger à l'époque de l'Inquisition.

 

Si je m'arrête volontairement là pour ne pas dévoiler des passages de l'intrigue, plutôt mince, sachez que l'ensemble du livre est à vivre comme un guide, une démarche, une quête vers la paix intérieure. Alors que je m'attendais à lire un roman, l'auteur nous offre un manuel du savoir vivre et bien vivre en accord avec son moi profond. A grands coups de transe, de discussions pseudo-philosophiques et psychologisantes mais aussi d'errements en tous genres du type Hilal-m'attire-mais-j'aime-ma-femme, l'auteur réserve aux plus courageux trois cents pages d'une romance à l'eau de rose que ne renierait pas la maison Harlequin, additionnée d'un manuel un peu louche à la sauce accomplissons-des-rituels-étranges-pour-remonter-le-temps et dont le Maître J. serait le gourou. Très peu pour moi.

 

Un premier rendez-vous manqué pour la rentrée littéraire ! Je remercie pourtant bien volontiers la douce Vivi La Chipie qui m'a permis de recevoir cet ouvrage.

S'il vous tente, je vous propose d'en faire un livre voyageur : peut-être serez-vous davantage séduit(e)(s) que je ne l'ai été !

 

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Par Neph - Publié dans : C - Communauté : Salon Lecture
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