Dimanche 25 décembre 2011 7 25 /12 /Déc /2011 20:11

Et joyeux Noël à tous !

 

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(Personnellement, je suis comme Mariah Carey ; j'ai un peu abusé de la bûche. Et du foie gras. Et du saumon fumé. Et des langoustes. Et du champagne. On remet ça l'année prochaine, hein !)

 

Par Neph - Publié dans : News - Communauté : Salon Lecture
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Jeudi 22 décembre 2011 4 22 /12 /Déc /2011 21:32

Lorsqu'un cadavre nu est retrouvé dans une zone industrielle délabrée par un homme qui promène son chien, l'inspecteur Rufus Baudenuit soupire de lassitude. En ce moment, de toute façon, la vie ne lui fait pas de cadeau : sa petite amie, Anna, a fini par le laisser tomber, ne supportant plus le rythme de vie du policier dévoué à sa cause. Bientôt, lorsque d'autres cadavres sont retrouvés marqués des mêmes détails que le premier, Rufus s'inquiète et plonge tête baissée dans son enquête, espérant sauver la vie de disparus qui pourraient encore être en vie.

 

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Comme l'a dit très justement Lili dans son article récent, la couverture choisie est ignoble et digne de mes pires créations sur Paint. Je lui ai d'ailleurs confié que c'était la raison pour laquelle ce policier avait séjourné fort longtemps sur ma PAL... jusqu'à ce que l'enthousiasme de Lili me décide à régler son compte au bouquin !

 

Contrairement à elle toutefois, me voilà après lecture nettement moins enchantée. Pourtant, tout commençait bien avec la découverte d'une première victime, laissée nue et étrangement mutilée : ma curiosité était aiguisée ! Mais déjà, la présence d'un tatouage représentant un signe du zodiaque chinois sur le corps ne m'a pas semblé de bon augure. Pourtant, pas de mafia ni de triade chinoise sous roche : la clé du mystère sera révélée plus tard.

A ce propos, le bourreau des différentes victimes s'inspire d'un film qui, étant pourtant un classique, m'est inconnu : toutes les références à ce film me sont passées très loin au-dessus de la tête et, ne sachant pas avec précision ce qui constitue, dans les agissements du tueur, un véritable mimétisme avec les scènes de ce film, je n'ai trouvé que peu d'intérêt à la construction psychologique du tueur.

 

Enfin, je dois avouer ne pas avoir porté longtemps l'inspecteur dans mon coeur. Si j'apprécie son prénom délicieusement désuet, son comportement m'a fichue en rogne. Si l'on reconnaît son mal-être et que l'on veut bien en comprendre les causes, doit-on pourtant accepter son attitude terriblement déplacée envers son ex-petite amie, attitude qu'on pourrait qualifier d'agression à caractère sexuel ? Rien de tel pour me rendre le bonhomme tout à fait antipathique !

 

Bref, si je suis contente d'avoir débarrassé ma PAL d'un volume qui y sommeillait depuis des lustres, je dois avouer que je ne lirai pas la suite de ce qui forme visiblement une tétralogie, selon les bons renseignements de Lili ! Mais en bonne curieuse, j'irai bien volontiers voir si elle a été aussi convaincue par la suite !

Par Neph - Publié dans : C - Communauté : Salon Lecture
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Jeudi 15 décembre 2011 4 15 /12 /Déc /2011 09:47

Oscar, fils de l'époustouflante Beli, dominicain de sang et américain d'adoption, n'a pas une enfance facile. Ni une adolescence facile non plus, d'ailleurs. Il faut dire qu'il n'a pas hérité du physique dévastateur de sa mère. Personne ne veut de lui, personne ne l'aime, lui qui est un si grand amoureux des femmes. Alors, comment faire ? Oscar s'acharne et s'attache à des femmes toutes différentes, dans l'espoir d'être aimé. Mais Oscar ne vivra pas longtemps... Maudit fuku.

 

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Le livre, aussi coloré que l'est sa couverture chez 10-18, s'ouvre sur une définition du fuku, cette malédiction dominicaine qui peut s'abattre sur une famille et la condamner à la malchance ou des catastrophes plus ou moins prononcées... "On dit qu'à l'origine il arriva d'Afrique, charrié par les hurlements des captifs ; que ce fut le fléau mortel des Taïnos, frappant à l'instant où un monde périssait et où un autre surgissait ; que c'était un démon précipité dans la Création par une porte cauchemardesque entrouverte sur les Antilles."

Le fuku, on s'en doute dès le titre du roman, s'est abattu sur les Wao. Le malheur de la famille, c'est la beauté de ses femmes qui les a fait cibles de l'appétit des hommes, et des hommes les plus influents de République Dominicaine. Depuis le grand-père, médecin sous l'ère Trujillo, jusqu'à Beli, la mère d'Oscar, toute la famille s'est trouvée confrontée au bon vouloir des gouvernants, sans autre choix que d'obéir... ou mourir. L'auteur dépeint dans cet ouvrage l'horreur subie par les citoyens dominicains en désaccord avec le régime d'El Jefe et de ses sympathisants, mercenaires à la solde inconditionnelle du chef.

 

Les problèmes d'Oscar ne sont pas de cet acabit. Ce qui préoccupe le jeune garçon, c'est perdre sa virginité avec une jeune femme qui lui plaît. Mais si elles apprécient Oscar en tant qu'ami, elles ne se jettent pas au lit en sa compagnie, alors qu'elles ne sont pas farouches avec d'autres dominicains... Oui mais "Notre héros, c'était pas un de ces lascars dominicains dont tout le monde tchatche - c'était pas un as de la batte ou un bachatchero choucard, ni un bogosse avec un milliard de bombax scotchées au slibard." Attachant mais timide, mignon mais sans entrer dans les cases traditionnelles de la beauté dominicaine, ambitieux mais sans talent, le pauvre Oscar ne vit qu'à travers la figure des femmes aimées : soeur, mère, grand-mère, amoureuses...

 

Les femmes de la famille, étouffantes, imposantes, sont les véritables héroïnes du roman et l'on n'aura aucune peine à comprendre qu'il est difficile d'exister à côté d'elles. Beli est peut-être la plus forte d'entre eux, perdue par sa beauté qui se fane désormais que ses enfants sont grands, mais toujours aussi fière, malgré son manque d'influence sur ses enfants.

 

L'ouvrage, je le découvre à l'heure de cet article, a obtenu le prix Pulitzer à la sortie de son roman en 2008. Porté par une écriture qui en rebutera peut-être plus d'un, caractérisée par un argot espagnol très prégnant mais qui participe de la magie de ce roman très frappant, le livre m'a beaucoup plu : on en apprend énormément sur la dictature Trujillo ; ce qui dérange le plus, c'est de comprendre que tout n'est pas romancé.

 

Je remercie la douce Lady K de m'avoir offert ce roman qui n'avait pas obtenu ses faveurs et de lui avoir permis une nouvelle jeunesse chez moi ! Pari gagné !

Par Neph - Publié dans : D - Communauté : Salon Lecture
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Jeudi 8 décembre 2011 4 08 /12 /Déc /2011 13:41

Lorsque son patron lui propose d'emprunter sa voiture pour se promener pendant ses congés, Mr Stevens, le majordome, commence par ne pas trop y croire. Puis, envisageant la visite qu'il pourrait rendre à Miss Kenton, l'ancienne intendante du domaine, il finit par accepter la proposition de Mr Farraday. Le voyage en automobile et les étapes du voyage dans des auberges de village sont autant d'occasion pour Stevens d'évoquer les grandes heures de sa carrière au service de son patron d'antan, Lord Darlington.

 

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Plus jeune, je confondais allègrement, sans les avoir lus encore, Les Vestiges du jour et Tous Les Matins du monde : jour, matins devaient se mêler dans mon esprit ! Maintenant que j'ai lu les deux oeuvres, je trouve que cette erreur est finalement pardonnable si l'on considère la phrase "Tous les matins du monde sont sans retour", qui donne son nom au roman de Quignard et qui me semble également caractériser l'ambiance du roman d'Ishiguro.

 

Regard(s) d'un homme vieillissant sur les années passées au service d'un patron qu'il admirait et qu'il appelle "sa Seigneurie", Les Vestiges du jour sont empreints de doux regrets d'un temps révolu, souvenirs marqués justement par la figure d'un patron respectable et respectueux que le majordome se plaît à saluer. Ces moments propices au souvenir sont ainsi l'occasion, pour le majordome, d'évoquer ce qui fait d'un majordome un "grand" majordome, notamment le service d'un homme qui agit pour le bien de ses contemporains et la dignité que se doit de garder le serviteur en toutes circonstances.

 

Cette dignité, dont il  est question tout au fil du roman, est selon Stevens la qualité première que se doivent de posséder les hommes. Ainsi, le portrait de son père par Stevens est un passage primordial, car on verra avec douleur que les moments les plus intimes entre les deux hommes ont toujours été marqués par une grande maîtrise, une grande retenue dues à leur professionnalisme exacerbé. Stevens ne semble pas le regretter, mais l'ensemble du livre se construit sur son idée selon laquelle les qualités du majordome doivent influencer la vie de l'homme. Il ne se défait donc jamais d'une pudeur excessive, qu'il voit comme l'apanage idéal du majordome.

 

On attendra alors tout le roman la rencontre qui doit arriver avec Miss Kenton, ancienne collègue de Stevens : leur relation, annonce le majordome, est est toujours restée strictement professionnelle ; il se défend d'ailleurs de la moindre familiarité envers elle. Pourtant, les dialogues qu'il rapporte entre Miss Kenton et lui, vingt ans plus tôt, laissent à penser que Miss Kenton espérait à l'époque se lier davantage à lui. Dans leurs dialogues, on lit souvent des perches tendues, des ouvertures que Stevens ne voit pas... ou ne veut pas voir ; toute la question est là.

 

L'aveuglement de Stevens, dont il semble n'être pas conscient, s'avère être également la cause de la défense, bac et ongles, qu'il prend de Lord Darlington. A plusieurs reprises, Stevens évoque les tractations entreprises par son ancien patron pour faire réviser le traité de Versailles pendant l'entre-deux-guerres. Entre les lignes, on décèle alors l'intérêt croissant que porte Darligton au régime nazi : Stevens le dément absolument, mais les soupçons sont déjà bien là. L'affection profonde de Stevens pour l'Angleterre lui voile-t-elle la face sur la réalité des agissements de son patron ?

 

La lecture se termine donc sur un sentiment d'amertume, dû à la rigueur que s'est imposée Stevens et qui l'aura très sûrement empêché de voir ce qu'il aurait dû voir, tant sur le plan profession que sur un plan personnel et affectif.

 

L'ont également lu les amies Maggie76, Theoma, Karine :), Kalistina et Manu.

Par Neph - Publié dans : I - Communauté : Salon Lecture
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Dimanche 4 décembre 2011 7 04 /12 /Déc /2011 14:37

 

 

 

Les Lachaunaye n'ont jamais travaillé. Ah ça non, jamais ! Et maintenant que la famille bourgeoise se retrouve ruinée, il est hors de question de travailler pour subsister... Rien que l'idée même du travail leur arrache les hauts cris ! Georges Lachaunaye, très pieux, se rend à l'église, en espérant que le Bon Dieu saura trouver une solution. Rapidement, Georges a une illumination : pourquoi ne pas utiliser l'argent déposé par les fidèles dans les troncs d'église ? Commence alors une tournée bien organisée par toute la famille dans les églises de Paris... Mais l'inspecteur Cucherat, dévoué à la surveillance des églises, veille au grain ; il est bien décidé à mettre le grapin sur les voyous qui pillent l'argent destiné à la réfection des églises.

 

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Il est des acteurs et des réalisateurs dont on connaît peu de choses : mettre l'ignorance de leurs carrières sur le compte de mon jeune âge, voilà qui commence à être difficile... Un dimanche pluvieux m'a donc semblé être l'occasion rêvée pour pallier (un peu) mon inculture en cinéma patrimonial. J'ai commencé ma lourde tâche avec Un Drôle de paroissien, mettant en scène le facétieux Bourvil aux prises avec Francis Blanche, le tout sous la caméra de Jean-Pierre Mocky.

 

Bourvil incarne ici un personnage absolument imbuvable, paresseux au possible et fier de l'être.

Son allure de jeune garçon de bonne famille vient compléter le tableau et, lorsqu'il se tourne vers le vol pour éviter de devoir travailler, il devient une tête à claque de compétition.

 

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Son épouse Juliette, en plus, est issue d'une famille de fromagers-crémiers qui ont travaillé toute leur vie et qui tentent bien de la raisonner sur la paresse de son époux. Mais, comble de la mauvaise influence des Lachaunaye, Juliette est prête à se servir gratuitement dans le magasin de ses parents pour faire vivre sa belle-famille !


uddp.jpg (La raie au milieu, un choix capillairement discutable)


Le fonctionnement de cette belle-famille est absolument effrayant : tous vivent très la rgement au-dessus de leurs moyens et n'hésitent pas à quémander ou à parasiter leurs amis proches, ce qui leur semble sûrement moins terrible que de travailler. Pire encore, le père, Matthieu, dissimule à sa famille de la nourriture qu'il dévore dès qu'il se trouve seul ! Matthieu est à ce propos incarné par Jean Yonnel, dont j'ignorais tout jusqu'à ce film, et j'ai été scotchée de découvrir sa carrière illustre à la Comédie Française.

 

Georges s'adjoint dans sa filouterie le concours de Raoul, un ami dentiste, incarné par Jean Poiret. Raoul, séduisant, beau parleur, endosse la charge de guetter les apparitions de la police ou de quelque autre fâcheux, qui viendraient entraver la bonne marche de la récolte de fonds illégale de Georges... Raoul non plus n'est donc pas très recommandable : pourtant dentiste, il préfère l'argent facile que peut lui procurer Georges de par ses délits.

 

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Mais le plus drôle, dans ce film, ne réside pas que dans les progrès que font les deux compèers pour moderniser leur attirail du parfait voleur : c'est bien l'enquête maladroite que mène l'inspecteur Cucherat et son équipe pour arrêter les deux hommes. La scène la plus marquante reste d'ailleurs, outre les déguisements fameux qu'endosse chacune des deux équipes pour échapper à la vigilance de l'autre, le moment où Cucherat suit Bourvil déguisé en homme d'église et lui réclame de l'entendre en confession !

 

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Voilà donc un film gentillet, drôle et sympathique pour redécouvrir autrement Bourvil que dans La Grande Vadrouille, Jean Poiret autrement que dans La Cage aux folles et Blanche que dans Les Tontons flingueurs, films qui sont généralement les seuls que nous connaissions, nous enfants des années 80 qui soupiraient de dépit devant les "vieux films" que regardaient parfois nos parents.

 

Pour me faire pardonner, quelques dimanches par mois seront maintenant consacrés au cinéma de papa-et-maman, voire papy-et-mamie, trop vite oublié de ma part et dont je confesse ma trop grande méconnaissance. Aucune contrainte de décennie, aucune contrainte de langue, aucune contrainte que ce soit pour découvrir des films "cultes" (pas sûre que celui sus-cité soit concerné, d'ailleurs !) à côté desquels je suis passée. Vous êtes les bienvenus si vous souhaitez me rejoindre dans ce nouveau rendez-vous ! Et en prime...

Oh, le joli logo !

 

Mango est la première à me rejoindre avec un Franck Capra cultissime !

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Par Neph - Publié dans : Films
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