Vendredi 20 novembre 2009
Avec Blog-O-Book, Ulike et Chez les filles, Livraddict est le quatrième site partenaire grâce auquel je reçois parfois des livres à peine sortis en librairie en acceptant simplement en retour de les chroniquer. Je vous invite de bon coeur à vous rendre sur Livraddict, site sur lequel vous retrouvez un forum de plus en plus animé, un blog et un outil qui en réjouira plus d'un, Bibliomania !

Pour aller y faire un tour, c'est par ici :



Venons-en au livre qui nous intéresse aujourd'hui : il s'agit d'un thriller par un auteur colombien...


"Bon, vas-y, dis-nous plutôt de quoi ça parle !"

A Bogota, un cadavre est découvert sur les rives du Sisga : il est crucifié et empalé. Victor Silanpa, journaliste et maître chanteur à la petite semaine, s'empare de l'affaire et décide de retrouver l'identité de ce cadavre qui semble n'intéresser personne. Bientôt aidé dans ses recherches par le frère présumé du mort, Silanpa met le nez dans les magouilles obscures des barons de l'immobilier, prêts à tout pour récupérer des terrains et bâtir à bas prix. Silanpa et son acolyte sont parfois aidés par le capitaine de police Aristophane Moya et l'ancien directeur du journal de Silanpa, Guzman, désormais en maison de repos...

Vous commencez à connaître l'attrait qu'exercent sur moi les thrillers noirs, sombres, glauques, à l'atmosphère tendue : j'aime quand le malaise est palpable... Et là, j'avais également envie de découvrir un univers que je connais peu : la couverture me semblait très prometteuse.
Pourtant, si l'histoire m'a plu, j'ai eu parfois du mal à suivre et à reconnaître qui est qui entre les "méchants" qui s'affrontent ici, sachant que chacun retourne sa veste et s'allie tour à tour avec tout le monde...
Si je n'ai pas eu droit à l'ambiance glauque à laquelle je m'attendais, j'ai été servie avec une histoire retorse qui dévoile les lois tacites dans un monde de bandits de haut vol, apparemment politiciens ou hommes d'affaires qui cachent plus ou moins bien leur jeu.
Par ailleurs, le personnage de Silanpa m'a fortement plu : il a perdu ses illusions en travaillant dans un milieu qui lui déplait chaque jour un peu plus ; il aime Monica mais ne peut la retenir et souffre comme jamais quand elle le quitte et revient pour repartir de plus belle ; il se tourne vers la jolie Quica, une très jeune fille de joie ingénue et touchante, qu'il aimerait protéger... A la fois fatigué, amoureux, tenace et lucide, il fait un personnage à la complexe et torturé, et que j'aurais aimé aider à plusieurs reprises.
Ce fut une lecture agréable et prenante, et Gamboa nous met sous pression par un style effréné et efficace. Je pense continuer dans ma découverte de cet auteur avec un autre titre disponible chez Points, Le Syndrome d'Ulysse.

Un film, complètement passé sous silence, paru en 2004, adapte le roman que je viens de terminer : il a en plus de bonnes critiques presse... Je vais essayer de le voir. Vous voyez en haut de l'affiche qu'il a fait partie de la sélection de la Mostra de Venise et du Festival des films du monde de Montréal. Ne m'imaginant pas du tout Silanpa ainsi, j'ai bien fait de commencer par la lecture !



Merci aux éditions Points et à Livraddict ! Je vous parlerai bientôt de deux autres partenariats Livraddict.
Par Neph - Publié dans : G - Communauté : Le monde du polar
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Mercredi 18 novembre 2009
Après le Coben dont je vous ai parlé il y a quelques temps, c'est à nouveau un livre de ma copine Nuxka que je viens de terminer, dans le cadre d'une lecture commune que m'a proposée Pimprenelle, qui l'avait elle aussi dans sa PAL.


"Bon, vas-y, dis-nous plutôt de quoi ça parle !"

Tous deux fans de tennis, Thierry Blin et Nicolas Gredzinski se rencontrent sur un cours : chacun cherche un adversaire et disputent un match très serré. En buvant un verre ensemble après, ils s'aperçoivent qu'ils ont les mêmes idoles ; pourtant, la conversation dévie et chacun finit par confier que sa vie ne le satisfait pas. Blin lance alors le pari de changer de vie et de se donner rendez-vous trois ans plus tard pour voir comment ils auront relevé le défi.
Blin, médiocre encadreur, décide de laisser tomber son commerce pour opter pour un métier qu'il a toujours trouvé fascinant, celui de détective privé. Il laisse petit à petit tomber celle qui partageait sa vie, disparaît, déménage et fait appel aux services d'un chirurgien esthétique qui lui donne enfin le visage qu'il attendait. Mais, s'il laisse derrière lui des histoires sans intérêt, il abandonne deux femmes, dont l'une l'aimait en secret...
Gredzinski, lui, décide enfin de dire ce qu'il pense à son petit chefaillon et, se rendant ambitieux aux yeux de la direction, prend sa place au sein de l'entreprise. Il se découvre un goût pour l'alcool qui le fait écumer les bars et rencontrer une certaine Loraine, avec qui il commence une liaison sans rien savoir d'elle... Grâce à une invention ingénieuse qui lui permet de dissimuler son alcoolisme naissant, Gredzinski fait fortune mais devient dépendant de l'alcool et de cette mystérieuse Loraine...

J'ai lu ce livre très rapidement : c'est le premier Benacquista que je lis et je peux d'ores et déjà affirmer que ce ne sera pas le dernier, pour la simple et bonne raison que son style, très fluide, est un véritable plaisir. Peu de fioritures qui viendraient gâcher l'histoire, pas de circonvolutions inutiles : Benacquista sait où il va et nous emmène avec lui avec beaucoup d'aisance dans l'écriture, ce que j'admire.
En revanche, si le sujet pouvait être intéressant, et si son traitement m'a plu, j'ai moins apprécié ses personnages : Blin, en sortant de sa médiocrité, fait du mal à celles qui l'aimaient, et va jusqu'à renier totalement son passé en faisant démolir la maison de son enfance. Gredzinski semble vouloir se saboter sans arrêt, ce que je comprends assez mal puisqu'il fait fortune et que j'ai du mal à mettre entièrement sur le compte de l'alcool.
Mais enfin, le pari est tenu, à la fois pour les personnages et pour l'auteur qui m'a convaincue. Même si les personnages ne sont pas sympathiques de prime abord, leur histoire est plaisante à suivre et l'alternance dans le récit entre l'évolution de l'un et de l'autre conduit à ne jamais se lasser. De là à changer de vie comme ces messieurs ou Doppler, ce n'est pas demain la veille !

Qu'en a pensé Pimprenelle ?
Par Neph - Publié dans : B - Communauté : Salon Lecture
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Samedi 14 novembre 2009
Si j'arrive à peu près en temps normal à suivre le rythme pas trop éreintant d'un article tous les deux jours, vous aurez remarqué que depuis Doppler j'ai gardé le silence. Et pour cause : je suis particulièrement occupée ces derniers jours (non pas que je ne le sois pas d'habitude !) à préparer ma toute première inspection, qui aura lieu lundi ! Aglagla... Et comme je file dès après pour une formation loin de chez moi mardi, vous n'aurez de nouvelles qu'à mon retour mardi soir. Croisez vos petits doigts si vous avez un instant !

Dès le retour au calme, je vous parlerai la semaine prochaine d'un Tonino Benacquista lu en commun avec Pimprenelle, du film 2012, d'un thriller de Nicci French, d'un policier de Gamboa Santiago lu dans le cadre d'un partenariat avec Livraddict et de ma première contribution au challenge J'aime les Classiques avec La Machine infernale de Cocteau.

Pour l'heure, avant de replonger le nez dans mes bouquins, je remercie Calypso et Kalistina de m'avoir offert ce "Blogger Appreciation Award", en or tout comme elles !



Pour avoir le droit de l'accrocher chez moi, je dois vous énoncer sept choses que j'aime... Attention, mon originalité devrait vous bluffer.

- J'aime boire du thé très parfumé et très sucré.
- J'aime ne pas avoir à travailler le week-end parce que je suis une fille ultra-organisée (autant dire que ça m'arrive peu).
- J'aime lire (et ça, ça vous scotche).
- J'aime mes élèves, malgré tout ce qui m'échappe parfois à leur égard lorsque je corrige certaines copies...
- J'aime que Noël approche et que les rues soient bientôt illuminées, que les vitrines soient décorées et que mon nouveau chez moi soit assez grand pour y faire trôner un énorme sapin. Ca, c'est mon côté gamine qui ressort. Ou niais, à vous de voir.
- J'aime que mes copines virtuelles se transforment en vraies amies que je prends plaisir à rencontrer ou avec qui j'aime correspondre.
- J'aime toutes les jolies choses que je reçois grâce à Internet et ses bloggeurs/bloggeuses. Bientôt le SWAP de Noël, organisé par Stephie et Pimprenelle ! Et j'ai eu la chance de gagner à un concours dont je vous reparlerai bientôt !

Je m'arrête là, sans toutefois oublier de décerner à mon tour le prix à sept personnes :
- Dreamfromnowhere, dont je vous conseille le dernier article : un bijou !
- The Bursar, même si son challenge HP ne m'attire pas trop... Mais je sais qu'elle ne m'en veut pas !
- Pimprenelle, qui a commencé son blog en même temps que moi !
- Stephie, au rythme de lecture incroyable !
- Lilibook, que je lis toujours avec plaisir...
- Chinchilla, qui a elle aussi un style particulier qui me plaît beaucoup,
- Mariel, dont les carabistouilles m'enchantent un peu plus à chaque nouvel article et qui organise le challenge J'aime Les Classiques !

A vous, mesdames, de décorer votre intérieur avec ce splendide award !
Par Neph - Publié dans : News - Communauté : Salon Lecture
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Mardi 10 novembre 2009
Je vous parle aujourd'hui d'un OVNI dans ma PAL : après avoir découvert des auteurs de policiers et thillers venus du froid, comme Läckberg et Indridason (ou Larsson avant ce blog), voici le Norvégien Erlend Loe et son univers complètement décalé. La couverture parle d'elle-même :



"Bon, vas-y, dis-nous plutôt de quoi ça parle !"

Andreas Doppler
est un quadra typique qui vit à Oslo. Il est marié, a deux enfants, travaille, fait ses courses, consomme comme tout le monde et va se promener le week-end. Mais à la mort de son père, il prend conscience que tout cela est vain et décide de ne plus vivre au sein de cette société. Doppler va donc planter sa tente en marge du monde, dans la forêt proche de son domicile. C'est là qu'il rencontre un élan, qui lui tient compagnie, et qu'il commence à agir à rebours de ce que la société lui a toujours appris : il vole, se bat et fait l'éloge du retour à la nature et à l'essentiel.

J'étais bizarrement peu emballée à l'idée de lire ce bouquin qui figurait pourtant dans ma PAL. La couverture m'amusait peu, la tête du bonhomme encore moins. Mais après lecture, je n'imagine plus du tout Doppler ainsi et le vois plutôt comme un homme plutôt soigné, propre sur lui et bien habillé : c'est tout l'intérêt du livre, de nous montrer comment un homme qui a plutôt bien réussi sa vie plaque un jour tout ça pour aller vivre dans la forêt.
D'ailleurs, il s'amuse beaucoup, Doppler. Un élan, qu'il a prénommé Bongo, devient son ami après qu'il a tué sa mère pour pouvoir manger : il décide de lui apprendre à parler, à lire, à jouer au memory... On bascule dans l'absurde et les passages concernés sont très plaisants.

A côté de cette redécouverte enfantine du monde, des passages plus tristes m'ont paru poétiques et proposent une réflexion plus profonde sur le fait de savoir si cette vie en société nous rend réellement heureux : Doppler, pour manger, va se servir chez les gens. En manque de sucre, il décide de voler la barre géante de Toblerone qu'il voit sur la table d'un certain Düsseldorf. Ayant d'abord pensé à la voler, Doppler se rend compte que cet homme veuf ne vit que pour reconstituer grâce au modélisme la bataille de guerre pendant laquelle son père, qu'il n'a pas connu, a trouvé la mort. Une fois son travail achevé, Düsseldorf a prévu de se donner la mort. Cette vacuité de l'existence et le drame de cet homme m'ont beaucoup touchée. Et finalement, au moment où Düsseldorf s'en sort grâce à une émission de télé et rencontre un jeune garçon qui a lui aussi une passion étrange, le père de ce garçon menace Düsseldorf en le prenant pour un pédophile. Le jugement hâtif de cet homme qui voit le mal partout est encore un reflet malsain de la société dans laquelle nous vivons : Düsseldorf rejoint la cause de Doppler et vient lui aussi vivre dans la forêt. D'ailleurs, là où Doppler a commencé seul, il se retrouve bientôt accompagné d'autres hommes qui, après l'avoir critiqué, reconnaissent qu'il a raison. Et Doppler se retrouve confronté au problème qu'il a fui et ne peut plus profiter de la solitude.

Si je n'accroche pas entièrement au personnage de Doppler, qui a d'ailleurs tout quitté en laissant sa femme enceinte se débrouiller seule, je dois reconnaître que j'avais jugé l'ensemble trop vite et que ma lecture m'a plu, même si Doppler n'a pas réussi à me convaincre d'aller moi aussi installer mon campement en forêt et sympathiser avec Bambi !

Par Neph - Publié dans : L - Communauté : Salon Lecture
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Dimanche 8 novembre 2009
Quand je vous ai parlé du film à venir, vous avez été plusieurs à me vanter le livre ou à me dire que vous aviez prévu de le lire avant la sortie du film... Ni une ni deux, j'ai emprunté le livre trouvé miraculeusement dans ma petite bibliothèque chérie. Encore une fois, j'ai bien fait de suivre vos conseils avisés !


"Bon, vas-y, dis-nous plutôt de quoi ça parle !"


Alors qu'une tempête violente se prépare, le marshal Teddy Daniels débarque sur Shutter Island pour enquêter sur une mystérieuse disparition. Cette île abrite l'hôpital psychiatrique Ashcliffe, dans lequel sont enfermés de dangereux patients souvent coupables de meurtres. Aidé de son coéquipier Chuck Aule, il a pour mission de découvrir comment Rachel Solando, une patiente coupable d'avoir assassiné ses trois enfants, a pu s'évader d'une cellule fermée, échapper à la surveillance de nombreux gardes et rester introuvable sur toute l'île. Daniels s'interroge mais se retrouve bientôt confronté à l'étrange mauvaise volonté du corps médical qui refuse de coopérer. La tempête qui ravage l'île, coupant toute transmission possible avec le continent, semble ne pas être la seule à vouloir le garder en ces lieux...

J'avoue franchement avoir lu le début du livre sans avoir été vraiment convaincue par le style qui me semblait peu percutant et l'histoire que je trouvais somme toute classique. C'est lorsque la situation commence à déraper sur l'île que j'ai repris goût au récit, pour mon plus grand plaisir. Daniels met la main sur de mystérieux codes disséminés par Rachel Solando, qu'il décrypte et qui le font avancer dans ses démarches, mais surtout l'équipe de médecins d'Ashcliffe adoptent une attitude véritablement étrange envers le marshal, comme s'ils ne voulaient pas vraiment qu'ils découvrent ce qui était arrivé à Rachel.
J'ai beaucoup apprécié le personnage de Daniels, meurtri par la disparition tragique de son épouse et qui s'en veut encore beaucoup, plusieurs années après : encore dévoué à sa mémoire, il rêve souvent d'elle et paierait cher pour la tenir encore dans ses bras. J'ai trouvé cette histoire d'amour inachevée véritablement puissante et belle.
Si le personnage de Daniels est celui autour duquel le récit s'articule, grâce à l'enquête, c'est la fin du récit qui le sublime et nous fait nous tourner rétrospectivement sur toute l'enquête pour la regarder d'un oeil complètement différent. Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas été aussi convaincue par le dénouement d'un thriller : Dennis Lehane m'a littéralement bluffée avec ce basculement final que je n'attendais pas et qu'on ne comprend réellement que dans les toutes dernières pages. C'est une réussite totale.

Parmi nos camarades bloggeurs, Swoop avait deviné l'affaire mais reste conquis ; Yohan en reste pantois ; Jumy elle aussi en est tout étonnée ; Kitty était captivée ; Sylire l'a trouvé magistral, tout comme Calypso, Emeraude et Ys ! Lehane fait décidément l'unanimité...

Je vous renvoie pour finir à la bande-annonce du film que j'avais postée ici, et que je revois d'un autre oeil maintenant que j'ai lu le bouquin... J'irai sans hésiter au ciné dès le 24 février 2010 !


Par Neph - Publié dans : L - Communauté : Le monde du polar
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Ca, c'est moi...

Challenges au long cours...








































Quand je ne lis pas...

Et le reste...

PAL-mais-pas-dans-l'ordre

Et même un code couleur :

Les irréductibles en vert

Les nouveautés en rose

Les prêts en violet

Les partenariats en rouge

Pour le boulot en orange


Wilkie Colins, Secret absolu

Jean Contrucci, La Faute de l'abbé Richaud

Bétina Daquin, Danser au bord des abîmes

Bruno Devos, La Face cachée de l'Opus Dei

Jean-Paul Dubois, Les Accomodements raisonnables

Umberto Eco, Le Pendule de Foucault

Louise Erdrich, La Chorale des maîtres bouchers

Daniel Keyes, Les Mille et une vies de Billy Miligan

Yasmina Khadra, L'Attentat

Hugh Laurie, The Gun Seller

Armistead Maupin, Autres chroniques de San Francisco

Arto Paasilina, Petits Suicides entre amis

Elizabeth Peters, Un Crocodile sur un banc de sable
Didier Van Cauwelaert, L'Evangile de Jimmy
Emile Zola, Thérèse Raquin


N'oubliez pas !

J'en fais partie...





 
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