Mardi 24 avril 2012 2 24 /04 /Avr /2012 20:19

Parce que l'envie de bloguer a disparu depuis quelques semaines, et que je préfère qu'elle reste un plaisir, ce blog est en pause pour une durée indéterminée. Je reviendrai lorsque je l'aurai retrouvée (l'envie). Je passerai quand même lire mes blogs chouchous, commenter de temps en temps et surtout, surtout, je vais lire.

 

Bref, ce blog est en pause.

 

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Par Neph - Publié dans : News
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Dimanche 15 avril 2012 7 15 /04 /Avr /2012 16:53

Lorsqu'un incendie dans la bibliothèque de la petite abbaye de Ruac révèle l'existence d'un manuscrit caché dans un mur, Luc Simard, l'équivalent français d'Indiana Jones, sent qu'il est sur une piste fameuse : l'ouvrage, fruit des écrits d'un moine, Barthomieu, âgé de deux cents ans (!) révèle l'existence d'une grotte que Luc se met en tête de découvrir. Mais les habitants de Ruac ont des raisons de vouloir préserver ce lieu et voient d'un très mauvais oeil les fouilles qui s'organisent. Dans l'équipe de recherches, les morts se succèdent et Luc n'est pas au bout de ses surprises.

 

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Dans Le Testament des templiers, Glenn Cooper change radicalement de thème par rapport à son premier roman,  Le Livre des morts, qui a assis sa renommée en France. Un point commun subsiste toutefois : l'habilité de l'auteur à nous transporter d'une époque à une autre, entre le Ruac version 2012 des fouilles archéologiques et le Ruac du XIIème siècle en compagnie de Bernard de Clairvaux ou d'Abélard. Mieux encore, on retourne même au Ruac de trente mille ans avant notre ère, pour découvrir le peuple du clan des bisons, dont les chefs successifs ont contribué à la splendeur de la grotte.

 

Voilà un vrai bon roman ésotérique, aux accents de thriller : les chapitres consacrés aux flash-backs du XIIème siècle sont convaincants au possible, au point que l'on s'interroge sur la part de vérité historique contenue dans l'intrigue. Là où les mauvais bouquins pècheraient par un excès qui les rendrait moins que plausibles, Le Testament des templiers se distingue par la qualité inverse ! Ainsi, Bernard de Clairvaux, Héloïse et Abélard, les Templiers et même les nazis participent de la légende de Ruac avec efficacité.

 

Le héros, Luc, a de nombreux points communs avec le Will Piper du Livre des Morts : un séducteur (im)pénitent, avec une bonne descente et des états d'âme qui font de lui un homme souvent fragile, érudit mais également et surtout homme de terrain ; il nous évoque vraiment un Indiana Jones des années 2010 !

Quelques points en revanche m'ont laissée dubitative : quel est l'intérêt de sa blessure à la main ? Quel est le but de la surveillance exercée par Gatinois ? Ces détails, sous-exploités à mon sens, n'apportent pas grand-chose à une intrigue déjà rondement menée.

 

L'ensemble est efficace et les apports fantastiques, loin de gâter l'ouvrage, le subliment pour rendre l'ensemble crédible : le tout baigne le lecteur dans une ambiance parfois mystique, où le plus incroyable a fini par me faire rêver ! Qui pour aller boire une tasse de thé à Ruac avec moi ?

 

Merci beaucoup à Solène Perronno, des éditions du Cherche-Midi, qui a su frappé juste avec un livre aux multiples qualités !


422 pages de plus au compteur du Challenge S.T.A.R de Liyah !

STAR

Par Neph - Publié dans : C - Communauté : Fantasy et science-fiction
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Lundi 9 avril 2012 1 09 /04 /Avr /2012 16:13

Pongo Twistleton se trouve dans une position délicate : après avoir perdu au jeu, il doit éponger ses dettes, mais il se trouve à court de liquidités et décide, pour éviter qu'une brute épaisse ne lui fasse passer un sale quart d'heure, d'aller réclamer de l'argent à son oncle Lord Ickenham. S'apprêtant à demander à son ami Horace Davenport, celui-ci lui a refusé tout prêt : Valerie, la soeur de Pongo, venait justement de rompre ses fiançailles avec lui. Lord Ickenham, pas disposé non plus à lui prêter de l'argent, fomente un complot consistant en l'usurpation de l'identité du psychiatre Roderick Glossop pour s'introduire au château de Blandings, chez Lord Emsworth, et sauver le cochon préféré de celui-ci, que l'oncle d'Horace, Lord Dunstable, a prévu de dérober... Lord Emsworth, reconnaissant, pourrait alors verser à Pongo et à son oncle la somme tant désirée. Mais évidemment, rien ne se passe comme prévu !

 

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Si j'adore les Wodehouse (et que vous commencez à le savoir), ce volume-là a peut-être bien été celui dont l'action, particulièrement étoffée, a été la plus difficile à résumer ! Les multiples usurpations d'identité, les quiproquo, les oncles par paquets m'ont parfois embrouillée au point que j'avais du mal à retenir qui est qui.

Mais le plaisir éprouvé à lire un Wodehouse se renouvelant sans cesse, celui-là ne fait pas exception, et j'ai retrouvé en l'oncle Fred, l'oncle de Pongo, de nombreux traits de caractère m'évoquant Wooster dans d'autres volumes. Un régal !

 

Ce sont encore une fois des relations amoureuses qui sont à l'origine de l'intrigue. Valérie, soeur de Pongo et nièce d'Ickenham, s'offusque qu'Horace l'ait fait suivre pour la surveiller et rompt leurs fiançailles : "C'est une fille remarquablement intelligente.

- Remarquablement. J'ai parfois pensé que ce serait une chose admirable si elle s'étranglait."

 

Chacune des disputes qui opposent les personnages, notamment sur des questions d'argent, a beau être virulente, elle se conclut toujours par une formidable démonstration de flegme britannique : "La question est posée de savoir si Ricky était excusable, dans ces circonstances, de dire à M. Pott qu'il était un abominable menteur et que seul le fait d'être une informe petite déjection qu'aucun homme soucieux de sa dignité ne voudrait toucher avec une perche, lui évitait d'avoir le cou tordu. M. Pott, qui trouvait que Ricky était sans excuse, se leva avec humeur.

- Jeune Gilpin, dit-il, je vous souhaite le bonsoir."

 

D'ailleurs, Lord Ickenham sent qu'il aurait tort de ne pas reconnaître sa stratégie : "Vous m'accusez d'avoir usurpé l'identité d'un autre, n'est-ce pas, et d'abuser de l'hospitalité de Lady Constance en pénétrant chez elle sous un faux nom. Vous affirmez délibérément que je suis un menteur et un imposteur ?

- Exactement.

- Eh bien vous avez raison, mon cher, tout à fait, reconnut Lord Ickenham.

 

Je crois bien que Lord Ickenham a de toute façon été mon personnage favori du début à la fin. Admirez la perspicacité qu'il met dans l'élaboration de son rôle supposé de psychiatre : "Vous amenez la conversation sur les oiseaux, par exemple, et si le type déclare qu'il est un canari, saute sur la cheminée et se met à chanter, vous sentez qu'il y a quelque chose qui ne va pas."

Il n'est jamais tendre avec Pongo, qu'il aime pourtant tendrement. Il le présente ainsi à une jeune femme : "Voilà Pongo, Polly, dit-il en rejoignant la jeune fille. Il est possible qu'il ait une idée. Il a failli en avoir une il y a trois ans."

 

Vous l'aurez compris, après ces citations : un Wodehouse n'est jamais décevant ! Voilà qui me donne envie de retrouver mes chers Jeeves et Wooster !

 

D'autres Wodehouse en ces lieux :

Ca va, Jeeves ?, P.G. Wodehouse

Jeeves, au secours !, P.G. Wodehouse

Pas De Pitié pour les neveux, P.J. Wodehouse


Et quelques pages comptant déjà pour le Challenge S.T.A.R. organisé par Liyah :

67 (de la page 168 à la page 235) plus exactement, lues le vendredi 6 avril !

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Par Neph - Publié dans : W - Communauté : Chronique de nos lectures
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Mardi 3 avril 2012 2 03 /04 /Avr /2012 12:48

Lorsque Lola Gallagher, détective new-yorkaise, est appelée pour une fusillade dans un parc, elle ne s'attend pas à ce que la victime... ne soit pas tout à fait morte. La jeune femme, pourtant touchée par balle, vit toujours ; malheureusement, le choc l'a rendu amnésique. En retraçant son parcours pour tenter de comprendre qui elle est et pourquoi on a pu attenter à sa vie, Lola se heurte donc à des difficultés multiples : comment aider la jeune femme et mettre la main sur ses agresseurs si celle-ci ne peut l'aider ? Lola décide alors de faire appel à Arthur Draken, un psychanalyste renommé aux méthodes controversées, pour faire émerger des souvenirs inconscients.

 

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Me voilà très ennuyée pour parler de ce livre qui mêle allègrement très bonnes idées et méthodes originales avec des répliques et des personnages allant, selon moi, du détestable au ridicule.Je m'explique :

 

L'intrigue, dévoilée en quatrième de couverture, permet de retracer ce qui correspond probablement à l'ensemble des tomes à paraître dans la première saison de cette série. De la même manière que pour des séries télévisées, le concept est décliné en saisons et en épisodes : là, les auteurs ont su adopter un rythme convaincant qui conviendra au plus grand nombre ! D'autres codes dignes des séries policières américaines sont eux aussi employés : une équipe soudée autour d'une inspectrice de choc, un expert médical travaillant en lien avec l'inspectrice, un chef qui rouspète mais qui ne croit pas vraiment à sa propre autorité... On entre dans un domaine qui, s'il n'est pas inédit en télé, annonce un vrai changement dans les policiers publiés en feuilletons.

 

Là où je suis encore séduite, c'est dans les quelques révélations, attendues ou non, au fil des pages : par exemple, ce que l'on apprend au sujet des consultations médicales effectuées par Lola est tout bonnement malin ! Il ne s'agit pas d'un véritable coup de théâtre, mais bien d'une surprise complètement inattendue : d'ailleurs, on devrait apprendre d'autres choses encore par l'indiscrétion d'un collègue de Lola.

De la même manière, les quelques pages qui suivent la fin de ce volume présentent de manière très fine des éléments du deuxième épisode, à paraître le 25 avril : on nous en dit suffisamment peu pour ne rien dévoiler de crucial, mais juste assez pour susciter l'envie ! Il n'est pas question de donner les premières pages du tome 2, ni le premier chapitre, mais bien de courts extraits pris dans ce qui semble être au moins la première moitié de l'oeuvre ; là encore, on se croirait à la fin d'un épisode de série qui nous appâte avec quelques images de l'épisode à venir ! Voilà qui est particulièrement bien pensé.

 

En revanche, et c'est là que le bât blesse, il m'a semblé que les personnages peinaient à se défaire de clichés un peu tenaces : les coucheries évoquées entre Lola et l'un de ses collègues me semblaient déjà superflues, mais qu'ils y reviennent à coup d'allusions ni discrètes, ni très fines et ça devient lourd...

Dans leurs répliques "professionnelles", les policiers ne sont pas non plus très fins. Alors que Lola et son collègue Phillip décryptent une vidéo prise de la jeune femme juste avant le drame et qu'ils comprennent qu'elle révèle des indices, ils regrettent qu'elle ne résolve pas carrément l'enquête à leur place : "Peut-être disait-elle que l'enlèvement y aurait lieu...

- Ou qu'il y serait préparé, proposa Detroit.

- C'est dommage qu'elle ne nous donne pas la date de l'enlèvement, ni le nom de la victime potentielle...

- Et encore moins celui des gens qui la poursuivent !

- Oui. Ca laisse encore pas mal d'inconnues." (page 151)

Certes. Mais c'est votre boulot, les gars !

 

Je crois que le pire est incarné par Arthur Draken, le fameux psychiatre qui file un coup de main à Lola et qui nous est donné à voir lors d'une consultation avec une richissime cliente qui l'ennuie ferme. Il l'écoute, mais son esprit vagabonde et il imagine ce qu'il pourrait répondre à sa vieille cliente : "Après le décès de votre mari, vous n'avez jamais désiré un autre homme ?

- J'ai soixante-et-onze ans, docteur Draken !

- Vous en aviez soixante-trois quand il est mort... Et, de toute façon, une femme n'a-t-elle plus le droit d'éprouver du désir à soixante-et-onze ans ?

- Vous parlez de désir... charnel ?

Oui, bien sûr, je parie que la nuit tu rêves de te taper un gang de laveurs de carreaux, petite cochonne ! (page 103)

[...]

"A l'époque, les enfants n'avaient pas tous ces moyens de distraction qu'ils ont aujourd'hui, vous savez !

Ah bon ? Oh, la Seconde Guerre mondiale, c'était quand même super fun, non ?" (page 106).

L'ensemble se passe, à mon avis, de commentaire : ces remarques ont beau n'être pas formulées ou être pleines d'ironie, elles tombent à plat et n'ont même pas l'intérêt de faire un bon mot. On oublie. Et j'ai bien peur que ces répliques et les clichés qui entravent les personnages, s'ils ne m'ont pas empêchée d'apprécier le reste du tome 1, ne me rebutent suffisamment pour que je ne continue pas plus avant.

 

Je remercie pourtant bien sûr les éditions J'ai Lu !

Par Neph - Publié dans : L - Communauté : Salon Lecture
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Dimanche 1 avril 2012 7 01 /04 /Avr /2012 19:43

Quand Emma avait raconté il y a quelque temps sa virée bouquiniste provinciale du dimanche, j'avais sauté sur l'occasion pour lui proposer de la rejoindre lors de la prochaine... Ce n'est pas souvent que j'ai l'occasion de croiser une copine blogueuse dans les parages ! 

En plus, nous lisons en ce moment ensemble l'intégrale 2 du Trône de fer ; voilà qui aide à créer des liens !

 

Ainsi donc, ce matin, elle m'a fait découvrir un antre absolument démoniaque et, après une expédition de spéléo dans des rayonnages branlants à la recherche de trésors, un grimpage en escabeau qui s'est soldé par une rencontre très chaude avec l'ampoule brûlante au plafond, la vision enivrante de Julio Iglesias en polo au bord de la mer...

 

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et une quête infructueuse de Passion Intense, voici mon butin !

 

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A gauche, un vieil exemplaire de Virgile avec des notes sur les deux premiers livres de L'Enéide,

un tome de la très chouette collection Découvertes Gallimard sur la Rome Antique et un Guide Bleu très customisé sur la Grèce.

 

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Eleusis

 

A droite, trois David Lodge (le bon filon !), deux épisodes des aventures d'Imogène d'Exbrayat, un Agatha Christie dans ma collection kitsch préférée, un Daphné du Maurier inconnu au bataillon, un ouvrage de chez Rivages noir et le premier Sacha Guitry de ma bibliothèque !

 

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Tout ça pour la modique somme de quinze euros, je valide ! Emma, elle, a été plus raisonnable...

 

Merci encore, Emma, pour la très chouette journée ! Tiens, ça me fait plaisir... Miam !


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Par Neph - Publié dans : News - Communauté : Salon Lecture
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